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Actualités - Chronologies

Animaux - Les baribals au service des astronautes

Les baribals ou ours noirs d’Amérique du Nord, qui conservent quasi intégralement leurs muscles au bout de plusieurs mois de sommeil hivernal, pourraient aider la médecine à trouver des remèdes contre l’atrophie musculaire des malades longuement alités ou des astronautes, estime une équipe de chercheurs américains dans la revue Nature. Les baribals ne sont pas véritablement des hibernants, comme par exemple les marmottes qui s’enterrent pour tout l’hiver. Ces plantigrades s’enferment dans une tanière, mais ils peuvent en ressortir au milieu de l’hiver. Qu’ils soient endormis pour cinq ou sept mois, selon la rudesse du climat, les baribals s’abstiennent de manger, de boire, d’uriner et de déféquer. Pour étudier les conséquences de cette léthargie saisonnière sur leur organisme, les scientifiques conduits par Henry Harlow, de l’Université du Wyoming, à Laramie, ont muni des animaux endormis de capteurs destinés à mesurer notamment les changements au niveau des muscles. Ils ont alors découvert que l’atrophie musculaire du baribal ne dépassait pas 23 %, alors que chez un homme physiquement inactif, elle atteindrait 90 %. Selon les chercheurs américains, cette performance viendrait de la capacité des ours à recycler leur urée, «déchet» riche en azote issu de la dégradation des acides aminés, extrait du sang par les reins et concentré dans l’urine. Alors qu’une accumulation d’urée dans le sang, due à une insuffisance rénale, entraîne chez l’homme une maladie, l’urémie, les baribals semblent capables d’en recycler l’azote pour le remettre dans leur synthèse de protéines. À moins que l’étonnante forme des ours à leur réveil ne soit due à une stimulation rythmique de leurs muscles, s’interrogent Harlow et ses collègues. Quelle que soit la réponse définitive, les auteurs de l’étude estiment que les baribals détiennent la clef d’une solution pour les problèmes d’atrophie musculaire qui frappent les personnes alitées durant une longue période et qui constituent aussi une menace pour les astronautes appelés à vivre en apesanteur durant des vol spatiaux de longue durée.
Les baribals ou ours noirs d’Amérique du Nord, qui conservent quasi intégralement leurs muscles au bout de plusieurs mois de sommeil hivernal, pourraient aider la médecine à trouver des remèdes contre l’atrophie musculaire des malades longuement alités ou des astronautes, estime une équipe de chercheurs américains dans la revue Nature. Les baribals ne sont pas véritablement des hibernants, comme par exemple les marmottes qui s’enterrent pour tout l’hiver. Ces plantigrades s’enferment dans une tanière, mais ils peuvent en ressortir au milieu de l’hiver. Qu’ils soient endormis pour cinq ou sept mois, selon la rudesse du climat, les baribals s’abstiennent de manger, de boire, d’uriner et de déféquer. Pour étudier les conséquences de cette léthargie saisonnière sur leur organisme, les scientifiques conduits...