La deuxième journée d’Arabcom 2001, organisée par le Xperimental Group à l’hôtel Phoenicia Inter-Continental, a traité de plusieurs sujets, notamment du thème du développement des technologies de l’information dans les pays arabes. À cette occasion, Abdelilah Dewashi, représentant et conseiller régional pour l’Escwa, a insisté sur les faibles performances des pays arabes en matière de développement du secteur des télécommunications. Ainsi, M. Dewashi prévient, chiffres à l’appui, que l’infrastructure de la région en matière de technologie de l’information est encore très pauvre. «Si on observe dans les pays arabes les mêmes disparités que celles qu’on trouve dans le reste du monde, à savoir qu’un cinquième de la population détient 86 % de la richesse et renferme également 93 % des utilisateurs d’Internet, dans les pays arabes, ses dysfonctionnements sont plus prononcés», dira-t-il lors de sa présentation. Sans sombrer dans le pessimisme, ne voulant pas non plus jouer les trouble-fêtes (Arabcom est considéré à juste titre comme une référence dans le monde de l’organisation de forums et congrès dans le secteur des télécommunications), M. Dewashi s’est contenté de rappeler certaines réalités : les pays arabes sont au-dessous de la moyenne du reste du monde en ce qui concerne le développement d’une infrastructure performante. Malgré ce qu’on pourrait penser, les pays du Golfe, qui sont des pays riches, ne font pas figure de bon élève. S’ils restent plus performants que la majorité des autres pays, leurs succès ne sont pas convaincants. À part les Émirats arabes unis avec Dubaï en tête, les pays du Golfe restent au-dessous de la concentration moyenne requise en matière de nouvelles technologies. Si, dans ces pays, le besoin en investissement peut être comblé, les problèmes politiques et sociaux empêchent un véritable décollage : problème de sécurité lié à celui des libertés, problème de langue également (l’anglais n’est pas suffisamment développé) lié au problème de la faiblesse de diffusion de l’arabe sur l’Internet, etc. Certaines informations poussent à faire réfléchir, spécialement au temps de la mondialisation : les pays arabes ont un des taux le plus bas en recherche et en développement (R&D). Et M. Dewashi de démontrer dans son intervention que nous sommes bien plus des consommateurs que des producteurs dans le monde de l’information. Avec une productivité très faible, un manque de personnel qualifié, un déséquilibre entre l’offre et la demande et un discours qui perçoit dans les nouvelles technologies un impérialisme moderne, les chances de voir les pays arabes s’enrichir grâce à la révolution technologique sont fragiles.
La deuxième journée d’Arabcom 2001, organisée par le Xperimental Group à l’hôtel Phoenicia Inter-Continental, a traité de plusieurs sujets, notamment du thème du développement des technologies de l’information dans les pays arabes. À cette occasion, Abdelilah Dewashi, représentant et conseiller régional pour l’Escwa, a insisté sur les faibles performances des pays arabes en matière de développement du secteur des télécommunications. Ainsi, M. Dewashi prévient, chiffres à l’appui, que l’infrastructure de la région en matière de technologie de l’information est encore très pauvre. «Si on observe dans les pays arabes les mêmes disparités que celles qu’on trouve dans le reste du monde, à savoir qu’un cinquième de la population détient 86 % de la richesse et renferme également 93 % des...
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