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Actualités - Chronologies

Coupe des confédérations : une utile répétition, un an avant le Mondial

Le Japon et la Corée du Sud veulent se servir de la Coupe des confédérations de football, qui débute demain, comme d’une répétition générale du Mondial qu’ils organisent en 2002. Même si son enjeu sportif est limité, ce «mini-Mondial» va offrir de nombreux repères pour l’épreuve reine du ballon rond qui sera lancée le 31 mai 2002. Comme lui, il commence en Corée du Sud, se clôture dans le stade japonais de Yokohama le 10 juin et fera voyager des équipes d’un pays à l’autre. D’abord réticents vis-à-vis de cette initiative de la Fédération internationale de football (Fifa), les deux pays ont accueilli la Coupe des confédérations comme une belle occasion pour affiner, en conditions réelles, leur préparation. Car l’organisation du premier Mondial à se dérouler en Asie et dans deux pays se révèle particulièrement complexe, à l’image de l’histoire des relations entre Séoul et Tokyo. Sur le plan des infrastructures, l’épreuve permettra de tester six stades, sur les vingt prévus pour le Mondial. Outre Yokohama, situé dans la tentaculaire agglomération de Tokyo, ou Daegu, la troisième ville sud-coréenne, les organisateurs ont sélectionné des enceintes situées dans des centres urbains de taille moyenne, comme Ibaraki et Niigata au Japon, Ulsan et Suwon en Corée du Sud. Certains de ces stades sont flambant neufs ou en cours de finition. Les 41 000 places de celui d’Ibaraki et les 44 000 de Suwon viennent ainsi d’être inaugurées. Au Japon, les matches avec l’équipe nationale, dont l’image a été dynamisée par l’entraîneur français Philippe Troussier, affichent déjà «presque complets», notamment ceux contre le Brésil et le Cameroun, a indiqué Ideto Teshima, porte-parole de la Fédération japonaise de football (JFA). Affiner la collaboration Séoul-Tokyo En revanche, les autres affiches, comme Canada-Cameroun, «sont loin de faire le plein». «Bien que nous ne soyons pas satisfaits à 100 % de la préparation car il nous a manqué du temps, nous sommes plutôt optimistes» sur le succès populaire de l’épreuve, a précisé M. Teshima. Il restait lundi 13 680 places disponibles pour la finale du 10 juin, qui pourrait offrir la revanche du Mondial 1998 avec la France face au Brésil. L’engouement est moindre en Corée du Sud, où l’équipe nationale ne fait pas rêver, même sous la direction d’un entraîneur réputé, le Néerlandais Gus Hiddink. La compétition permettra par ailleurs de huiler la collaboration entre Séoul et Tokyo, qui a montré quelques ratés, car les deux comités nationaux préfèrent travailler chacun dans son coin. Des efforts ont cependant été réalisés dans la communication sous l’influence de la Fifa, un peu refroidie par la querelle née en janvier sur l’ordre des noms des deux pays sur les articles promotionnels. Les déplacements sont un autre casse-tête de taille pour les organisateurs, le Japon et la Corée étant séparés par une mer, ne parlant pas la même langue, n’utilisant pas la même monnaie et la même politique de visas. Dans ce domaine, la Coupe des confédérations n’apportera cependant que des leçons limitées en raison du faible nombre de supporteurs étrangers attendus. De ce fait, les deux pays n’auront pas l’occasion de découvrir le phénomène hooligans, particulièrement craint au Japon, un pays peu habitué aux débordements de foule. En Corée, la police a mis sur pied la semaine dernière une unité spéciale de 1 000 hommes pour prévenir les émeutes. Elle a déjà averti que, l’an prochain, tout perturbateur sera traité «avec sévérité».
Le Japon et la Corée du Sud veulent se servir de la Coupe des confédérations de football, qui débute demain, comme d’une répétition générale du Mondial qu’ils organisent en 2002. Même si son enjeu sportif est limité, ce «mini-Mondial» va offrir de nombreux repères pour l’épreuve reine du ballon rond qui sera lancée le 31 mai 2002. Comme lui, il commence en Corée du Sud, se clôture dans le stade japonais de Yokohama le 10 juin et fera voyager des équipes d’un pays à l’autre. D’abord réticents vis-à-vis de cette initiative de la Fédération internationale de football (Fifa), les deux pays ont accueilli la Coupe des confédérations comme une belle occasion pour affiner, en conditions réelles, leur préparation. Car l’organisation du premier Mondial à se dérouler en Asie et dans deux pays se révèle...