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Actualités - Chronologies

Incertitudes sur la coalition gouvernementale

La Bulgarie s’est retrouvée lundi dans l’incertitude après la victoire dimanche de l’ex-roi Siméon II aux élections législatives : elle ne sait pas qui sera son futur Premier ministre, quelle coalition la gouvernera ni par quelles méthodes. Siméon II a éludé toute question sur son éventuelle nomination au poste de Premier ministre. «Il faut voir les chiffres définitifs du scrutin et mener les négociations nécessaires et pas faciles», a-t-il dit. L’ex-roi s’est prononcé en faveur d’une coalition avec les forces politiques «qui partagent les idées d’une croissance économique stable, d’une réalisation accélérée de l’objectif d’adhésion à l’Union européenne et à l’Otan et d’un affranchissement du pays de la corruption». Le secrétaire du MNS II, Plamen Panayotov, a toutefois laissé entendre que cette coalition se ferait sans le Parti socialiste, héritier de l’ancien Parti communiste. Évitant de se prononcer sur une éventuelle alliance avec l’ex-roi, le Premier ministre sortant Ivan Kostov, leader de la coalition conservatrice des Forces démocratiques unies (FDU), a souligné que sa formation continuerait à soutenir les efforts en vue de l’adhésion du pays à l’UE et à l’Otan. Il a exclu une alliance avec les ex-communistes. Le maire de Sofia, Stefan Sofiyanski, membre des FDU et que des médias bulgares présentent comme un candidat potentiel au poste de Premier ministre, a estimé que «la société s’attend à une coalition et (que) nous devons accepter l’invitation à y participer». «Nous ne comprendrons pas le résultat des élections avant de voir la formation du gouvernement», a déclaré le politologue Ivan Krastev, prévoyant que le MNS II ne pourrait s’allier qu’au parti de la minorité turque, le Mouvement des droits et des libertés (MDL). Il a souligné que les FDU, affaiblies par leur défaite, ont tout intérêt à attendre la victoire annoncée du président Petar Stoïanov, candidat à sa réélection en septembre, avant d’accepter une coalition avec l’ex-roi. Un expert politique, Evgueni Daïnov, craint «un gouvernement instable et un groupe parlementaire hétérogène», qui pourraient provoquer des élections anticipées. «La majorité des Bulgares a décidé de fuir les difficultés. Si Siméon II n’accomplit pas ses promesses, l’électorat sera déçu. S’il les accomplit, il provoquera un effondrement économique», a-t-il estimé. Siméon II a notamment promis une hausse des retraites et des salaires, et des crédits sans intérêt aux petits entrepreneurs, sans toutefois préciser ses méthodes. «Nous n’avons rien promis que nous ne puissions faire», a rétorqué Nikolaï Vassilev.
La Bulgarie s’est retrouvée lundi dans l’incertitude après la victoire dimanche de l’ex-roi Siméon II aux élections législatives : elle ne sait pas qui sera son futur Premier ministre, quelle coalition la gouvernera ni par quelles méthodes. Siméon II a éludé toute question sur son éventuelle nomination au poste de Premier ministre. «Il faut voir les chiffres définitifs du scrutin et mener les négociations nécessaires et pas faciles», a-t-il dit. L’ex-roi s’est prononcé en faveur d’une coalition avec les forces politiques «qui partagent les idées d’une croissance économique stable, d’une réalisation accélérée de l’objectif d’adhésion à l’Union européenne et à l’Otan et d’un affranchissement du pays de la corruption». Le secrétaire du MNS II, Plamen Panayotov, a toutefois laissé...