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Actualités - Chronologies

Une thématique égyptologie

L’Égypte continue de fasciner les philatélistes. Après avoir fait paraître, dans cette même rubrique, plusieurs articles sur l’égyptologie (voir les articles : «Le rêve de Cléopâtre», «Les dieux de l’Égypte», «Les talismans» et «La reine Néfertiti») aujourd’hui nous récidivons sur ce genre d’articles en vous invitant à capturer dans vos albums les plus riches trésors des pharaons. La philatélie égyptienne nous ouvre toutes les portes des musées et nous raconte, à travers le timbre-poste, tous les secrets de cette mystérieuse épopée des pharaons. Les timbres d’Égypte ont, par exemple, rendu un hommage à l’Unesco, lors de la campagne lancée pour la sauvegarde des temples de Nubie, menacés de disparition par la mise en eau du haut barrage d’Assouan. La thématique des timbres d’Égypte reste inexplorée pour beaucoup d’entre nous. Si l’aventure vous tente, en voici quelques éléments à joindre dans votre collection-musée : – La recherche de pièces sortant de l’ordinaire telles que les épreuves, projets, essais, entiers postaux, etc. qui, sans égaler le trésor de Toutankhamon, sont moins faciles à trouver que de fausses antiquités chez un marchand de souvenirs. – L’Égypte ancienne dans la vie quotidienne de nos jours, avec notamment de nombreuses représentations de l’Antiquité illustrant sur des timbres modernes des sujets tels que l’agriculture, la médecine, l’acheminement du courrier à dos de chameaux, les hiéroglyphes et... même l’informatique. – L’Égypte dans le monde. Rarement un pays aura été autant pillé... Paradoxalement, ce pillage a souvent évité à des œuvres remarquables d’être détruites avant le XXe siècle. Les nombreuses pièces montrées dans tous les musées du monde en sont témoins. Tout comme l’Obélisque de la Concorde qui serait sans doute plus au chaud à côté de son jumeau resté à Louxor. L’égyptologie, une fascination de toujours L’égyptologie en tant que science est née avec l’expédition française en Égypte (1798-1799) de Bonaparte. Outre ses 35 000 soldats, le général Bonaparte débarque avec cinquante-cinq scientifiques et ingénieurs, huit dessinateurs, une dizaine d’écrivains, de poètes et publicistes, et vingt-deux imprimeurs. Ils vont en ramener un relevé complet de tous les monuments anciens qu’ils ont vus, dont beaucoup seront détruits dans les décennies suivantes. Un timbre-poste français émis en 1972 illustre l’expédition de Bonaparte en Égypte. Une exposition placée sous le thème de «Ramsès II», qui s’est tenue au Grand Palais à Paris en 1976, a attiré plus d’un million de visiteurs. Une belle reproduction d’un bas-relief d’Abou-Simbel figurait parmi les œuvres exposées. Poste française : double premier Vol de Concorde, le 9 novembre 1982 : Paris-Lyon et Lyon-Le Caire. Sur le timbre égyptien apposé sur l’enveloppe commémorative figure la pyramide à degré et l’enceinte du temple de régénération du pharaon Djeser, à Saqqarah (20 km au sud du Caire). Ce sont les premiers monuments en pierre construits par l’homme, vers 2700 avant notre ère. Imhotep, l’architecte de cette merveille, fut honoré à l’égal d’un dieu jusqu’à la fin de la période pharaonique. Imhotep est également représenté sur un timbre-poste égyptien émis en 1928 à l’occasion du Congrès international de la médecine. Effectivement, Imhotep était non seulement un bâtisseur, mais aussi médecin. Il fut aussi associé par les Grecs à leur dieu Esculape. Postes vaticanes : un étonnant témoignage de la transition entre la religion égyptienne traditionnelle et le christianisme figure sur un timbre-poste de 10 lires émis en 1964 par les Postes vaticanes. Dans le petit temple d’Ouadi es-Seboua, le pharaon Ramsès II présente des fleurs à une divinité aujourd’hui disparue mais que les chrétiens, en occupant les lieux, ont remplacée par une reproduction de l’apôtre saint Pierre. D’où cette illustration inattendue de la série vaticane émise pour la sauvegarde des monuments de Nubie. République autrichienne : dans la tombe de Seschemnofer (plus de 2400 ans avant Jésus-Christ) figure l’une des anciennes représentations connues d’un service «postal» : un scribe à droite du timbre écrit un document que le messager (à gauche) emporte. Ce timbre-poste autrichien émis en 1984 peut, bien entendu, garnir de nombreuses thématiques. Un autre timbre-poste autrichien émis en 1965 illustre un fragment de papyrus du Livre des Morts conservé au British Museum de Londres. Principauté de Monaco : un timbre-poste émis le 5 avril 1967 par la principauté de Monaco illustre le chien du dieu Anubis, à la tête de chacal. Ce monument en basalte, conservé au musée du Louvre, à Paris, date de la période où l’Égypte était gouvernée par des pharaons perses ou grecs (500 av. J-C). Poste italienne : le consul de France Bernardino Drovetti avait constitué au début du XIXe siècle une fabuleuse collections de fresques d’Égypte. Drovetti vendit cette collection au roi de Sardaigne. Ces fresques sont exposées aujourd’hui au musée de Turin et représentent l’une des plus fabuleuses collections en matière d’égyptologie. Un timbre-poste italien émis en 1991 illustre une œuvre de cette collection. Poste égyptienne : une paire de deux timbres-poste se tenant reconstitue une «palette», dont chacun des timbres montre le recto et le verso de l’œuvre actuellement conservée au musée du Caire. Il s’agit de l’un des premiers documents transmis par l’Égypte ancienne. Elle évoque la conquête du Nord (delta) par Narmer, roi du Sud dans la vallée du Nil, environ 3000 ans avant notre ère. Tout au début de la civilisation pharaonique, Narmer était considéré comme le fondateur de la Ire dynastie. Les timbres égyptiens, d’une valeur faciale de 15 piastres chacun, ont été émis en 1986. Ces exemples décrits ci-dessus sont quelques-uns parmi des dizaines. De quoi constituer un véritable musée. Rejoignez ces amateurs éclairés et faites entrer dans votre album les plus riches trésors des pharaons. Un lecteur nous écrit : Monsieur François Harfouche, chercheur à l’Institut de l’histoire universelle (Beyrouth), nous corrige sur l’étymologie du mot «talisman» et nous donne des éléments historiques précieux sur l’origine mésopotamienne de l’écriture (cunéiforme). Nous lui en sommes reconnaissants. Selon ce spécialiste, les premiers talismans connus sont apparus au cinquième siècle avant notre ère sous la forme de cachets suspendus au cou. Cette mise au point attise notre recherche de timbres-poste représentant précisément ces premières amulettes.
L’Égypte continue de fasciner les philatélistes. Après avoir fait paraître, dans cette même rubrique, plusieurs articles sur l’égyptologie (voir les articles : «Le rêve de Cléopâtre», «Les dieux de l’Égypte», «Les talismans» et «La reine Néfertiti») aujourd’hui nous récidivons sur ce genre d’articles en vous invitant à capturer dans vos albums les plus riches trésors des pharaons. La philatélie égyptienne nous ouvre toutes les portes des musées et nous raconte, à travers le timbre-poste, tous les secrets de cette mystérieuse épopée des pharaons. Les timbres d’Égypte ont, par exemple, rendu un hommage à l’Unesco, lors de la campagne lancée pour la sauvegarde des temples de Nubie, menacés de disparition par la mise en eau du haut barrage d’Assouan. La thématique des timbres d’Égypte...