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Actualités - Conferences Et Seminaires

« Quelle géographie électorale pour le Liban ? » à l’USJ

L’Espace Sciences politiques à l’Université Saint-Joseph, rue Huvelin, a organisé, le vendredi 6 juillet, une table ronde sur le thème : «La géographie électorale au Liban : Les conditions d’une représentation démocratique». Vingt universitaires, chercheurs et journalistes y ont participé en vue d’établir les grandes lignes d’une recherche collective qui débouchera sur une conférence, le 1er décembre 2001, au sein de l’Espace Sciences politiques à l’USJ. Le programme, géré par la Fondation libanaise pour la paix civile permanente, est entrepris en partenariat avec l’Association libanaise des sciences politiques, «Observatoire de la démocratie au Liban» (Fondation J. et L. Moghaizel) et grâce au soutien de la Fondation Konrad Adenauer. Le coordinateur des recherches de la Fondation libanaise pour la paix civile permanente, le professeur Antoine Messarra, pose d’emblée la problématique : «La question de la géographie électorale a été noyée dans l’ensemble des problèmes du scrutin (organisation administrative, carte électorale, dépenses, modes de scrutin…) favorisant ainsi le recours final des décideurs à des découpages géographiques souvent sans autre critère que celui d’avantager les plus influents d’entre eux». Les débats ont été centrés autour de trois axes : les objectifs de la géographie électorale, ses fonctions et les apports de la recherche comparée. «La loi électorale, c’est la consitution concrétisée» (Sleiman Takieddine). Dans cette perspective, le projet se propose d’apporter «non seulement une contribution théorique à la science politique comparative, mais surtout des critères et des propositions concrètes qui garantissent la liberté, l’égalité, le respect du principe constitutionnel : le peuple est la source du pouvoir, et aussi le respect des pactes libanais de coexistence» (Fadia Kiwan). En conséquence, il faudra réagir contre «les découpages incompatibles avec le pluralisme libanais fondé sur des équilibres communautaires, régionaux et politiques. La perturbation électorale de ces équilibres a provoqué polarisation et centralité clientélistes». Le système électoral libanais est fondé sur le principe du collège électoral unique en vertu duquel les électeurs des différentes communautés votent pour des candidats de différentes communautés. Le respect de ce principe implique un minimum de cohérence (Fadia Kiwan et Carole Charabati) et que les candidats élus ne soient pas des maronites ou des sunnites de service nullement représentatifs de leur communauté (Issam Soleiman). On relève par ailleurs deux fonctions de la géographie électorale : la représentation équitable des communautés, régions et tendances politiques et la limitation des méfaits et dégâts des trois derniers scrutins depuis 1992. Concernant enfin le découpage dans une perspective comparative, on remarque que le principe de l’égalité de taille des circonscriptions prévaut dans la jurisprudence constitutionnelle (Jihad Nammour) et pose le problème des implications sur les notions de majorité et de minorité (Antoine Ghossein).
L’Espace Sciences politiques à l’Université Saint-Joseph, rue Huvelin, a organisé, le vendredi 6 juillet, une table ronde sur le thème : «La géographie électorale au Liban : Les conditions d’une représentation démocratique». Vingt universitaires, chercheurs et journalistes y ont participé en vue d’établir les grandes lignes d’une recherche collective qui débouchera sur une conférence, le 1er décembre 2001, au sein de l’Espace Sciences politiques à l’USJ. Le programme, géré par la Fondation libanaise pour la paix civile permanente, est entrepris en partenariat avec l’Association libanaise des sciences politiques, «Observatoire de la démocratie au Liban» (Fondation J. et L. Moghaizel) et grâce au soutien de la Fondation Konrad Adenauer. Le coordinateur des recherches de la Fondation libanaise pour la...