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Actualités - Chronologies

Les intégristes écartent l’idée d’une action hostile d’Arafat

Devenus plus que jamais des cibles honnies d’Israël, les groupes islamistes radicaux palestiniens Hamas et Jihad islamique refusaient lundi d’envisager que Yasser Arafat, enjoint par Israël d’arrêter rapidement des «terroristes», puisse agir à leur encontre. «Je ne crois pas à cette éventualité», affirme à Gaza Mohammed al-Hindi, un haut responsable du Jihad islamique. Pour ce médecin qui ne refuse ni les interviews ni les photos, un Palestinien n’a «aucune raison» d’arrêter un autre Palestinien. Bien au contraire, explique-t-il, «pour la première fois depuis 1948, l’ensemble du peuple palestinien se trouve confronté au projet sioniste, qui est un projet de guerre». Entouré de gardes du corps, Abdelaziz Rantissi, un des fondateurs du Hamas, assure également que les militants de son organisation n’ont apporté «aucun changement» à leurs habitudes depuis l’ultimatum israélien et le cessez-le-feu annoncé par Yasser Arafat. Le Hamas a revendiqué l’attentat qui a tué vendredi 20 jeunes devant une discothèque de Tel-Aviv et le kamikaze porteur de la bombe, considéré depuis par ses pairs comme un «héros» et un «martyr». «Les seules précautions que nous prenons (depuis) pour notre sécurité sont celles que nous avons toujours prises», indique le Dr Rantissi, lui-même médecin pédiâtre âgé d’une cinquantaine d’années. Pour le rencontrer chez lui, le visiteur doit se présenter devant la porte métallique d’un immeuble anonyme, donnant sur une rue non goudronnée de Gaza. L’entrée est surveillée par deux mini-caméras de sécurité et à chaque palier menant à son appartement, un homme barbu monte la garde. S’exprimant devant une table basse sur laquelle est posée la télécommande de sa télévision, non loin d’un tapis de prière, Abdelaziz Rantissi rappelle que pas moins de treize composantes de la société palestinienne ont appelé dimanche à poursuivre l’intifada, dont le Fateh, le mouvement de Yasser Arafat. Comment expliquer dans ce cas le cessez-le-feu annoncé par le président de l’Autorité palestinienne ? Arafat veut, selon lui, «arrêter la pression internationale qui s’exerce contre lui. Il s’est engagé dans un projet de compromis avec les sionistes et maintenant il se retrouve dans une situation très difficile». Pour lui, comme pour son homologue du Jihad islamique, l’important n’est pas ce cessez-le-feu mais la poursuite de la lutte contre l’«occupant». Peu importe l’écrasante différence dans le rapport de forces, illustrée par les appareils de l’armée de l’air israélienne qui survolent la bande de Gaza alors qu’il parle. «De toute façon, les Israéliens vont nous tuer. Alors, combattre est mieux que d’être abattus comme du bétail», martèle le Dr Rantissi. «Le plan d’Israël est un projet de guerre. Pour cette raison, cessez-le-feu ou pas, la situation va être celle d’une courte trêve», affirme le Dr Hindi.
Devenus plus que jamais des cibles honnies d’Israël, les groupes islamistes radicaux palestiniens Hamas et Jihad islamique refusaient lundi d’envisager que Yasser Arafat, enjoint par Israël d’arrêter rapidement des «terroristes», puisse agir à leur encontre. «Je ne crois pas à cette éventualité», affirme à Gaza Mohammed al-Hindi, un haut responsable du Jihad islamique. Pour ce médecin qui ne refuse ni les interviews ni les photos, un Palestinien n’a «aucune raison» d’arrêter un autre Palestinien. Bien au contraire, explique-t-il, «pour la première fois depuis 1948, l’ensemble du peuple palestinien se trouve confronté au projet sioniste, qui est un projet de guerre». Entouré de gardes du corps, Abdelaziz Rantissi, un des fondateurs du Hamas, assure également que les militants de son organisation n’ont...