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Actualités - Reportages

Un marché en pleine expansion

Après des débuts timides, les cartes de paiement ont aujourd’hui plus de 300000 adeptes au Liban. Les banques locales réalisent l’impact grandissant des cartes et adaptent les produits aux besoins des clients. Créée au début des années 50, la carte plastique n’a cessé d’évoluer. «Le principe des cartes est apparu avec les habitués du Diners Club, souligne Antoine Karam, directeur monétique à la Banque Libano-Française. Suite à de nombreux impayés de la part des clients du Club, la direction a donné à chaque membre un carton nominatif. Avec le temps, la carte plastique avec numéro embossé a remplacé la simple carte en carton. Par la suite, un accord conclu avec les banques et le Diners Club a permis de récupérer les sommes sur simple présentation de la carte. Au début des années 70, les Français ont créé la carte à bande magnétique, très vite améliorée par les caractères cryptés pour diminuer les fraudes». Une évolution en flèche «Réservée au départ à une élite, la carte de paiement n’était délivrée en 1992 que contre une provision de 20 000 dollars, quel que soit le type de carte, déclare Georges Boustany, fondé de pouvoir à la Banque Libano-Française. Actuellement, les standards d’acceptation sont alignés avec ceux des banques à l’étranger. Ce qui a permis la généralisation de ce mode de paiement». Randa Bdeir, directrice du département marketing et du développement de projets d’entreprises à la Fransabank, souligne, elle aussi : «Le marché n’est qu’à ses débuts, l’avenir et les opportunités de ce créneau sont importants. 75 % du volume des transactions sont effectués à partir des chéquiers et de l’argent liquide, les cartes plastiques vont certainement assurer une part plus importante de ces paiements. Bien entendu, la situation actuelle freine la croissance. Mais pour éviter le risque des défauts de paiement, la banque doit abaisser les plafonds des cartes de crédit». Bientôt, la carte plastique va remplacer l’argent liquide et entrer dans les mœurs des Libanais. Cependant, «deux facteurs freinent l’utilisation des cartes, avoue Rita Challita, directrice de produits à la Byblos Bank, le manque d’informations des titulaires et la réticence des commerçants. Certains clients se servent de leur carte juste pour payer la scolarité de leurs enfants ou pour retirer du liquide à partir des Distributeurs automatiques de billets. De leur côté, les commerçants préfèrent encaisser en argent liquide pour ne pas payer de commissions bien que la carte représente une garantie de paiement plus sûre». En effet, comme l’explique Élie Francis, senior manager du département marketing à la BBAC : «La carte plastique diminue les problèmes de falsification de monnaie, garantit l’approvisionnement des comptes et évite ainsi les problèmes de chèques sans provision». Il est vrai que les cartes de crédit sont aujourd’hui omniprésentes dans la vie quotidienne mais «l’éducation a été difficile, explique Michèle Chammas Gharzouzi, directrice marketing chez Medco. Les propriétaires des stations-service étaient très réticents face à ce mode de paiement». Aujourd’hui, l’acceptation des paiements par cartes par les commerçants, la disponibilité des portails de paiement et le nombre croissant des banques intéressées par la pratique de cette activité dynamisent le marché des cartes.
Après des débuts timides, les cartes de paiement ont aujourd’hui plus de 300000 adeptes au Liban. Les banques locales réalisent l’impact grandissant des cartes et adaptent les produits aux besoins des clients. Créée au début des années 50, la carte plastique n’a cessé d’évoluer. «Le principe des cartes est apparu avec les habitués du Diners Club, souligne Antoine Karam, directeur monétique à la Banque Libano-Française. Suite à de nombreux impayés de la part des clients du Club, la direction a donné à chaque membre un carton nominatif. Avec le temps, la carte plastique avec numéro embossé a remplacé la simple carte en carton. Par la suite, un accord conclu avec les banques et le Diners Club a permis de récupérer les sommes sur simple présentation de la carte. Au début des années 70, les Français ont...