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Actualités - Chronologies

Hommage à Ibrahim Abd el-Al

Ibrahim Abd el-Al (1908-1959), pionnier dans le domaine des ressources hydrauliques du Liban, fut l’un des premiers à prendre conscience de l’importance des massifs calcaires libanais. Il est à l’origine de plusieurs études hydrologiques et géologiques des ruissellements des cours d’eau et notamment son étude sur le fleuve du Litani, le seul fleuve du Liban. On lui attribua d’ailleurs le surnom de «Père du Litani». Les Postes libanaises lui rendent hommage par l’émission d’un timbre-poste à son effigie, doté d’une valeur faciale de 1 000 livres libanaises. Date de mise en circulation dans tous les guichets postaux : 6 juillet 2001. Tirage : 300 000 exemplaires. Bibliographie Ibrahim Abd el-Al, né en 1908, a fait ses études de génie à l’École française d’ingénieurs à Beyrouth. En 1929, il obtient son diplôme d’ingénieur en électricité à SUPELEC. Il poursuivit ses études à Grenoble et se spécialisa dans l’hydraulique. De retour au Liban, il acquit le poste à la Régie générale au Haut-Commissariat pour l’Eau et l’Électricité où il effectue des études hydrologiques sur les fleuves des pays sous mandat français. De 1936 à 1959, année de son décès, il occupa plusieurs postes dans l’Administration libanaise, notamment le poste de directeur général du ministère des Travaux publics de 1949 à 1959. Homme de sciences et professeur à L’École supérieure des ingénieurs, ses études sur le Nahr Ibrahim et le Litani, sur l’écoulement dans les massifs calcaires libanais, ainsi que sur le ruissellement et l’évaporation dans la Békaa furent hautement appréciées par les milieux compétents nationaux et internationaux. Ses monographies et les textes de conférences qu’il a données entre 1948 et 1959 ont été réimprimés par l’Association des amis d’Ibrahim Abd el-Al (se référer aux extraits de conférences reproduites dans l’ouvrage intitulée «L’électricité»). Pour de plus amples informations sur ses œuvres, vous pouvez avoir accès sur l’Internet au www.ibrahim-abdelal.org. Les activités de M. Ibrahim Abd el-Al ont toujours été dirigées vers la reconstruction de la Maison libanaise. Précurseur de l’énergie au Liban, il a marqué son temps par ses nombreux et précieux écrits. Relatant dans les détails les différents secteurs de la consommation énergétique du Liban dans les années 50 et constamment soucieux des besoins de l’avenir, il a proposé l’utilisation optimale des nouvelles technologies afin que le Liban garde un rôle de pionnier dans la région du Moyen-Orient. Depuis 1940, Ibrahim Abd el-Al a livré ses connaissances et son expérience au profit de l’État. C’est sans doute un honneur pour l’Administration libanaise d’avoir eu, un jour à sa tête, un géant visionnaire. Association des amis d’Ibrahim Abd el-Al L’Association des amis d’Ibrahim Abd el-Al a été fondée en 1991 afin de commémorer le souvenir de l’ingénieur hydraulicien Ibrahim Abd el-Al. Cette Association s’est fixé pour objectif de répandre parmi les nouvelles générations l’esprit patriotique d’Ibrahim Abd el-Al et sa méthodologie scientifique, et d’encourager les jeunes ingénieurs à se spécialiser dans les domaines de l’hydraulique et de l’électricité en leur octroyant des aides et des prix pour leurs projets et leurs recherches. Tous les ans, des stages dans les usines hydroélectriques du Litani sont organisés afin de faire connaître ce grand projet aux élèves des lycées et aux étudiants des facultés de génie et d’agriculture dans les différentes universités libanaises. C’est grâce aux efforts du président de L’Association des anciens des écoles de Makassed, ancien maire de Beyrouth et Mme Imane Ibrahim Abd el-Al que nous tenons ces informations sur l’émission de ce timbre-poste commémoratif. C’est la première fois depuis de nombreuses d’années que nous nous permettons d’annoncer au public la mise en circulation d’un timbre-poste tout juste un jour après sa date officielle d’émission (le 6 juillet 2001). L’émission de ce timbre commémoratif honorant l’effigie d’Ibrahim Abd el-Al est un geste patriotique qui uni tous les Libanais au service de la nation. Le Liban apparaît dans le Moyen-Orient comme le pays de l’eau avec sa grande richesse en verdure et son climat méditerranéen. Le massif du Liban est le seul dans le Moyen-Orient à être raviné dans presque toute son étendue par des eaux pérennes. Notre richesse, l’eau Le thème de la série EUROPA pour l’année 2001 est un thème unique et commun : «L’eau, richesse naturelle». Tous les pays d’Europe ont mis en circulation un ou plusieurs timbres illustrant, chacun à sa façon, l’eau, cette source de vie. Le timbre libanais émis à l’effigie d’Ibrahim Abd el-Al vient bien à propos avec le thème EUROPA. Le Liban apparaît dans le Moyen-Orient comme le pays de l’eau avec sa verdure abondante, son peuplement dense et le standing élevé de sa population. Il n’est pas exagéré d’affirmer que les sources et les cours d’eau du Liban sont en partie la richesse et le bien-être de notre pays. Le Litani qui draine la partie méridionale du versant intérieur est le seul fleuve au Liban. Il se situe entièrement en territoire libanais. Ses sources se trouvent entre 1 000 mètres et 900 mètres, dans la Békaa centrale. Il coule d’abord en paliers, à travers des plaines fertiles. Puis vers Qaraoun, il retient le substratum calcaire de la Békaa, et enfin s’enfonce brusquement dans de profondes gorges qui le mènent jusqu’en face de la mer, et il ne lui reste qu’une étroite plaine côtière à traverser pour se jeter dans la Méditerranée. Les massifs calcaires libanais Les terres du Levant s’élèvent au-dessus du littoral de la Méditerranée en une puissante barrière montagneuse dont la masse la plus importante et la mieux individualisée se dresse au centre même : c’est le massif du Liban qui culmine à 3 000 mètres, à quelques kilomètres à peine de la mer. Parallèlement au relief du littoral, vers l’Est, se révèle un fossé profond appelé «sillon médian». De direction nord-sud, le sillon traverse le pays en son entier, et se lie directement aux mouvements les plus grandioses de l’écorce terrestre, dont il est une lointaine répercussion. L’une des failles maîtresses le traverse en effet d’un bout à l’autre, en relation avec les effondrements de la mer Rouge, de l’Abyssinie et de l’Afrique orientale. Des abrupts de 1 000 et 3 000 mètres de dénivellation le sillonnent et ce fossé est partout également souligné par l’hydrographie. La bordure orientale est la réplique des reliefs littoraux de son flanc occidental, fossé central et rebord oriental. On l’a comparé à trois touches de piano dont la médiale est abaissée. Mais, vu en détail, cet ensemble présente une étonnante succession de paysages et une extraordinaire variété d’aspects. Il forme la façade méditerranéenne des pays du Levant, façade étroite, moins de 150 km de large, mais combien éclatante, à tel point qu’elle a dissimulé trop souvent les pays de l’intérieur aux yeux des Occidentaux. La comparaison du Liban avec les autres massifs de la bordure orientale des pays avoisinants confirme le caractère exceptionnel de la richesse du Liban en sources et en cours d’eau, richesse exceptionnelle non seulement par le volume total de l’eau débitée dans l’année et en particulier pendant la saison sèche, mais aussi par la répartition de cette eau sur presque toute l’étendue du territoire, depuis le pied de la montagne jusqu’au bas des hauts plateaux, à 1 650 mètres. (Propos recueillis de l’Édition de l’Association des amis d’Ibrahim Abd el-Al – tome 1).
Ibrahim Abd el-Al (1908-1959), pionnier dans le domaine des ressources hydrauliques du Liban, fut l’un des premiers à prendre conscience de l’importance des massifs calcaires libanais. Il est à l’origine de plusieurs études hydrologiques et géologiques des ruissellements des cours d’eau et notamment son étude sur le fleuve du Litani, le seul fleuve du Liban. On lui attribua d’ailleurs le surnom de «Père du Litani». Les Postes libanaises lui rendent hommage par l’émission d’un timbre-poste à son effigie, doté d’une valeur faciale de 1 000 livres libanaises. Date de mise en circulation dans tous les guichets postaux : 6 juillet 2001. Tirage : 300 000 exemplaires. Bibliographie Ibrahim Abd el-Al, né en 1908, a fait ses études de génie à l’École française d’ingénieurs à Beyrouth. En 1929, il obtient...