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Actualités - Reportages

Un marché local qui se porte bien

Le marché du matelas est très actif au Liban. Les investissements prennent du volume, tandis que la qualité des produits locaux s’élève au niveau international et répond aux normes mondiales. Comme toutes les autres, cette industrie est influencée par le choix des matériaux utilisés ; matériaux qui peuvent coûter cher surtout s’ils sont importés. Peut-on alors parler d’un marché complètement indépendant ? Et peut-on dire que le marché du matelas est affecté par la crise économique ? Partout, l’on se plaint de la crise économique. La plupart des secteurs en souffrent et toutes les générations en subissent les conséquences. Mais pour des raisons ou pour d’autres, certains domaines ne sont pas affectés outre mesure. Une production locale qui a fait ses preuves «La production locale de matelas est égale à toute autre, américaine ou européenne, parce que les producteurs libanais sont en train d’utiliser les plus hautes technologies, explique Nicole Abdallah, directrice du marketing de Reva. Mais malheureusement, il y a des personnes qui préfèrent toujours importer leurs matelas. Ce choix n’est pas justifiable, vu que le transport de ce produit volumineux coûte très cher. On ne comprend pas alors pourquoi certains paieraient plus pour un produit d’égale ou de moindre qualité». Bassel Bahous, directeur commercial de Sleep Comfort, déclare : «En plus du coût de transport, il serait inutile d’importer des matelas pour plusieurs raisons. Avec les produits locaux, le client a droit à une garantie qui peut aller jusqu’à dix ans chez Sleep Comfort, cette garantie couvrant tous les défauts de fabrication. Le client bénéficie aussi d’un service après-vente. Ces facilités et avantages sont exclusifs à la production locale dont la bonne qualité est la première caractéristique». Vahan Kassardjian, directeur général de Bed and Bed, approuve : «Il existe sur le marché libanais des producteurs de matelas très professionnels à l’exemple de Sleep Comfort. Nos produits sont d’ailleurs en voie de déborder le marché local et nous nous orientons vers l’exportation. En effet, notre pas participation aux foires internationales nous a permis de constater que nous n’avons rien à envier aux produits européens ou américains». La production locale de matelas paraît professionnelle, fiable et constamment modernisée. Dès lors, la grande majorité des Libanais se fournit localement, malgré l’attrait des produits importés. De bons matériaux ? Certes oui. «Nous importons tous nos matériaux pour garantir une bonne qualité constante pour nos matelas. Les ressorts, par exemple, sont testés préalablement pour éviter la diminution non souhaitable de l’épaisseur du matelas et l’altération de sa forme. Les normes que nous exigeons s’appliquent à tous les matériaux incluant le tissu que nous importons de Belgique, le coton, le feutre, etc.», affirme Vahan Kassardjian. Nicole Abdallah ajoute : «Il est important d’utiliser dès le départ des matériaux traités antifeu et antiacariens pour éviter les problèmes éventuels qui peuvent avoir lieu. En effet, une fois que les acariens prennent place, on ne peut rien faire pour y remédier : l’ouverture du matelas pourrait l’infecter, et un spray spécial tuera les petits insectes, sans pour autant les déraciner. La seule solution serait alors la prévention à l’aide de bons matériaux traités». Comme tous les producteurs le déclarent unanimement, l’affaire des matelas est très délicate car elle se rapporte également à la technologie et à l’hygiène. Mais utiliser de bons matériaux implique-t-il des coûts élevés ? Il serait légitime de se demander si ces matériaux spéciaux, importés et traités, augmentent anormalement le prix des matelas. Bassel Bahous explique : «Une grande compagnie comme Sleep Comfort peut se permettre de vendre à des prix modérés, en diminuant tout simplement la marge de ses profits. Tout en gardant intacte la qualité de nos produits, nous les rendons ainsi plus abordables, à la portée de tous». Le profit, alors, réside dans ce calcul bien simple : offrir une excellente qualité, gagner moins par pièce mais vendre plus de pièces et donc gagner davantage dans l’ensemble. Et de cette manière, les deux partenaires sont gagnants : le client et le producteur. Le repos, un besoin indispensable «Le matelas est un besoin. On ne peut le considérer, en aucun cas, comme un produit de luxe. C’est d’ailleurs pour cette raison que le marché du matelas n’est pas affecté autant que d’autres secteurs de l’économie libanaise par l’instabilité actuelle», explique Bassel Bahous. «En effet, déclare Nicole Abdallah, l’être humain accorde de l’importance au matelas, sur lequel il passe le tiers de sa vie. C’est le matelas qui décide de l’état physique et moral». Ce qui sauve alors le marché des matelas de la crise économique, c’est son caractère indispensable. Mais, selon Vahan Kassardjian, il existerait un seul problème chez le consommateur libanais, le manque d’information. «Une personne pourrait être satisfaite de son matelas seulement parce qu’elle n’est pas familiarisée avec quelque chose d’autre, signale-t-il. Pour cette raison, nous demandons à notre clientèle de s’étendre sur les matelas dans notre salle de vente afin de palper la différence. Un matelas ne s’explique pas, ça se sent». Le problème du marché libanais Bien que ce secteur ne soit pas directement affecté par la crise, il n’est pas non plus intact. Nicole Abdallah note que «la situation est assez ambivalente. Nous avons eu, chez Reva, une croissance de 25 % durant ces dernières années. Mais malgré cela, le marché souffre du paiement qui tantôt est en retard et tantôt étalé sur des mois». Adaptation à tous les budgets Le prix d’un matelas dépend des matériaux qui y sont utilisés. Bassel Bahous explique: «Chez Sleep Comfort, nous avons plusieurs types de matelas qui varient selon les matériaux (types de ressort, coton, feutre, etc.) et la technologie de superposition des matériaux. Les uns sont souples et les autres plus durs. Certains durent plus que d’autres mais le confort est le même. Tout client peut trouver le matelas qui correspond à son goût, son besoin et son budget. Le prix n’a rien à voir avec le confort que procure le matelas, mais avec sa durabilité. C’est après tout le choix de chaque client». En effet, il existe deux catégories de consommateurs : ceux qui achètent à bon prix pour s’approprier des objets et résoudre ponctuellement et pour peu de temps le problème ; et ceux qui s’investissent à long terme en achetant. Seulement quelques sous par jour ! Un matelas est utilisé en moyenne 8 heures par jour. Nous y passons le tiers de notre vie, et malgré cela nous avons tendance à réduire le budget de cet objet précieux. Vahan Kassardjian constate que «si l’on divise le prix du matelas sur le nombre de jours de toutes les années de sa durée de vie, on constate que même le matelas le plus cher ne coûte pas plus que quelques sous par jour. Cela coûte alors moins que le café du matin et moins que les calmants que l’on prend pour apaiser ses maux de tête et de dos». Un bon matelas est sûrement un bon investissement. Avec une production locale comme la nôtre, il est vraiment inutile de se tourner vers l’importation, surtout que la qualité des matelas locaux est égale et/ou supérieure à n’importe quelle autre dans le monde. Le secteur des matelas reste un secteur où la production libanaise a réellement fait ses preuves et s’oriente vers l’exportation.
Le marché du matelas est très actif au Liban. Les investissements prennent du volume, tandis que la qualité des produits locaux s’élève au niveau international et répond aux normes mondiales. Comme toutes les autres, cette industrie est influencée par le choix des matériaux utilisés ; matériaux qui peuvent coûter cher surtout s’ils sont importés. Peut-on alors parler d’un marché complètement indépendant ? Et peut-on dire que le marché du matelas est affecté par la crise économique ? Partout, l’on se plaint de la crise économique. La plupart des secteurs en souffrent et toutes les générations en subissent les conséquences. Mais pour des raisons ou pour d’autres, certains domaines ne sont pas affectés outre mesure. Une production locale qui a fait ses preuves «La production locale de matelas est égale à...