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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : c’est toujours le statu quo

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, le dollar demeurant recherché en petites quantités à des fins commerciales mais sans contrepartie valable à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, en raison de la propension du marché à la demande plutôt qu’à l’offre de cette monnaie, elle a continué à être négociée effectivement au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la BDL et parfois en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. En effet, le billet vert devait fluctuer très étroitement entre 1 513,75 et 1 514,25 LL avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL toute la journée, dans un volume d’échanges très modéré ne dépassant pas au total sept millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Mise en question du dollar fort À l’étranger, l’euro a brisé coup sur coup les seuils de 0,86 et de 0,87 dollar hier, au plus haut depuis le 21 mai, dopé par des statistiques meilleures que prévu en Europe et après un discours pessimiste du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, sur la croissance économique aux États-Unis. Les marchés des changes internationaux ont pris mal le discours de Greenspan, notamment ses propos sur la croissance américaine, ce qui a poussé le dollar à la baisse au profit de l’euro. «Les incertitudes quant à la situation économique actuelle sont considérables, et jusqu’à ce que l’on voit davantage de signes concrets de réajustement des stocks et des dépenses d’investissement, les risques semblent pencher vers davantage de faiblesse de l’activité», a déclaré Alan Greenspan devant la commission des Finances de la Chambre des représentants au Congrès. «Et si cette situation devait persister, il faudrait alors assouplir davantage la politique monétaire», a-t-il ajouté dans la présentation des prévisions économiques semi-annuelles de la Fed au Congrès. Le fait que le président de la Fed ait suggéré la possibilité d’une nouvelle baisse des taux américain a inquiété le marché du dollar, qui espérait que l’économie américaine n’aurait pas besoin d’un nouveau coup de pouce. Cela d’autant que la Fed avait considérablement réduit son principal taux directeur de 2,75 points en pourcentage depuis le début de l’année face à la brutale décélération de l’économie l’automne dernier. Par ailleurs, le dollar a été pénalisé, selon les analystes, par des nouvelles selon lesquelles des industriels manufacturiers américains auraient exercé des pressions sur le président George W. Bush en faveur d’un assouplissement de la politique de dollar fort lors du sommet du groupe des «Huit» (les sept pays occidentaux les plus industrialisés plus la Russie) ce week-end à Gênes. Cela a ravivé les spéculations selon lesquelles la politique du dollar fort pourrait être discutée et mise en cause lors du groupe des «Huit». Ce sentiment a été renforcé par l’affaiblissement de la production industrielle américaine le mois dernier à un moment où l’on apprenait hier que les prix à la consommation aux États-Unis n’auraient augmenté que de 0,2 % en juin contre 0,4 % en mai, confirmant l’absence de signes inflationnistes qui pourraient empêcher tout nouvel assouplissement monétaire. Dans la zone euro, la monnaie unique a été en outre soutenue par l’annonce d’une amélioration de la production manufacturière française (+0,3 % en mai par rapport à avril). Ce développement a suggéré que le ralentissement de la seconde économie européenne n’est pas aussi rapide que prévu, ce qui a redonné de l’actualité aux placements en euro. Cela étant, le dollar ne tardait pas à être frappé de faiblesse, se négociant à New York à la baisse comme suit : – 0,8720 pour un euro contre 0,8590, la veille – 1,4170 pour un sterling contre 1,4005 – 2,2430 DM contre 2,2770 – 7,5225 FF contre 7,6365 – 1,7235 FS contre 1,7535 – 2 220,50 lires contre 2 241,10 – 123,95 yens contre 124,90. Bourse de Beyrouth : en baisse À la Bourse de Beyrouth, le marché a renoué avec la baisse hier avec le repli des actions B de Solidere de 5 1/2 à 5 1/4 dollars pendant que le restant de la cote demeurait inchangé. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,39 % à 55,51 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,95 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’échanges modérément étoffé avec 27 720 actions négociées d’une valeur totale de 139 975 dollars. Les marchés américains affectés par le discours de Greenspan Sur les places boursières internationales, les nuages se sont amoncelés de nouveau hier sur les marchés américains des valeurs mobilières, la bourse électronique Nasdaq et Wall Street ayant perdu sensiblement du terrain alors que ni les sociétés américaines ni le président de la Fed Alan Greenspan, n’entrevoyaient pour le moment une amélioration de la conjoncture économique aux États-Unis. Pourtant, les principaux indices boursiers, en glissade dès l’ouverture, ne tardaient pas à réduire un peu leurs pertes, après la déclaration de Greenspan devant la commission des Finances de la Chambre des représentants du Congrès, dans la perspective d’un nouvel assouplissement du crédit aux États-Unis, après les six déjà décidés cette année. Mais ce mouvement ne devait pas prendre d’ampleur, alors que le malaise économique ne laissait présager rien de bon pour les résultats des sociétés américaines. Dans l’actualité, Intel, Apple et AOL Time Warner notamment ont annoncé des résultats meilleurs que prévu pour le deuxième trimestre, mais les perspectives moroses pour les prochains mois ont pesé aussi bien sur les titres de ces sociétés que sur l’ensemble du secteur de la haute technologie. De son côté, le groupe américain de services financiers American Express, qui a annoncé hier une chute de 76 % de son bénéfice au deuxième trimestre, a indiqué qu’il refusait désormais de donner des prévisions de bénéfice par action pour l’ensemble de l’exercice en raison des incertitudes entourant ses activités. Cela étant, l’indice composite Nasdaq devait abandonner ses gains de la veille en se dirigeant vers le seuil des 2 000 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut 10 594,62 points et un plus bas à 10 480,88 points, avant d’afficher en préclôture 10 499,81 points, en baisse de 106,58 points sur la veille. Poursuite de la baisse des Bourses européennes Déjà déprimés en matinée, les marchés boursiers européens ont fini en baisse mercredi après les déclarations pessimistes du président de la Réserve fédérale Alan Greenspan sur l’économie américaine et la publication de mauvais résultats par plusieurs grosses entreprises américaines. Greenspan ayant prévenu que des risques continuaient de planer sur l’économie américaine, cela a nettement entamé la confiance, déjà bien fragile, des boursiers européens, au plus fort de la période de publication des résultats trimestriels des grandes sociétés, technologiques notamment, de part et d’autre de l’Atlantique. L’indice Eurotop 300 a abandonné 1,17 % à 1 307,46 tandis que l’EuroStoxx 50 a perdu 2,12 % à 3 911,30. Londres a cédé 0,43 % à 5 404,6, Paris 2,23 % à 4 867,50 et Francfort 2,02 à 5 728,37. Aux mauvais résultats de sociétés et aux commentaires peu encourageants de Greenspan s’est ajoutée une nette baisse des prix du pétrole qui a lourdement pesé sur le compartiment de l’énergie. «Ce que nous montre le marché américain des fonds d’État c’est que la Fed est toujours disposée à assouplir sa politique si les statistiques l’exigent, ce qui devrait être bien utile aux marchés, a dit Andrew Milligan, de Standard Life. Mais ce qui est plus important encore, c’est que le flux des résultats annoncés n’a pas apporté de certitudes suffisantes aux investisseurs quant aux perspectives du second semestre». Tokyo : au plus bas depuis quatre ans La Bourse de Tokyo est tombée à son plus bas niveau depuis le 14 mars mercredi, la chute d’Intel ayant pesé sur les valeurs de la technologie et des télécommunications dont NTT DoCoMo. L’indice Nikkei 225 a perdu 235,99 points, soit 1,95 %, à 11 892,58, après un plus bas de 11 847,73, et le TOPIX 24,24 points, soit 1,98 %, à 1 199,67, au plus bas depuis le 19 mars. Le marché a ainsi abandonné tous les gains provoqués par l’enthousiasme suscité par le Premier ministre réformiste, Junichiro Koizumi, et la politique du crédit extrêmement souple de la Banque du Japon. Les résultats trimestriels d’Intel, le premier fabricant mondial de semi-conducteurs, sont meilleurs que prévu, mais la société a fourni une prévision très étendue pour le chiffre d’affaires du trimestre en cours et les investisseurs ne voient là aucune raison d’être optimistes. «En raison d’une visibilité aussi faible, les investisseurs ne peuvent se montrer optimistes concernant les valeurs de la technologie», a commenté Hidenori Kawasaki, de Kokusai Securities. Parmi les grandes valeurs de l’informatique, Fujitsu a cédé 4,10 % à 1 169 yens et NEC 2,63 % à 1 556 yens. L’opérateur dominant de téléphonie mobile NTT DoCoMo, la plus forte capitalisation boursière, a abandonné 5,64 % à 1,84 million de yens, en raison des craintes suscitées par ses perspectives de résultats et ses projets d’expansion à l’étranger et dans les nouveaux services.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, le dollar demeurant recherché en petites quantités à des fins commerciales mais sans contrepartie valable à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, en raison de la propension du marché à la demande plutôt qu’à l’offre de cette monnaie, elle a continué à être négociée effectivement au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la BDL et parfois en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. En effet, le billet vert devait fluctuer très étroitement entre 1...