Le protocole de Kyoto, rejeté par le président George W. Bush et qui constitue l’un des principaux points de discorde entre Européens et Américains, impose à 38 pays occidentaux et d’Europe de l’Est de réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2 % en moyenne leurs rejets de six gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète. Les réductions sont différenciées par pays : 7 % pour les États-Unis, 6 % pour le Japon, 0 % pour la Russie et 8 % pour l’Union européenne. Cette dernière a réparti l’effort entre ses 15 pays membres (-21 % Allemagne, -12,5 % Royaume-Uni, -6,5 % Italie, 0 % France, +15 % Espagne). L’année de référence est obligatoirement 1990 pour les émissions des trois principaux gaz responsables du réchauffement climatique : gaz carbonique (dioxyde de carbone, CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N20). Elle peut être 1990 ou 1995 pour les trois autres gaz visés : hydrofluorocarbones (HFC), hydrocarbures perfluorés (PFC) et hexafluorure de soufre (SF6). Adopté le 12 décembre 1997 par 159 pays à Kyoto (Japon), le protocole a été ensuite signé par 84 pays. Il a été ratifié jusqu’ici par 34 pays dont un seul a un objectif quantifié, la Roumanie, les autres étant des pays en développement. Ces derniers doivent seulement rendre compte de l’évolution de leurs émissions sans obligation de les réduire. Pour entrer en vigueur, le protocole doit être ratifié par 55 pays représentant au moins 55 % des émissions de CO2 du monde développé en 1990. Le 13 mars dernier, George W. Bush a qualifié le protocole de texte «injuste» car n’imposant pas d’obligations chiffrées aux pays émergents comme la Chine et l’Inde. Il a, en outre, estimé que ces engagements étaient trop coûteux à mettre en œuvre. Lundi, le président Bush a présenté une nouvelle initiative américaine de recherche sur le réchauffement climatique, mais n’a pas formulé de contre-propositions détaillées au protocole de Kyoto. Une entrée en vigueur du protocole est difficile à obtenir sans ratification du texte par les États-Unis, qui ont représenté 36,1 % des émissions de CO2 du monde développé en 1990. L’UE (24,2 % des émissions de CO2 en 1990) a affiché officiellement sa volonté de faire entrer en vigueur le protocole, au besoin sans les États-Unis, d’ici le 2e sommet de la Terre (Johannesburg, 2-11 septembre 2002). Ce sommet marquera le 10e anniversaire de la convention cadre de l’Onu sur les changements climatiques dont le protocole de Kyoto complète les dispositions. Contrairement à la convention, entrée en vigueur en 1994 et ratifiée par les États-Unis, qui invitait simplement les pays développés à stabiliser leurs émissions de gaz à effet de serre en 2000 à leur niveau de 1990, le protocole est juridiquement contraignant.
Le protocole de Kyoto, rejeté par le président George W. Bush et qui constitue l’un des principaux points de discorde entre Européens et Américains, impose à 38 pays occidentaux et d’Europe de l’Est de réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2 % en moyenne leurs rejets de six gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète. Les réductions sont différenciées par pays : 7 % pour les États-Unis, 6 % pour le Japon, 0 % pour la Russie et 8 % pour l’Union européenne. Cette dernière a réparti l’effort entre ses 15 pays membres (-21 % Allemagne, -12,5 % Royaume-Uni, -6,5 % Italie, 0 % France, +15 % Espagne). L’année de référence est obligatoirement 1990 pour les émissions des trois principaux gaz responsables du réchauffement climatique : gaz carbonique (dioxyde de carbone, CO2), méthane (CH4) et...
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