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Actualités - Chronologies

FOOTBALL - L’affaire Vieira, premier feuilleton de l’été en Angleterre

La saison des transferts est traditionnellement riche en rumeurs et spéculations de tous ordres, dans tous les pays, mais Patrick Vieira (Arsenal), champion du monde et d’Europe, fait ces jours-ci l’objet d’un traitement de faveur, dans la presse britannique déchaînée. C’est comme si la canicule avait déjà fait son œuvre sur les crânes des «journalistes» des tabloïds, contraints de remplir des pages entières autrement qu’avec des photos et résultats de matchs. Comme par hasard, en pleine saison sèche, le Sun mène la danse et fait chauffer les rotatives, en affirmant, jour après jour, que Vieira va claquer la porte d’Arsenal, pour Manchester United, l’Espagne ou l’Italie. Tout a commencé par des déclarations d’un «ami» anonyme de Vieira, suivies de celles de Marc Roger, «agent» non agréé par la Fédération internationale de football (Fifa). Comme cela ne suffisait pas, le Sun a cité le joueur lui-même, soi-disant contacté sur son lieu de vacances en Floride, et probablement victime d’une insolation assez forte pour lui faire critiquer ouvertement ses camarades de l’équipe de France, dans le style : «Pires, Henry et Wiltord n’ont jamais rien gagné avec Arsenal, ils feraient mieux de se taire». À moins que Vieira ait complètement disjoncté au soleil de Miami, il est impossible qu’il ait tenu de tels propos, et fait la plupart des déclarations qui lui ont été attribuées ces derniers jours. Depuis son arrivée en Angleterre il y a cinq ans, il s’exprime très rarement, connaît très bien la presse locale, et n’a aucun intérêt à se mettre les dirigeants d’Arsenal à dos. Vieira comme Anelka ? Adoré par les fans, «Pat» était sur le point de succéder à Tony Adams comme capitaine des Gunners, avant qu’éclate toute cette affaire... en son absence. Il a peut-être envie de changer d’air, comme Emmanuel Petit l’an dernier à la même époque, mais l’exemple de son copain «Manu», sur le banc toute la saison à Barcelone, peut lui donner matière à réfléchir, à un an de la Coupe du monde. «Nous sommes dans un cas de figure comparable à celui de Nicolas Anelka, avec le même intermédiaire, Marc Roger», résume un proche de Wenger. La saga Anelka avait rythmé l’été 1999, avant le départ du joueur pour le Real Madrid, pour un montant de transfert record. C’est une autre hypothèse de travail, plus sérieuse : Arsenal s’indigne en public, dans les tabloïds, mais négocie, en privé, pour faire monter les enchères et récolter 25 ou 30 millions de livres (41 à 49,2 millions d’euros) grâce à la vente de Vieira, afin de payer une partie de son futur nouveau stade ultramoderne. D’où l’intérêt de faire endosser le costume de l’ingrat à Vieira, avec la complicité de la presse, pour ne pas s’attirer les foudres de fans. Ceux-ci ont horreur de voir partir leurs meilleurs joueurs, et le club a tout intérêt à ce qu’ils continuent à débourser des fortunes pour acheter des places à Highbury. Mais ne brûlons pas les étapes, l’été commence à peine et Vieira est en vacances jusqu’au 12 juillet. à suivre.
La saison des transferts est traditionnellement riche en rumeurs et spéculations de tous ordres, dans tous les pays, mais Patrick Vieira (Arsenal), champion du monde et d’Europe, fait ces jours-ci l’objet d’un traitement de faveur, dans la presse britannique déchaînée. C’est comme si la canicule avait déjà fait son œuvre sur les crânes des «journalistes» des tabloïds, contraints de remplir des pages entières autrement qu’avec des photos et résultats de matchs. Comme par hasard, en pleine saison sèche, le Sun mène la danse et fait chauffer les rotatives, en affirmant, jour après jour, que Vieira va claquer la porte d’Arsenal, pour Manchester United, l’Espagne ou l’Italie. Tout a commencé par des déclarations d’un «ami» anonyme de Vieira, suivies de celles de Marc Roger, «agent» non agréé par la...