Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

De nombreux défis technologiques

Le projet de système américain de défense antimissiles (Missile Defense, MD) vise à intercepter dans l’espace un missile balistique ennemi avant qu’il ne touche le territoire américain ou, depuis peu, un pays allié des États-Unis. Ce projet hérité de Bill Clinton, et que le président George W. Bush a élargi mardi, repose sur un défi technologique équivalent à vouloir toucher une balle avec une autre balle à des milliers de kilomètres de distance. Trois essais ont déjà eu lieu : le premier à la fin 1999, le deuxième à la mi-janvier 2000 et le troisième le 7 juillet 2000. Sur ces trois tests, seul le premier a réussi. Le projet principal étudié par le Pentagone, sous M. Clinton, le NMD (National Defensee Missile), prévoyait de déployer une centaine de missiles intercepteurs en Alaska pour intercepter à leur retombée vers le sol quelques dizaines de missiles balistiques tirés par un État «incontrôlable» comme la Corée du Nord. Disant ne pas savoir quelle serait la forme définitive du système, M. Bush a indiqué que des technologies combinées seraient étudiées : basées sur terre, sur mer et en l’air «pour intercepter les missiles à mi-course ou quand ils rentrent dans l’atmosphère». Mais elles viseront aussi les missiles adverses dans leur phase initiale de propulsion, quand ils sont moins à même de leurrer les défenses. «Nous reconnaissons les difficultés technologiques (...) nous savons que certaines approches ne marcheront pas», a souligné le président Bush. Le système, dans sa version NMD, envisage le déploiement ultérieur d’autres radars à bande X et d’une autre centaine d’intercepteurs sur un deuxième site, probablement à Grand Forks, dans le Dakota du Nord (nord). Ce système, dont le coût global a été estimé à 60 milliards de dollars au minimum, prévoit qu’un ensemble de satellites de surveillance donne immédiatement l’alerte dès le lancement d’un engin ennemi, dont la trajectoire est alors aussitôt suivie à la trace par un réseau de radars d’alerte. Toutes les données des satellites et radars convergent vers un ordinateur situé dans le Colorado (centre-ouest), chargé de la gestion des combats, et qui activera à son tour un nouveau type de radar, appelé radar à bande X. Ce radar doit fournir en temps réel la trajectoire du missile ennemi à un deuxième ordinateur de gestion de combat, qui lancera contre lui l’intercepteur. La trajectoire de celui-ci sera tout au long de son vol calée sur celle du missile attaquant, grâce aux radars et satellites. L’intercepteur comprend une fusée de propulsion et un «véhicule extra-atmosphérique tueur» (EKV). En vol, il est prévu que ce dernier se sépare de la fusée pour percuter la tête du missile agresseur à une vitesse approchant 24 000 kilomètres à l’heure. L’EKV, mis au point par la société Raytheon, disposera d’une tête chercheuse et s’appuiera sur des ordinateurs pour atteindre la cible visée, sans tomber, assure son constructeur, dans le piège des leurres. C’est ce que mettent en doute des scientifiques adversaires du projet. Il disposera à cet effet d’équipement infrarouge et d’un télescope optique. Selon des responsables américains, le bouclier antimissiles pourrait intercepter «quelques dizaines» de missiles intercontinentaux (ICBM). Le projet implique aussi l’instllation de radars de préalerte situés en Alaska, au Groënland et en Grande-Bretagne.
Le projet de système américain de défense antimissiles (Missile Defense, MD) vise à intercepter dans l’espace un missile balistique ennemi avant qu’il ne touche le territoire américain ou, depuis peu, un pays allié des États-Unis. Ce projet hérité de Bill Clinton, et que le président George W. Bush a élargi mardi, repose sur un défi technologique équivalent à vouloir toucher une balle avec une autre balle à des milliers de kilomètres de distance. Trois essais ont déjà eu lieu : le premier à la fin 1999, le deuxième à la mi-janvier 2000 et le troisième le 7 juillet 2000. Sur ces trois tests, seul le premier a réussi. Le projet principal étudié par le Pentagone, sous M. Clinton, le NMD (National Defensee Missile), prévoyait de déployer une centaine de missiles intercepteurs en Alaska pour intercepter à leur...