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Actualités - Biographies

Les faux pas de Wim Duisenberg

Le parcours du Néerlandais Wim Duisenberg, depuis trois ans à la tête de la Banque centrale européenne, a été émaillé de plusieurs faux pas, dont le dernier, une déclaration malheureuse sur l’euro, a provoqué une nouvelle dégringolade de la monnaie face au dollar. Voici un rappel des principaux impairs : – 8 avril 1999 : M. Duisenberg indique que la BCE conduit une politique de «benign neglect» à l’égard de sa monnaie, un concept qui signifie qu’elle ne se préoccupe guère de son évolution sur le marché des changes. L’euro chute fortement face au dollar dans la foulée. – 26 mai 1999 : M. Duisenberg déclare que la dépréciation de l’euro face au dollar n’a rien «d’inattendu», semblant donner raison aux cambistes qui vendent de la monnaie européenne sur le marché des changes. La monnaie s’affaiblit. – 9 septembre 2000 : M. Duisenberg se fait beaucoup remarquer par son absence à Versailles à une réunion de l’Eurogroupe, l’instance informelle des ministres des Finances de la zone euro. Il préfère se rendre à un colloque au Canada, prétextant n’avoir pas été prévenu suffisamment tôt. Certains gouvernements européens n’ont pas oublié cet affront. – 13 octobre 2000 : M. Duisenberg déclare devant des journalistes autrichiens : «La dépréciation de l’euro est terminée, nous sommes en train de remonter la pente». Deux semaines plus tard, la monnaie unique atteint son plancher historique à 0,8230 dollar. – 16 octobre 2000 : dans une interview au quotidien The Times, M. Duisenberg écarte l’idée d’une intervention sur le marché des changes en cas d’escalade du conflit au Proche-Orient. Une déclaration qui intervient à un moment où l’euro est sous pression et où un regain de violence entre Israéliens et Palestiniens fait craindre le pire. Cette gaffe déclenche une tempête monétaire, envoyant l’euro au tapis. Il atteindra dix jours après son record historique de faiblesse. – 23 novembre 2000 : M. Duisenberg estime qu’il est encore «bien trop tôt» pour dire que l’euro est un succès. Trois jours auparavant, son successeur probable, le gouverneur de la Banque de France Jean-Claude Trichet, avait proclamé que l’euro était «un succès fantastique». Les propos du Néerlandais contribuent à affaiblir la monnaie face au dollar. En France, le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, François Loncle (PS), demande la démission de M. Duisenberg, estimant que ses déclarations «dépassent l’entendement». – 31 mai 2001 : M. Duisenberg déclare lors d’un colloque à Vienne que le taux de change de l’euro «ne devient important que s’il devient un danger sérieux pour notre objectif de stabilité des prix, ce qui n’est pas le cas» actuellement. Cette déclaration est perçue comme le signe que la BCE n’a pas l’intention d’intervenir pour soutenir l’euro sous pression. La monnaie plonge sous les 0,85 dollar.
Le parcours du Néerlandais Wim Duisenberg, depuis trois ans à la tête de la Banque centrale européenne, a été émaillé de plusieurs faux pas, dont le dernier, une déclaration malheureuse sur l’euro, a provoqué une nouvelle dégringolade de la monnaie face au dollar. Voici un rappel des principaux impairs : – 8 avril 1999 : M. Duisenberg indique que la BCE conduit une politique de «benign neglect» à l’égard de sa monnaie, un concept qui signifie qu’elle ne se préoccupe guère de son évolution sur le marché des changes. L’euro chute fortement face au dollar dans la foulée. – 26 mai 1999 : M. Duisenberg déclare que la dépréciation de l’euro face au dollar n’a rien «d’inattendu», semblant donner raison aux cambistes qui vendent de la monnaie européenne sur le marché des changes. La monnaie...