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Actualités - Chronologies

Arrestation d’un député de Forza Italia

Un député de Forza Italia, le parti du leader de la droite italienne et futur chef de gouvernement Silvio Berlusconi, Gianstefano Frigerio condamné pour corruption avant son élection, a été arrêté jeudi à Milan (nord de l’Italie) pour purger sa peine, a-t-on appris de source judiciaire. M. Frigerio, 61 ans, originaire de la région de Milan et ancien secrétaire régional de la Démocratie chrétienne (DC) en Lombardie, avait été élu le 13 mai au mode proportionnel dans une circonscription des Pouilles (sud de l’Italie). Son arrestation lui a été notifiée alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital San Raffaele de Milan pour un problème aux yeux depuis quelques jours. Des carabiniers se sont présentés discrètement jeudi matin dans le département d’ophtalmologie et ont placé le parlementaire sous surveillance policière, dans l’attente de savoir comment procéder à son incarcération. Le mandat d’arrêt a été délivré par le parquet de Milan à la suite d’une condamnation passée pour des faits de corruption. Son arrestation pouvait intervenir «d’un moment à l’autre», avait relevé pendant la campagne électorale l’ancien juge du pool anticorruption de Milan, Antonio Di Pietro, qui présentait lui-même une liste indépendante Italie des Valeurs. Elle est intervenue alors que la Chambre des députés venait tout juste d’élire son président jeudi, au lendemain de la proclamation du nom des élus du 13 mai. M. Frigerio, qui tentait un retour en politique, fait partie des nombreuses personnalités politiques mises en cause en 1992 lors de l’enquête «Mani Pulite» (Mains propres) conduite par le parquet de Milan sur le financement illégal des partis. M. Frigerio avait notamment avoué aux juges que l’ancien président du groupe privé Ferruzzi, proche de l’Opus Dei, avait contribué au financement de la campagne électorale de la DC. Il avait été condamné en décembre 1994 à quatre ans et demi de réclusion pour violation de la législation sur le financement des partis politiques. Le frère de M. Berlusconi, Paolo, avait été condamné pendant le même procès à sept mois de prison avec sursis. M. Frigerio avait aussi été condamné en 1994 à une interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans. La justice italienne, selon une loi de 1993, n’est pas tenue de demander l’autorisation de passer outre l’immunité protégeant les parlementaires italiens à partir du moment où le jugement est irrévocable. La Cour de cassation a confirmé récemment la condamnation de M. Frigerio, selon une télévision publique. Forza Italia a réagi à l’arrestation de son élu en affirmant que «sa commission électorale avait eu connaissance d’une situation judiciaire complètement différente et compatible avec la candidature de M. Frigerio», selon un communiqué.
Un député de Forza Italia, le parti du leader de la droite italienne et futur chef de gouvernement Silvio Berlusconi, Gianstefano Frigerio condamné pour corruption avant son élection, a été arrêté jeudi à Milan (nord de l’Italie) pour purger sa peine, a-t-on appris de source judiciaire. M. Frigerio, 61 ans, originaire de la région de Milan et ancien secrétaire régional de la Démocratie chrétienne (DC) en Lombardie, avait été élu le 13 mai au mode proportionnel dans une circonscription des Pouilles (sud de l’Italie). Son arrestation lui a été notifiée alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital San Raffaele de Milan pour un problème aux yeux depuis quelques jours. Des carabiniers se sont présentés discrètement jeudi matin dans le département d’ophtalmologie et ont placé le parlementaire sous surveillance...