Le Belge Peter Van Petegem a fait coup double en remportant hier la deuxième étape de la course cycliste Paris-Nice courue entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne (195,4 km). L’ancien vainqueur du Tour des Flandres s’est emparé du maillot blanc de leader détenu depuis dimanche par son compatriote Nico Mattan. Au terme de ce qui a été, sans aucun doute, la plus belle course de l’an 2001, les costauds ont posé leurs premières banderilles, au premier rang desquels le Kazakh Alexandre Vinokourov, dont l’échappée solitaire s’est achevée à deux mètres de la ligne d’arrivée. Sur les routes du Toboggan forézien, cette deuxième étape de Paris-Nice a connu plusieurs temps forts. La première heure a d’abord été fatale aux faibles, notamment l’Allemand Klöden, vainqueur l’an dernier et contraint d’abandonner après 38 kilomètres, sans force. Tout comme le sprinteur Jaan Kirsipuu, atteint d’une gastro-entérite. Ou encore son homologue australien McEwen, trop sévérement touché la veille dans la chute près de l’arrivée, tout comme Seigneur (Jean Delatour), Jonker (Bigmat) ou Salmon (AG2r). Victime d’une lourde chute, le jeune Sylvain Chavanel (Bonjour), totalement KO, disparaissait également. C’était le moment choisi par 19 coureurs pour prendre les devants. Parmi eux Vinokourov (Deutsche Telekom), Dufaux (Saeco), Steinhauser (Gerolsteiner), Moncoutié (Cofidis) qui sont parvenus à rallier l’arrivée avec les meilleurs. D’autres, payant leurs efforts, ont été victimes de défaillances dans le final à l’image des Français Casar (Française des Jeux), Jérôme Bernard (Jean Delatour) et Mainguenaud (Bonjour). « Les jambes en bois » Longtemps, l’écart avec le peloton a été de trois minutes, la poursuite étant essentiellement animée par les Italiens de Fassa Bortolo, aidés ensuite des Français de BigMat-Auber. Toutefois, rien n’y faisait. À l’avant, Vinokourov, ancien vainqueur du Critérium du Dauphiné-Libéré, déchaîné, attaquait sans cesse, chacun de ses assauts éliminant des adversaires. Laurent Dufaux et David Moncoutié étaient les derniers à l’accompagner mais ils devaient le laisser filer à une dizaine de kilomètres de l’arrivée. Vinokourov était lancé dans un contre-la-montre individuel face à quinze coureurs. Parmi eux Tchmil, Bartoli et Van Petegem, trois lauréats du Tour des Flandres, les Français Halgand et Moncoutié, l’Allemand Jaksche, leader de la Once, l’Espagnol Mancebo, meilleur jeune du Tour de France 2000, Rumsas vainqueur du dernier Tour de Lombardie et Dufaux. Dix-huit secondes d’écart à 3 kilomètres de l’arrivée dessinée aux abords du stade Geofffroy-Guichard, 13 secondes à deux kilomètres. Le combat de Vinokourov était homérique. Il abordait la dernière ligne droite, vent de face, et tentait de relancer l’allure à trois reprises. «À 200 mètres de la ligne d’arrivée, j’avais les jambes en bois, affirmait le Kazakh, mais je voulais y croire. Finalement, j’échoue pour des miettes mais Paris-Nice n’est pas fini». Il ne l’est effectivement pas, il s’est sérieusement compliqué pour Nico Mattan, leader depuis sa victoire dans le prologue de Nevers, achevant l’étape dans un groupe pointé à 1’41’’ de Van Petegem et où figuraient également son équipier David Millar, Florent Brard, Alex Zülle et Didier Rous. Il leur sera difficile, dorénavant, d’inverser la tendance. Ce ne devrait pas être le cas, mercredi, lors de l’étape Saint-Étienne – Villeneuve-lez-Avignon, dévolue à l’un des rares sprinteurs demeurant dans le peloton.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Belge Peter Van Petegem a fait coup double en remportant hier la deuxième étape de la course cycliste Paris-Nice courue entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne (195,4 km). L’ancien vainqueur du Tour des Flandres s’est emparé du maillot blanc de leader détenu depuis dimanche par son compatriote Nico Mattan. Au terme de ce qui a été, sans aucun doute, la plus belle course de l’an 2001, les costauds ont posé leurs premières banderilles, au premier rang desquels le Kazakh Alexandre Vinokourov, dont l’échappée solitaire s’est achevée à deux mètres de la ligne d’arrivée. Sur les routes du Toboggan forézien, cette deuxième étape de Paris-Nice a connu plusieurs temps forts. La première heure a d’abord été fatale aux faibles, notamment l’Allemand Klöden, vainqueur l’an dernier et contraint d’abandonner...