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Actualités - Chronologies

Les vétérans de la guerre du Golfe

Pendant des semaines, quelques hommes d’État ou chefs d’armées ont occupé le devant de la scène mondiale du fait de leurs responsabilités lors de la guerre du Golfe. LES POLITIQUES – LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN GEORGE BUSH : En février 1991, George Bush démontre une nouvelle fois qu’il est prêt à aller jusqu’au bout de ses convictions, et pour cela à avoir recours à la force. Le 16 janvier, il attend moins de 24 heures après l’expiration d’un premier ultimatum pour ordonner à l’aviation américaine et alliée d’entamer un déluge de feu sur l’Irak. Cette guerre lui valut d’atteindre des sommets de popularité. – LE PRÉSIDENT IRAKIEN SADDAM HUSSEIN : Saddam Hussein, qui a pris le pouvoir en 1979, a conduit l’Irak au bord de la ruine en refusant de retirer ses troupes du Koweït malgré les injonctions internationales. En janvier 1991, il croit encore au bluff quand l’Onu lui adresse un ultimatum expirant le 15 janvier pour quitter le Koweït. Depuis la fin de la guerre, le chef de l’État irakien, toujours au pouvoir, a provoqué plusieurs crises avec les experts en désarmement de l’Onu, avec les États-Unis ou en menaçant le Koweït, ne reculant qu’en dernier recours. – LE PRÉSIDENT FRANÇAIS FRANÇOIS MITTERRAND : Temps fort de son second septennat, le président Mitterrand parle dès le 21 août 1990 de «logique de guerre». Après avoir vainement défendu un plan de paix, le chef de l’Etat, dont le ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement démissionne fin janvier 1991, donnera le 24 février l’ordre d’engager les forces françaises dans l’offensive terrestre. François Mitterrand est décédé le 8 janvier 1996. – LE MINISTRE IRAKIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES TAREK AZIZ : Pendant la crise, il est le principal porte-parole de Saddam Hussein à l’étranger. Il rencontre le secrétaire d’État américain James Baker à Genève en janvier 1991 lors des entretiens de la dernière chance. Tarek Aziz est considéré plus comme un messager du président irakien que comme un diplomate habilité à prendre des décisions. Il occupe actuellement les fonctions de vice-Premier ministre irakien. – LE SECRÉTAIRE AMÉRICAIN À LA DÉFENSE DICK CHENEY : Pragmatique, il est fermement aux commandes du département de la Défense où il a su se faire respecter. C’est lui qui, avec M. Bush, a les déclarations les plus dures contre l’Irak. Dans la nuit du 16 au 17 janvier il lance l’opération «Tempête du désert» avec le président américain et Colin Powell. Depuis janvier 2001, Dick Cheney occupe les fonctions de vice-président aux côtés de George W. Bush. – LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU JAVIER PEREZ DE CUELLAR : La dernière année du mandat de ce médiateur patient et tenace avait été assombrie par le déclenchement des hostilités. Le 13 janvier 1991, il s’était rendu à Bagdad et n’avait pas réussi à convaincre Saddam Hussein de retirer ses troupes du Koweït. Durant toutes les années passées à l’Onu de 1982 à la fin 91, il fit prévaloir dans son action ses sentiments pacifistes marqués. Depuis novembre 2000, Javier Perez de Cuellar est Premier ministre du gouvernement provisoire de transition du Pérou. – LE PREMIER MINISTRE BRITANNIQUE JOHN MAJOR : Il dirigea le cabinet de guerre et fit déployer 35 000 soldats britanniques dans le Golfe. «Saddam Hussein a commencé cette guerre dans des conditions qu’il a choisies, il doit la terminer aux conditions fixées par les Nations-unies», avait déclaré alors le Premier ministre, au pouvoir de 1990 à 1997. En mars 2000, John Major a décidé de mettre fin à sa carrière politique. – LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT AMÉRICAIN JAMES BAKER : Stopper Saddam Hussein relève de «l’intérêt vital» des États-Unis, avait affirmé en décembre 1990 le chef de la diplomatie américaine. Il a cependant échoué dans la «mission impossible» de Genève face à son homologue irakien. En fonction de 1989 à 1992, M. Baker a rejoint, à ce jour, un cabinet d’avocats. LES MILITAIRES – COLIN POWELL : Premier Noir chef d’état-major interarmes, il s’est surtout fait connaître pendant ce conflit. Dans la foulée de l’invasion du Koweït, le général présente au président Bush un plan d’intervention. Il participe à la création de la structure de commandement intégrée permettant de transformer la coalition disparate contre l’Irak en une machine capable de mener l’offensive pour libérer le Koweït. En septembre 1993, Colin Powell quitte l’armée, mais est appelé, en décembre 2000, par le nouveau président George W. Bush pour être son secrétaire d’État. – LE GÉNÉRAL NORMAN SCHWARZKOPF : Surnommé «Norm la tempête» ou «l’Ours», il est la star incontestée de la guerre en tant que commandant de l’opération «Tempête du désert». Il a la charge de mener plus de 500 000 soldats américains au combat. Il joue un rôle décisif aux côtés du Britannique, Sir Peter de la Billière, en dirigeant les opérations. Le général Schwarzkopf a pris sa retraite en Floride. – LE GÉNÉRAL SIR PETER DE LA BILLIÈRE : Commandant des forces britanniques au Moyen-Orient, il a passé près de 15 ans dans la région et parle l’arabe couramment. Sir Peter était avant la guerre du Golfe le plus décoré des généraux britanniques. – LE GÉNÉRAL MICHEL ROQUEJEOFFRE : Il commandait pendant les huit mois du conflit l’opération «Daguet» en Arabie séoudite. Patron de la Force d’action rapide (FAR), d’où sont issues nombre d’unités qui vont combattre l’Irak, le général Roquejeoffre est secondé par le général Bernard Janvier lors de l’offensive terrestre qui engage quelque 10 000 soldats français. Il a quitté le service actif en mai 1993. – LE PRINCE KHALED BEN SULTAN : Commandant séoudien en chef, il participe à toutes les décisions et discussions entreprises par les généraux Schwarzkopf et de la Billière. Il a sous son commandement 25 contingents de la coalition anti-irakienne jusqu’au déclenchement des hostilités. Il a démissionné de son poste de commandant des forces de défense aériennes en septembre 1991. Il est actuellement vice-ministre de la Défense et dirige le quotidien al-Hayat.
Pendant des semaines, quelques hommes d’État ou chefs d’armées ont occupé le devant de la scène mondiale du fait de leurs responsabilités lors de la guerre du Golfe. LES POLITIQUES – LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN GEORGE BUSH : En février 1991, George Bush démontre une nouvelle fois qu’il est prêt à aller jusqu’au bout de ses convictions, et pour cela à avoir recours à la force. Le 16 janvier, il attend moins de 24 heures après l’expiration d’un premier ultimatum pour ordonner à l’aviation américaine et alliée d’entamer un déluge de feu sur l’Irak. Cette guerre lui valut d’atteindre des sommets de popularité. – LE PRÉSIDENT IRAKIEN SADDAM HUSSEIN : Saddam Hussein, qui a pris le pouvoir en 1979, a conduit l’Irak au bord de la ruine en refusant de retirer ses troupes du Koweït malgré les injonctions...