Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Algérie - Affrontements sporadiques dans des villes et villages de Kabylie

Alors qu’une délégation de l’UE rencontrait hier des familles de victimes des émeutes, des affrontements sporadiques ont opposé hier des jeunes manifestants aux forces de sécurité dans des villes et villages de Kabylie, a-t-on appris auprès d’habitants. À Azazga, près de Tizi Ouzou (Grande Kabylie, 110 km à l’est d’Alger), des manifestants se sont opposés, à coups de pierres, dans la matinée, aux forces de sécurité qui ont lancé des grenades lacrymogènes pour les disperser, selon ces sources. Dans la région de Béjaïa, en Petite Kabylie (250 km à l’est d’Alger), des affrontements se sont produits à Aokas (30 km à l’est de Béjaïa) et dans les villes voisines sur la route Béjaïa-Sétif comme Souk el-Thenine, Bordj Mira, Kherrata et Tichy ou encore à el-Kseur, à l’ouest sur la route d’Alger, selon des habitants. Des voyageurs se rendant de Sétif à Béjaïa ont été contraints de rebrousser chemin, les manifestants ayant érigé des barricades sur la route nationale. L’agence officielle APS a confirmé des affrontements à Aokas et les villes voisines, ajoutant que le calme était revenu à Sidi Aïch et Seddouk (60 km à l’ouest de Béjaïa) secouées lundi par des violences. Lundi après-midi, des groupes de jeunes ont harcelé les forces de sécurité après la manifestation qui a réuni plus de 500 000 personnes, à Tizi Ouzou. Ils ont jeté des pierres en direction de la gendarmerie, suscitant une riposte par grenades lacrymogènes et l’intervention des forces antiémeutes de la police. «La tension est telle qu’il suffit d’un caillou jeté en direction de gendarmes ou d’une attitude jugée provocante de membres des forces de sécurité pour que cela tourne à l’affrontement», a indiqué un habitant de Tichy. Il a précisé que bien souvent l’intervention d’adultes ou de «sages» suffisait à ramener le calme. Deux membres de la délégation de l’Union européenne (UE), qui séjourne en Algérie depuis vendredi, ont rencontré hier, à Tizi Ouzou, des familles de victimes des émeutes et ont recueilli leurs témoignages. Hélène Flautre (Verts - France) et Jorge Salvador Hernandez-Mollar (PPE - Espagne) ont écouté les témoignages, parfois poignants, de plusieurs personnes à la Maison des droits de l’homme et du citoyen de Tizi Ouzou, avant de recevoir un document contenant la liste des victimes de ces émeutes qui ont fait 42 morts, selon un bilan officiel, entre 60 et 80, selon la presse et des partis.
Alors qu’une délégation de l’UE rencontrait hier des familles de victimes des émeutes, des affrontements sporadiques ont opposé hier des jeunes manifestants aux forces de sécurité dans des villes et villages de Kabylie, a-t-on appris auprès d’habitants. À Azazga, près de Tizi Ouzou (Grande Kabylie, 110 km à l’est d’Alger), des manifestants se sont opposés, à coups de pierres, dans la matinée, aux forces de sécurité qui ont lancé des grenades lacrymogènes pour les disperser, selon ces sources. Dans la région de Béjaïa, en Petite Kabylie (250 km à l’est d’Alger), des affrontements se sont produits à Aokas (30 km à l’est de Béjaïa) et dans les villes voisines sur la route Béjaïa-Sétif comme Souk el-Thenine, Bordj Mira, Kherrata et Tichy ou encore à el-Kseur, à l’ouest sur la route d’Alger,...