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Actualités - Chronologies

Pasqua « écœuré » par la mise en examen de Marchiani

Charles Pasqua s’est déclaré mardi soir «écœuré» par les détracteurs de l’ex-préfet du Var, Jean-Charles Marchiani, mis en examen dans la matinée dans l’enquête sur le trafic d’armes vers l’Angola et qu’il a accusés «d’appartenir à un parti qui a toujours existé dans notre pays, le parti du dénigrement national». «Nous avons M. Marchiani, qui a risqué sa peau les armes à la main au Liban pour sortir nos otages du Liban, qui a failli y rester, qui avait deux enfants âgés de 12 et 10 ans», a-t-il dit devant les élèves de l’ESSEC à Cergy (Val-d’Oise). «Qu’est-ce qu’on trouve à dire aujourd’hui ? On sort des affaires qui n’ont rien à voir avec la réalité. Je suis écoeuré. S’il avait été en Angleterre, il aurait été fait chevalier, aux États-Unis, il aurait été couvert d’or, nous, on est des minables, voilà mon sentiment, et ça, ça ne peut que m’écœurer», a ajouté encore l’ancien ministre de l’Intérieur. Évoquant par ailleurs la politique intérieure, Charles Pasqua a affirmé que «rien ne m’empêchera d’être candidat à l’élection présidentielle, sauf peut-être Dieu, pour qu’il y ait un débat et qu’on pose les vrais problèmes aux Français». Le président du RPF a estimé qu’«aux présidentielles, on choisit un homme et, Jospin va en faire l’expérience, on n’est jamais élu sur un bilan, on est élu sur un projet. On n’est pas élu pour services rendus, ce qui laisse toutes ses chances à Jacques Chirac». Pour cette élection, Charles Pasqua a ajouté que «François Bayrou ira jusqu’au bout, mais pour Alain Madelin, j’en suis moins sûr. Bayrou incarne un courant permanent de la société française, même s’il tient des propos contradictoires. Madelin, c’est un fabricant d’idées mais il appartient à la catégorie des gens qui ont du mal à en suivre une». Interrogé sur ses ruptures successives notamment avec Jacques Chirac puis Philippe Seguin et Philippe de Villiers, il a affirmé que «je n’ai pas la rupture facile, mais j’ai la continuité déterminée. J’ai contribué à faire de Chirac ce qu’il est, j’ai créé le RPR, j’ai servi la cause gaulliste, la cause de l’indépendance et de la souveraineté nationale. Ce n’est pas moi qui ai abandonné cette cause, c’est Chirac quand il a fait ratifier le traité de Maastricht et récidivé avec le traité d’Amsterdam». «Il y a eu de la part et de Villiers une volonté de noyautage du mouvement puis une opposition avec le secrétaire général du mouvement à la suite de quoi il est parti, ce qui lui a évité de tenir ses engagements financiers et depuis, je dois le dire avec regret, je n’ai pas beaucoup de considération pour lui», a encore dit Charles Pasqua. L’ancien ministre de l’Intérieur a jugé en conclusion la tentative du député Arnaud de Montebourg (PS) de traduire le président de la République devant la Haute cour de «médiocre, misérable, pas digne d’un parlementaire».
Charles Pasqua s’est déclaré mardi soir «écœuré» par les détracteurs de l’ex-préfet du Var, Jean-Charles Marchiani, mis en examen dans la matinée dans l’enquête sur le trafic d’armes vers l’Angola et qu’il a accusés «d’appartenir à un parti qui a toujours existé dans notre pays, le parti du dénigrement national». «Nous avons M. Marchiani, qui a risqué sa peau les armes à la main au Liban pour sortir nos otages du Liban, qui a failli y rester, qui avait deux enfants âgés de 12 et 10 ans», a-t-il dit devant les élèves de l’ESSEC à Cergy (Val-d’Oise). «Qu’est-ce qu’on trouve à dire aujourd’hui ? On sort des affaires qui n’ont rien à voir avec la réalité. Je suis écoeuré. S’il avait été en Angleterre, il aurait été fait chevalier, aux États-Unis, il aurait été couvert...