Alors que la somme des achats sur le Web devrait tripler, nombreux sont ceux qui refusent encore de faire le pas par peur des escroqueries. Les banques s’emploient alors à diminuer les craintes des clients en offrant des solutions de paiement à distance sécurisées. En matière de commerce électronique, la sécurité des paiements pose un problème. D’un côté, les fraudeurs sont sans complexes, de l’autre, la panique gagne les internautes et, au milieu, les commerçants se battent pour mettre en confiance les acheteurs. Les risques liés aux transactions sur Internet sont multiples. À cela, deux raisons principales : un tiers peut intercepter ou détourner les messages de leur cible initiale, et la simple connaissance du code à 16 chiffres d’une carte permet de réaliser toutes sortes de transactions sous une fausse identité, quel que soit le degré de sécurité mis en place par les sites concernés. En effet, une transaction en ligne n’est jamais authentifiée sans saisie du code confidentiel (carte à puce) ou sans signature (carte à bande magnétique). «Le réseau Internet rend la fraude plus facile, explique Mazen Raham, directeur de Credit Card Services Co. (CSC). Il est plus facile d’acheter sur le Net avec un faux numéro de carte que de voler un portefeuille. Les numéros de cartes bancaires ainsi que leur date d’expiration, deux informations habituellement nécessaires pour le e-commerce, peuvent être détournés par les cyberpirates pour commander en ligne sans payer, et les logiciels qui permettent de fabriquer des numéros plausibles sont légion». Acheter, vendre en ligne en toute sécurité Le véritable essor du commerce électronique passe par la mise en place de moyens de paiement fiables et sécurisés tels que la carte bancaire Internet. Avec la carte Internet proposée par la Banque Libano-Française, acheter sur Internet en toute confiance est devenu très simple. «Surfer peut s’avérer dangereux si vous utilisez votre carte bancaire habituelle, explique Gabriel Gemayel, assistant de direction et chef de produit e-banking à la Banque Libano-Française. Grâce à un plafond mensuel limité, la carte Internet BLF permet d’effectuer des paiements sur le Web en toute sécurité. La limite standard est de 200 dollars par mois. Il est possible de porter cette limite à 500 dollars à titre exceptionnel, et si le client le juge nécessaire. Le prix de la carte est de 20 dollars par an et une assurance couvre contre toute fraude, vol ou perte de carte, jusqu’à 500 dollars. Ainsi dans la pire des hypothèses, le vol peut atteindre la limite de la carte uniquement. Par ailleurs, le fait que la carte ne soit pas embossée et sans bande magnétique interdit toute utilisation hors Internet. La carte Internet ne fonctionne que sur des MCC (Merchant Category Codes), des codes marchands qui sont uniquement des marchands sur Internet. De plus, la carte est livrée en 48h et un service d’assistance est fourni durant 24h». Pour accompagner ce développement et répondre aux besoins et aux risques liés à l’Internet, le Crédit Libanais propose une carte Internet-MasterCard à plafond limité entre 50 et 500 dollars. Son prix est de 19 dollars. Par contre, elle est offerte gratuitement, en plus d’une carte BankerNet, à l’ouverture d’un compte Millennium (compte courant sans montant minimum exigé). «Face à la montée des infractions et des fraudes liées au paiement sur Internet, souligne Colette Hakim, responsable des ventes au Crédit Bancaire, la carte Internet permet de réaliser les transactions en ligne en toute sécurité et en toute confiance, que vous soyez particulier ou commerçant. C’est une carte de crédit MasterCard à plafond limité à 200 dollars. Son prix est de 20 dollars. Par contre, elle est gratuite pour ceux qui font un abonnement de 9 dollars avec TerraNet, le fournisseur d’accès et de service Internet». Sécuriser la communication sur le Web Avant de passer une commande sur la toile, mieux vaut s’assurer que les informations données sont protégées quand elles transitent sur le réseau. Pour cela, les technologies utilisées par les sites de commerce rendent illisibles (excepté pour le site) les numéros de cartes introduites. Ces technologies (comme le SSL : couche de communication sécurisée) sont intégrées sur les deux navigateurs Netscape et Microsoft Internet Explorer, depuis leurs versions 3. Ainsi, quand la communication n’est pas sécurisée, rien n’apparaît à l’écran. Par contre, en affichant une petite icône (cadenas fermé ou clé), le navigateur annonce que les communications sont sûres. À partir de là, toutes les informations échangées (numéro de carte, nom, prénom...) deviennent illisibles pour les autres personnes. Le système permet ainsi de crypter la transaction. Par ailleurs, il faut savoir repérer les sites douteux pour éviter toute escroquerie. Le téléphone mobile, moyen de paiement Le téléphone portable connaît un véritable engouement. Bien plus que la possibilité de passer un simple appel, les mobiles offrent aujourd’hui de nombreux services en matière de commerce électronique et de paiement à distance. Le «m-commerce», ou commerce électronique réalisé à partir des téléphones mobiles, est en plein développement. Constructeurs, fabricants de cartes à puce, opérateurs, établissements bancaires regroupent actuellement leurs forces autour de projets de téléphones portables qui permettent de payer des achats en toute sécurité. Aujourd’hui, les banques accompagnent le développement de nouveaux services de vente à distance proposés par les opérateurs de réseaux de téléphones mobiles. Dans ce contexte, FTML-Cellis a conclu un accord avec la Société Générale Libano-Européenne de Banque (SGLEB), afin de présenter la première offre de «Mobile Banking» au Liban. «La communication entre l’abonné Cellis et la SGLEB, explique Sima Hafez, directeur marketing à Cellis, se fait à partir de SMS (Short Message Service) cryptés que personne, excepté la banque, ne peut lire. Avec un cryptage à 128 bits (le plus puissant actuellement commercialisé), seule la SGLEB, détentrice de la clé de sécurité, peut ouvrir et analyser les SMS».
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