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Actualités - Chronologies

Le monde en 2001 : nouveaux dirigeants, nouveaux dangers

Nouveaux dirigeants, nouvelles politiques, nouvelles menaces : l’année écoulée a été une année de transition qui annonce un monde en profonde mutation, selon l’IISS. De George Bush aux États-Unis à Ariel Sharon en Israël, des pays au rôle décisif dans la stabilité mondiale ont porté à leur tête de nouveaux dirigeants, amenant avec eux des politiques de rupture par rapport à leurs prédécesseurs, relève l’IISS. Tout aussi historiques ont été les élections du Mexicain Vincente Fox ou du Taïwanais Chen Shui-bian, qui ont brisé un monopole de dizaines d’années sur la vie publique du PRI ou du Kuomintang. Le vent du changement a soufflé sur tous les continents, portant au pouvoir le réformateur Junichiro Koizumi au Japon, ou relançant un fragile espoir de paix en RDCongo avec la succession de Laurent Kabila par son fils Joseph. Ces dirigeants que l’histoire va mettre à l’épreuve seront confrontés à des menaces elles aussi nouvelles. Avec la fin de la guerre froide, plus aucun pays ne menace à lui seul la planète et «même la Chine ne serait pas capable de faire peser un tel risque avant de nombreuses années, même si elle le voulait», note le rapport. L’IISS s’écarte donc de ses analyses traditionnelles politico-militaires pour qualifier de principal danger international le réchauffement de la planète. L’IISS s’indigne de l’irresponsabilité de la plupart des hommes politiques «qui ignorent ce danger à leurs risques et périls, et aux nôtres». L’IISS s’en prend en particulier au refus de George Bush d’honorer les engagements américains de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre souscrits dans le protocole de Kyoto. «Le président américain doit au contraire montrer l’exemple, comme les États-Unis l’ont si souvent fait par le passé, en contrant les menaces pour la sécurité mondiale», estime l’institut. Autre nouvelle source de danger : l’augmentation exponentielle des migrants tentant de fuir la répression ou de trouver une meilleure vie dans le monde riche. Le phénomène va susciter des mouvements xénophobes et «l’histoire du milieu du XXe siècle nous rappelle à quel point cela peut être dangereux pour un monde aujourd’hui encore plus surpeuplé». Les dangers plus traditionnels n’en demeurent pas moins, rappelle l’IISS, qui cite l’impasse actuelle dans le règlement intercoréen, dans le processus de paix en Irlande du Nord et surtout dans le conflit du Proche-Orient. L’IISS s’inquiète à ce sujet de l’intention de George Bush de limiter le rôle d’arbitre international de son pays, «ce qui rendra encore plus difficile non seulement de contenir les tensions, mais même d’éviter une reprise des conflits» dans les parties du monde les plus explosives. Les organisations régionales d’États sont enfin bien trop dans le creux de la vague pour prétendre garantir une telle stabilité. De la plongée de l’euro à la vache folle, «un nouvel état d’esprit gagne l’Europe», nettement moins favorable à l’intégration. En Afrique, le SADC (Southern African Development Council) est «paralysé par les troubles au Zimbabwe», le Mercosur, en Amérique latine, est loin d’avoir gagné un rôle politique supranational. Quant à l’ASEAN en Asie, «elle n’est plus que l’ombre de l’organisation solide et confiante qu’elle a été», après les troubles qui ont affecté l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et les Philippines.
Nouveaux dirigeants, nouvelles politiques, nouvelles menaces : l’année écoulée a été une année de transition qui annonce un monde en profonde mutation, selon l’IISS. De George Bush aux États-Unis à Ariel Sharon en Israël, des pays au rôle décisif dans la stabilité mondiale ont porté à leur tête de nouveaux dirigeants, amenant avec eux des politiques de rupture par rapport à leurs prédécesseurs, relève l’IISS. Tout aussi historiques ont été les élections du Mexicain Vincente Fox ou du Taïwanais Chen Shui-bian, qui ont brisé un monopole de dizaines d’années sur la vie publique du PRI ou du Kuomintang. Le vent du changement a soufflé sur tous les continents, portant au pouvoir le réformateur Junichiro Koizumi au Japon, ou relançant un fragile espoir de paix en RDCongo avec la succession de Laurent Kabila...