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Actualités - Chronologies

Hommage aux stars de la chanson française

La Poste française rend hommage aux stars de la variété française. Le 21 mai 2001, un bloc-feuillet comprenant six timbres-poste illustrant des artistes de variété a été mis en circulation. Le bloc a été conçu par Aurélie Baras dans un format vertical 135 x 143mm. Les six timbres dentelés sont disposés à l’intérieur du bloc de façon circulaire et épousant les contours d’un CD. Le centre du feuillet ressemble exactement au centre d’un disque trente-trois tours, avec ses rayons et surtout l’étiquette des titres des chansons. C’est un article philatélique qui va certainement avoir du succès chez les collectionneurs. Ce bloc sera vendu à 28 FF ou 4.27 euros, dont 10 FF seront réservés à la Croix-Rouge française. Dalida (1933-1987) « timbrifiée » Dans les rues du Caire où elle est née de parents italiens, en 1933, Dalida, de son vrai nom Yolanda Gigliotti, rêve déjà de scène. Mais là, il s’agit d’un concours de beauté, celui de Miss Égypte, qu’elle remporte. C’est un début. Son objectif est alors de faire carrière dans le cinéma. «J’espérais bien qu’il m’arriverait quelque chose, dit-elle, je ne savais pas encore très bien quoi, mais j’attendais. Conquérir Paris me semblait l’apogée du triomphe». Elle réalise son rêve et monte à Paris à 22 ans. Mais le destin en décide autrement. Lorsqu’on se penche sur la vie de Dalida, le premier mot qui vient à l’esprit est «passion». Passion d’une femme qui ne fit rien à moitié, se donna toute entière à ses amours, à son métier, à son public. C’est en 1956, lorsque se déversent sur les ondes les paroles de Bambino qui la propulse sur le devant de la scène qu’elle ne quittera plus. Entre cette première chanson et le Darla Dila-dada de 70, elle enchaîne les tubes, souvent en tête des hits-parades du monde entier. En 25 ans, elle vend 20 millions de disques, enregistre quelque 600 chansons en huit langues. En 1979, elle investit le Palais des Sports à Paris et, avec une sensibilité qui lui fait humer l’air du temps et de l’époque, pousse son talent jusqu’à se transformer en meneuse de revue. À cette même époque, Pascale Sevran lui écrit une chanson qui obtiendra un succès mondial: Il venait d’avoir dix-huit ans. En 1981, elle fête ses vingt-cinq ans de chanson à l’Olympia. Dans notre confrère Le Monde, elle confie: «J’ai l’impression d’aller à un rendez-vous d’amour. J’ai le cœur qui bat. Parfois la peur égale le désir». Sur la scène de l’Olympia, elle laisse libre cours à toutes ses émotions, dévoile de nouvelles chansons qui révèlent une profonde gravité. La gloire est-elle toujours suffisante si l’amour se dérobe? Probablement pas pour Dalida qui met fin à ses jours en avril 87 dans sa maison de Montmartre, à Paris. Dix ans après, grâce à son frère Orlando, une place est inaugurée dans Paris. Dalida a désormais son coin et le tout Paris se presse pour découvrir le buste de la chanteuse et surtout pour se souvenir de ses chansons. Le timbre-poste illustrant Dalida a été imprimé en héliogravure dans les couleurs vert, orange, jaune, blanc, bleu et violet. Michel Berger (1947-1992) Michel Berger, né en 1947 à Paris, s’avère l’un des plus jeunes auteurs-compositeurs-interprètes de la chanson francophone. À 16 ans, en 1963, il enregistre son tout premier disque. Producteur, directeur artistique, il connaîtra sa première consécration publique avec Message personnel qu’il écrit pour Françoise Hardy en 1973, puis avec les albums qu’il réalise pour sa femme France Gall. Le succès se confirme en 1978 avec l’opéra rock Starmania dont il est le compositeur éclairé. En 1980, il est enfin honoré par le succès en tant qu’interprète avec son album Beau séjour dans lequel figurent La groupie du pianiste et Quelques mots d’amour. Dès lors, il enchaîne le succès pour France Gall et pour lui-même en alternance. En 1985, il écrit et compose l’album Rock’n’roll pour Johnny Halliday, lui offrant ainsi une renaissance et une crédibilité neuve. Il poursuit son œuvre musicale avec un souci constant d’innovation et un sentiment d’osmose avec son épouse. De La légende de Jimmy à la version anglaise de Starmania, Tycoon, jusqu’à son dernier album Double jeu qu’il enregistre en duo avec France Gall. Sa disparition brutale laissera bon nombre de projets inaboutis. Michel Berger reste l’un des artisans à avoir offert à la pop française ses lettres d’art majeur. Compositeur sur le point d’entrer au panthéon classique, il laissera l’empreinte d’un humaniste doué d’une élégance subtile. La Poste française lui rend hommage en lui consacrant un timbre-poste à son effigie. L’impression du timbre est de l’héliogravure dans les couleurs bleu, orange, blanc et jaune. Serge Gainsbourg (1928-1991) Gainsbourg, l’homme de tous les excès, a finalement eu son effigie «timbrifiée». Dix ans après sa mort, que reste-t-il de L’homme à la tête de chou?, Je l’aime, moi non plus... Rien que cette phrase nous prouve que l’existence de Serge Gainsbourg aura balancé entre ces deux extrêmes. Fils de Joseph Gainsbourg, pianiste émigré d’Odessa, Lucien, de son vrai prénom, naît le 3 avril 1928 à Paris. Il déteste son physique et se fait rabrouer par les filles. Mais son père est là. Amateur éclairé de peinture, de littérature, musicien talentueux, il élève son fils au son du piano. Lucien Gainsbourg écoute, lit, se prend de passion pour le dessin, pour finalement se tourner vers une dérision qu’il considère comme un art mineur: la chanson. En 1958, il s’impose avec une chanson, Le poinçonneur des Lilas (prix de l’académie Charles Cros). Il écrit pour Juliette Gréco La Javanaise… En 1964, le monde des yéyés s’ouvre à lui avec Poupée de cire, poupée de son interprétée par France Gall au Grand prix de l’Eurovision. En 1966, il s’envole pour l’Angleterre où il apprend tout des arrangements musicaux et découvre les arcanes du rock. Parallèlement, il impose son style du «chanté-parlé». En 1968, sa chanson préférée Je t’aime, moi non plus eut un succès fou. Il la chante une première fois enregistrée avec Brigitte Bardot, puis la reprend avec Jane Birkin. Elle fut interdite sur certaines antennes. Autre critique sur Gainsbourg, La Marseillaise qu’il entreprend sur un rythme de reggae. Les journaux se déchaînent sur lui, mais il est devenu un vrai personnage de la chanson française. Dans les années 70, il est partout, et certains passages télévisés restent dans les annales. En même temps, il compose des mélodies superbes notamment pour Jane, Isabelle Adjani et Catherine Deneuve. Les dix dernières années de sa vie, il les passe en compagnie de Bambou, de qui il aura un enfant. On connaît la suite et la fin. Depuis dix ans, sa tombe reçoit chaque jour la visite d’inconsolables qui déposent choux, paquets de cigarettes et autres messages d’amour. Celui qui craignait si fort d’être un mal-aimé reste aujourd’hui inoubliable. La Poste lui rend un grand hommage en lui dédiant un timbre-poste, de valeur faciale 3.00 FF ou 0.46 euro, à son effigie. L’impression du timbre est en héliogravure dans les couleurs bleu, rose, jaune et blanc. Dans notre prochain article, nous passerons en revue la seconde partie de cette émission de timbres consacrée à la chanson française. Claude François, Léo Ferré et Barbara ont tous les trois été «timbrifiés» par la Poste française et peuvent désormais être présents dans votre thématique des célébrités.
La Poste française rend hommage aux stars de la variété française. Le 21 mai 2001, un bloc-feuillet comprenant six timbres-poste illustrant des artistes de variété a été mis en circulation. Le bloc a été conçu par Aurélie Baras dans un format vertical 135 x 143mm. Les six timbres dentelés sont disposés à l’intérieur du bloc de façon circulaire et épousant les contours d’un CD. Le centre du feuillet ressemble exactement au centre d’un disque trente-trois tours, avec ses rayons et surtout l’étiquette des titres des chansons. C’est un article philatélique qui va certainement avoir du succès chez les collectionneurs. Ce bloc sera vendu à 28 FF ou 4.27 euros, dont 10 FF seront réservés à la Croix-Rouge française. Dalida (1933-1987) « timbrifiée » Dans les rues du Caire où elle est née de parents...