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Actualités - Chronologies

AFRIQUE - L’Onu endosse le plan de retrait des belligérants en RDCongo

Le Conseil de sécurité de l’Onu a endossé jeudi à l’unanimité dans une résolution un plan de retrait par étapes des belligérants en République démocratique du Congo (RDC) déchiré depuis deux ans et demi par une guerre régionale. Les belligérants, réunis pendant deux jours à l’Onu, ont accepté mercredi soir de commencer le 15 mars à retirer leurs forces de part et d’autre de la ligne de front sur une profondeur de 15 km, conformément à un accord qu’ils avaient signé à Harare le 6 décembre mais pas appliqué. Cette opération doit être achevée en deux semaines. «C’est la percée la plus importante que je puisse considérer. Maintenant espérons que cela sera confirmé», a déclaré le représentant de l’Onu en RDC Kamel Morjane. La résolution 1 341, présentée par la France et adoptée avec une rapidité inhabituelle, fixe des objectifs et un calendrier que les ministres des Affaires étrangères et représentants des six pays en guerre et de trois mouvements rebelles se sont engagés à respecter. «Nous sommes extrêmement satisfaits des progrès faits au cours des deux derniers jours», a dit aux journalistes après le vote l’ambassadeur britannique Jeremy Greenstock. Toutefois, pour le Conseil de sécurité, il doit s’agir d’un premier pas vers un retrait complet de toutes les forces étrangères, à commencer par celles du Rwanda et de l’Ouganda, afin d’éviter une partition de facto de ce pays dont les énormes richesses sont pillées par tous. La résolution «demande une nouvelle fois que les forces rwandaises et ougandaises et toutes les autres forces étrangères» se retirent du territoire de la RDC. Cet immense pays est coupé en deux, le Rwanda et l’Ouganda occupant avec les forces rebelles la moitié nord et est. Ceux-ci combattent depuis août 1998 les forces gouvernementales congolaises, soutenues par l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe. Dans un premier geste, le Rwanda a confirmé qu’il commencera par un retrait sur 200 km, le 28 février, à partir de la ville de Pweto, à l’extrême sud-est du pays, prise le 4 décembre. L’Ouganda a aussi confirmé jeudi dans une lettre au Conseil de sécurité sa décision de retirer deux bataillons de RDC. Le Conseil de sécurité a demandé aux parties d’adopter «un plan précis et un calendrier» menant à un retrait total de leurs forces d’ici au 15 mai. Mais pour répondre parallèlement aux préoccupations de sécurité de Kigali, le conseil leur demande de préparer – également pour le 15 mai – un plan de désarmement et de démobilisation des milices hutues génocidaires qui poursuivent leurs attaques contre le Rwanda. Afin de maintenir leur pression sur les belligérants, les membres du conseil envisagent de se rendre en Afrique vers la mi-mai, a dit M. Greenstock. D’autre part, la résolution approuve la réduction de 5 500 à 3 000 hommes, dont 550 observateurs militaires, de la force que l’Onu doit déployer pour contrôler le retrait des armées. Seuls 201 militaires de l’Onu sont déjà en RDC, mais M. Morjane a précisé que l’ensemble des observateurs sera déployé progressivement d’ici au 15 mai, avec un premier groupe de 40 devant arriver le 28 février à Kinshasa. «Je pense que d’ici au 15 mai nous aurons une mission complète», a dit le chef de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc). La résolution prévoit d’augmenter éventuellement les effectifs de la Monuc pour renforcer la sécurité aux frontières du Congo avec le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Elle évoque en particulier la possibilité de déployer des troupes à l’est de la RDC, à Goma et Bukavu.
Le Conseil de sécurité de l’Onu a endossé jeudi à l’unanimité dans une résolution un plan de retrait par étapes des belligérants en République démocratique du Congo (RDC) déchiré depuis deux ans et demi par une guerre régionale. Les belligérants, réunis pendant deux jours à l’Onu, ont accepté mercredi soir de commencer le 15 mars à retirer leurs forces de part et d’autre de la ligne de front sur une profondeur de 15 km, conformément à un accord qu’ils avaient signé à Harare le 6 décembre mais pas appliqué. Cette opération doit être achevée en deux semaines. «C’est la percée la plus importante que je puisse considérer. Maintenant espérons que cela sera confirmé», a déclaré le représentant de l’Onu en RDC Kamel Morjane. La résolution 1 341, présentée par la France et adoptée avec une...