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Actualités - Chronologies

Les Palestiniens craignent une escalade totale

Les Palestiniens, inquiets devant la multiplication des actions militaires israéliennes contre des zones autonomes, craignent qu’elles soient le prélude d’une escalade totale planifiée par le Premier ministre Ariel Sharon. Des responsables de l’Autorité palestinienne, interrogés à Gaza, se déclarent pessimistes quant à une solution du conflit israélo-palestinien tant que M. Sharon sera au pouvoir. Pour Ziad Abou Amr, président de la commission politique du Conseil législatif palestinien (Parlement), «Sharon ne croit pas à une solution pacifique». «Il croit qu’en épuisant les Palestiniens, en les affaiblissant, il leur fera accepter ses idées sur un arrangement intérimaire. C’est son grand dessein, sa stratégie, mais elle ne réussira pas. Plus il tapera sur les Palestiniens, plus ils le défieront», dit-il. Ce parlementaire affirme que M. Sharon a «un plan graduel» pour réduire le soulèvement palestinien. Selon lui, ce «plan» a d’abord consisté à «faire porter la pression sur la population pour la détourner des dirigeants». Les Israéliens, dit-il, ont également «frappé les militants de terrain». La phase suivante consistait, selon Ziad Abou Amr, en «des frappes contre les bâtiments des services de sécurité palestiniens, des services de renseignements et de la garde présidentielle». «Si la carrière de Premier ministre de Sharon est en danger, je pense que lui-même et l’armée israélienne vont recourir à des frappes contre la direction palestinienne pour la détruire physiquement», ajoute-t-il. «Cela peut survenir dans un climat d’escalade totale. C’est une des options qu’ont les Israéliens. Sharon est un casse-cou, il se moque de tout», assure Ziad Abou Amr. Le secrétaire général du Fateh pour la bande de Gaza, Ahmed Hallass, est du même avis. Le dirigeant du mouvement de Yasser Arafat explique que «le gouvernement Sharon a pour objectif de cibler des personnalités palestiniennes civiles et militaires grâce à des “collaborateurs”». Ahmed Halass, qui répond aux questions un pistolet-mitrailleur posé à côté de lui sur une chaise, est suivi en permanence par un garde du corps armé. «Il y a un plan et les Israéliens peuvent atteindre des responsables de haut niveau. Ils n’ont pas de lignes rouges. Pour eux tout est possible», dit-il. «Nous avons pris nos précautions par rapport aux bombardements, aux assassinats et aux voitures piégées, car nous savons que les Israéliens sont très forts. Mais ils font ce qu’ils veulent», dit-il. D’une manière générale, pour ce dirigeant du Fateh, «il n’y a aucune évolution positive sur le plan politique. Le projet de Sharon est uniquement sécuritaire», assure-t-il. Les habitants de Gaza qui n’ont pas de fonctions officielles au sein de l’Autorité Palestinienne partagent ce jugement pessimiste. Ainsi l’homme d’affaires Salah Abdel Chafi, responsable de l’organisme économique privé Palestine Trade Center, estime qu’il n’y aura «pas de changements significatifs à court terme». «Il y aura peut-être un allègement des restrictions imposées par les Israéliens en fonction de la situation politique, mais à court terme je ne vois pas un retour à la situation d’avant l’intifada», qui a débuté le 28 septembre dernier. «Aussi longtemps que Sharon est Premier ministre, il n’y a aucune possibilité de relations normales avec Israël, car ce qu’il offre ne correspond, et de loin, à aucune des demandes minimales des Palestiniens», dit-il.
Les Palestiniens, inquiets devant la multiplication des actions militaires israéliennes contre des zones autonomes, craignent qu’elles soient le prélude d’une escalade totale planifiée par le Premier ministre Ariel Sharon. Des responsables de l’Autorité palestinienne, interrogés à Gaza, se déclarent pessimistes quant à une solution du conflit israélo-palestinien tant que M. Sharon sera au pouvoir. Pour Ziad Abou Amr, président de la commission politique du Conseil législatif palestinien (Parlement), «Sharon ne croit pas à une solution pacifique». «Il croit qu’en épuisant les Palestiniens, en les affaiblissant, il leur fera accepter ses idées sur un arrangement intérimaire. C’est son grand dessein, sa stratégie, mais elle ne réussira pas. Plus il tapera sur les Palestiniens, plus ils le défieront», dit-il....