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Actualités - Chronologies

«Le résistant » à l’honneur

Le 24 mai 2000, la foule en liesse prenait d’assaut les prisons de Khiyam et ouvrit les portes des cellules à plus de 144 prisonniers aveuglés par la lumière. Aujourd’hui, Khiyam reste le sanctuaire de la douleur, de l’humiliation, mais aussi la force de la résistance. Un an a passé depuis, et les Libanais s’en souviennent comme si c’était hier et surtout... parce que la résistance continue. Longtemps, dans nos villages du Sud, les habitants ont subi des humiliations quotidiennes. Et ce n’est que le 25 mai de l’an 2000, que les Libanais ont pu respirer à nouveau, le temps juste de retrouver une dignité longtemps bafouée. La date du 25 mai restera à jamais le jour de la libération des terres du Sud. Cet événement a été marqué par l’émission d’un timbre-poste spécialement conçu sur le thème «Le résistant». La Direction générale des Postes libanaises, avec la collaboration de Libanpost, a choisi ce thème afin de commémorer ce jour de fierté et de gloire du peuple libanais. Caractéristiques du timbre Thème : Le résistant. Création : Hiba Mikdashi. Sujet : Le résistant brandissant le drapeau libanais. Imprimeur : Itani Printing & Trading, Lebanon. Date d’émission : 25 mai 2001. Dimensions du timbre : 30 x 40 mm. Procédé d’impression : Offset. Tirage : 500 000 exemplaires Valeur faciale : 1100 livres libanaises. Enveloppe premier jour Thème : Le résistant. Création : Libanpost. Sujet : Le résistant brandissant son kalachinkov avec le drapeau libanais sur un fond noir stylé. Cachet : Oblitération spéciale premier jour d’émission avec la carte du Liban et la position géographique du Sud. Date d’émission : Le 24 mai 2001 à Beyrouth. Tirage : 2 200 exemplaires. Valeur faciale : 1100 livres libanaises – la valeur du timbre-poste du «Résistant». Prix de vente au public : 5 000 livres libanaises. La prison de Khiyam Ouverte en 1985, installée dans une ancienne caserne datant du mandat français, Khiyam peut véritablement être comparée à un camp de concentration. Quelque 2 000 prisonniers ont séjourné dans ses prisons, en toute illégalité, pour y purger une peine qu’aucun tribunal n’avait prononcée. Certains sont restés quinze ans dans des conditions inhumaines de vie, privés de sommeil, de nourriture et de lumière. Seize personnes sont mortes faute de soins dans les prisons de Khiyam. Il a fallu l’intervention de la Croix-Rouge internationale en 1995 pour découvrir les murs de la honte. La prison de Khiyam est aujourd’hui un lieu de promenade pour les touristes. Les murs sont tapissés de graffiti et les fils barbelés rappellent les pires sanctuaires d’humiliation et de douleur. Rencontre amicale chez Libanpost Le 19 avril 2001, une première rencontre amicale s’est tenue dans les locaux de Libanpost en la présence de M. François Dépelteau, directeur général de Libanpost. Une seconde réunion s’est tenue également dans le courant du mois de mai en la présence de M. Pierre Mansourati, responsable de l’information chez Libanpost. Plusieurs philatélistes ont pris part à ces deux rencontres, notamment M. Michel Aoun, éditeur du catalogue Timbroliban, M. Mardiros Baulian, spécialiste en timbres-poste du Liban, Syrie, Jordanie et Irak, Me Najib N. Lyan, collectionneur de timbres, M. Chafic Taleb, spécialiste et qui a déjà organisé plus d’une exposition philatélique au Liban, M. Kaya Dorsan, conseiller de l’ambassade de Turquie, et bien d’autres collectionneurs professionnels, tels que M. Abdo Ayoub, M. Émile Maamari, le colonel Georges Jalakh, etc. Des idées et des thèmes ont été échangés avec les responsables de Libanpost afin de programmer les prochaines émissions philatéliques libanaises. Les thèmes conseillés doivent être figuratifs, voire lyriques. Une série sur les alphabets s’impose, puisque le Liban est à leur source, surtout à l’approche du Sommet de la francophonie au Liban. Le pluriculturalisme du Liban peut être mis en évidence sur des timbres libanais consacrés à l’architecture ancienne et moderne ; c’est l’idéal pour la reconstruction du centre-ville. Les instruments de musique (derbakké, oud, flûte...) seraient aussi bien à propos, tout comme une série sur les musées libanais : Musée national de Beyrouth, Deir el-Kamar, Sursock, etc. Il importe de nos jours de faire des séries touristiques pour drainer l’intérêt des receveurs de lettres. Voici en quelques lignes le programme des prochaines émissions de timbres-poste libanais : – 3 timbres-poste à l’occasion du 50e anniversaire de la Croix-Rouge : Valeur faciale : 500 LL – 1 100 LL et 1 500 LL. Tirage : 150000 exemplaires de chaque. Date d’émission prévue pour le 15 juin 2001. – Ing. Ibrahim Abdel-Aal : Valeur faciale : 1 000 LL. Tirage : 300 000 exemplaires. Date d’émission prévue pour le 6 juillet 2001. – 125e anniversaire de l’USJ : Valeur faciale : 5 000 LL. Tirage : 100 000 exemplaires. Date d’émission prévue pour le 27 juillet 2001. – 50e anniversaire de SOS : Valeur faciale : 300 LL. Tirage : 100 000 exemplaires. Date d’émission prévue pour le 17 août 2001. – Les Libanais dans les prisons israéliennes : Valeur faciale : 500 LL. Tirage : 500 000 exemplaires. Date d’émission prévue pour le 7 septembre 2001. – Élias Abou Chabké : Valeur faciale : 1 500 LL. Tirage : 100 000 exemplaires. Date d’émission prévue pour le 28 septembre 2001. – Abdallah Zakher : Valeur faciale : 1 000 LL. Tirage : 100 000 exemplaires. Date d’émission prévue pour le 19 octobre 2001. – 25e anniversaire de l’ESCWA : Valeur faciale : 10 000 LL. Tirage : 100 000 exemplaires. Date d’émission : 9 novembre 2001. « Designers » Le timbre émis le 25 mai 2001 sur le thème «Le résistant» a été dessiné par Hiba Mikdashi dans une impression en offset. Les prochains timbres qui seront émis à l’occasion du 50e anniversaire de la Croix-Rouge ont été réalisés par Lina Khoury. Tous les autres timbres cités ont été dessinés par May Ghabey. Tous les timbres ont été imprimés par Itani Printing & Trading, Lebanon. Nous remercions, par le biais de cet article, Catina Aghayan de Libanpost qui nous a aimablement remis ces informations. Nous gardons l’espoir de pouvoir vous publiez, dans notre rubrique, les photographies des prochains timbres-poste libanais avant leur date officielle d’émission.
Le 24 mai 2000, la foule en liesse prenait d’assaut les prisons de Khiyam et ouvrit les portes des cellules à plus de 144 prisonniers aveuglés par la lumière. Aujourd’hui, Khiyam reste le sanctuaire de la douleur, de l’humiliation, mais aussi la force de la résistance. Un an a passé depuis, et les Libanais s’en souviennent comme si c’était hier et surtout... parce que la résistance continue. Longtemps, dans nos villages du Sud, les habitants ont subi des humiliations quotidiennes. Et ce n’est que le 25 mai de l’an 2000, que les Libanais ont pu respirer à nouveau, le temps juste de retrouver une dignité longtemps bafouée. La date du 25 mai restera à jamais le jour de la libération des terres du Sud. Cet événement a été marqué par l’émission d’un timbre-poste spécialement conçu sur le thème «Le...