Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Des œufs « timbrifiés »

Si la fête de Pâques est profondément ancrée dans la croyance religieuse, elle connut également une tradition entretenue avec soin à la cour du tsar de Russie, tradition qui ne s’exprima pas seulement dans les rites et cérémonies, mais encore dans le développement artistique des œufs de Pâques. Au XVIIe siècle, après la messe de célébration de la résurrection dans la cathédrale de l’Assomption du Kremlin, à Moscou, le tsar échangeait un baiser de Pâques avec les plus hauts dignitaires religieux. Ensuite, il invitait les boyards et les nobles moscovites, et leur offrait des œufs. Le souverain distribuait des œufs d’oie et de poule, ainsi que des œufs en bois tourné, trois, deux ou suivant le rang de la personne. Ces œufs étaient peints de couleurs vives, sur fond doré. Ils étaient fabriqués par des tourneurs et décorés par des peintres d’icônes, des graveurs de la salle d’armes ou des moines. Pour contenter tout le monde, il fallait pas moins de 37 000 œufs destinés à la décoration. Le tsar à lui seul recevait d’énormes quantités d’œufs peints, qui lui étaient présentés dans des corbeilles en bois, tapissées de velours et enrichies d’ornements dorés. Avec le temps, les motifs et les matériaux utilisés pour les œufs de Pâques devinrent de plus en plus diversifiés. On les sculpta dans du bois ou de l’os, on les peignit de couleurs somptueuses, et on les décora de fins ornements ajourés. Les œufs en papier mâché, laqués, étaient également très répandus. Des œufs en verres opalin, ou en cristal doré étaient taillés et décorés de motifs pittoresques ; des œufs en porcelaine. Plus tard, ce fut la vogue des œufs en argent ou émaillés. Outre les décors représentant des coutumes chrétiennes et des saints, l’on vit également des scènes historiques et des motifs tirés de la mythologie. Adulf Peter Goop possède une magnifique collection de précieux œufs de Pâques issus de l’époque des tsars. L’Office de création des timbres-poste de Vaduz (Liechtenstein) a choisi trois des plus beaux œufs de la collection de A.P. Goop pour une série de timbres-poste spéciaux. Un œuf de Pâques en argent datant de la période comprise entre 1896 et 1903 est représenté sur le timbre à valeur faciale 1.20 Fr. Un œuf de Pâques en émail cloisonné datant des années 1908 illustre le timbre-poste à valeur faciale 1.80 Fr. Le troisième timbre-poste de la série, doté de la plus forte valeur faciale de 2 Fr, a été consacré à l’œuf en porcelaine. Cette série de timbres a été mise en circulation à partir du 5 mars 2001 dans tous les guichets postaux de la principauté du Liechtenstein. Les maquettes sont de Silvia Ruppen (Vaduz), la gravure sur acier de Wolfgang Seidel et l’impression combinée polychrome de l’imprimerie autrichienne d’État, à Vienne. Cette série de trois timbres mérite un éloge particulier ; elle vient sans contexte enrichir toute collection de timbres. Pâques fleuries Dans la localité pittoresque du village de Thaur, située dans le Tyrol, à proximité d’Innsbruck sa capitale, toute une gamme d’us et de coutumes restent encore pratiqués par les habitants de «Tauranne». Dans un document établi en 827, depuis le Moyen Âge, ce village pittoresque de Thaur connaît un grand essor mondain et religieux. Une des coutumes de ce village consiste au matin du dimanche des Rameaux, lors de la bénédiction solennelle, à l’église paroissiale du centre-ville, des bouquets de chatons de saule (tenant lieu de rameaux de palmier) sont distribués aux fidèles. Dans l’après-midi, une sculpture de bois datant de 1772 représentant le Christ vêtu d’un habit et d’un long manteau est installée sur un chariot. Le Christ, tenant dans sa main une branche de palmier, est accompagné de toute une foule de villageois et de visiteurs. La promenade, longue de 3 kilomètres à travers les ruelles du village, représente une tradition dédiée à saint Romedius, patron de Thaur. Un timbre-poste autrichien illustrant la scène de procession a été mis en circulation l’an passé, dans le cadre de la série «Éthnologie et folklore». Le timbre, doté d’une valeur faciale de 7 Sh, a été émis pour 4 millions d’exemplaires. Son format est carré 35 x 35 mm. Il a été dessiné par Auguste Bockskor et gravé en taille douce par Maria Laurent. Pour de plus amples informations, vous pouvez écrire au service philatélique de Vienne, A-1210. Thématique Pâques De toutes les administrations postales du monde entier, la palme d’or pour ces émissions thématiques sur Pâques revient au Bophuthatswana. Chaque année, une série de quatre à cinq timbres-poste est mise en circulation pour marquer le chemin de croix du Christ. En 1986, le lavement des pieds y figurait dans une série de 4 timbres-poste. En 1993, les souffrances du Christ traînant la croix en bois à travers les ruelles de Jérusalem illustraient quatre timbres-poste. Cette année, les Postes de Bophuthatswana récidivent en illustrant la table sainte et les douze apôtres. Les petits bergers de Fatima Le temps marque chaque phase de notre vie, et le déroulement des années engendre la maturité et la croyance en l’expérience acquise, la vigueur de l’adulte et la sagesse du vieillard. Ainsi en est-il aux yeux de l’homme, et c’est sur cela que repose la confiance de tous ceux prédisposés à entreprendre une œuvre efficace et féconde. Mais le regard venu de l’au-delà, pénétrant les barrières du temps et éclairant l’opacité et la rigidité des projets humains, ne s’attache pas à l’âge et n’est pas «omnibulé» par les «certitudes» des hommes adultes, ni par l’éclat et l’éloquence de ceux qui dominent et qui s’imposent. Le regard divin qui embrasse tout, depuis l’espace sans limites de ce qui est éternel, est avant tout enchanté par l’image de son rêve créateur : l’enfant. L’enfant parce qu’il est l’émanation simple et innocente du geste généreux qui, en naissant, s’offre au monde dans l’espoir toujours renouvelé selon lequel le monde sera meilleur. Et Dieu dépose en lui Sa confiance, lui murmure des rêves de bonheur et des ravissements de sainteté, au point de lui confier des messages capables de révolutionner l’histoire. C’est sous ce jour, qu’avec tendresse et grandeur, nous apparaissent les «petits bergers de Fatima», avec Francisco et Jacinta maintenant sur le point de rejoindre l’hagiographie chrétienne. Face à eux, porteurs d’un message mystérieux qui ébranla un siècle, approfondissant des croyances et ouvrant des horizons de vertu et de paix, la multitude des croyants s’inclinent d’admiration et de respect ainsi que le nombre infini de ceux qui ne résistent pas au sceau de Dieu, fait de vérité et de vie, dès lors qu’il leur est révélé par la simplicité attendrissante et sainte du regard et la voix d’un enfant... comme Francisco, comme Jacinta. Les Postes portugaises ont mis en circulation, le 12 mai 2000, un timbre-poste rendant hommage à la visite de sa sainteté le pape Jean-Paul II à Lisbonne. Le timbre doté d’une valeur faciale de 0.26 euro illustre les deux enfants Francisco et Jacinta avec, en arrière-plan, l’effigie de Jean-Paul II. Tirage : 1 million d’exemplaires.
Si la fête de Pâques est profondément ancrée dans la croyance religieuse, elle connut également une tradition entretenue avec soin à la cour du tsar de Russie, tradition qui ne s’exprima pas seulement dans les rites et cérémonies, mais encore dans le développement artistique des œufs de Pâques. Au XVIIe siècle, après la messe de célébration de la résurrection dans la cathédrale de l’Assomption du Kremlin, à Moscou, le tsar échangeait un baiser de Pâques avec les plus hauts dignitaires religieux. Ensuite, il invitait les boyards et les nobles moscovites, et leur offrait des œufs. Le souverain distribuait des œufs d’oie et de poule, ainsi que des œufs en bois tourné, trois, deux ou suivant le rang de la personne. Ces œufs étaient peints de couleurs vives, sur fond doré. Ils étaient fabriqués par des...