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Actualités - Chronologies

L’aspect psychologique du mal de dos

Un élément nouveau vient bouleverser radicalement certaines idées reçues concernant le mal de dos. De récentes études révèlent que les professions difficiles à assumer sur le plan psychologique font courir un risque de mal de dos égal ou presque à celui répandu dans les professions physiquement exigeantes. Dans leurs conclusions, les auteurs des études indiquent que la charge mentale, qui résulte des tâches impliquant une attention et une tension soutenues, et des cadences imposées représentent un facteur de risque important. Une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de France a déjà montré, en 1999, que les cadres débordés étaient moins touchés que les personnes sans responsabilités, attelées à des tâches répétitives ou se sentant peu considérées par leur entourage et la hiérarchie de leur emploi. En clair, plus le travail est répétitif, ennuyeux, imposant des pressions psychologiques de l’entourage professionnel plus les risques de souffrir du dos augmentent. Les conseils donnés consistent à rester vigilant, prendre le temps de se relaxer, parler de ses problèmes pour se libérer de ses tensions, se lancer dans une activité valorisante et pratiquer un sport en guise de dérivatif. L’importance du retentissement D’après les auteurs de ces études, il faut aussi tenir compte du retentissement psychologique au moment du diagnostic. Si le patient n’est pas rassuré et sa douleur reconnue, le passage à la chronicité est lourdement favorisé. La prise en compte des causes psychologiques et du stress se développe aussi. Rien ne sert de conseiller une rééducation physique du dos à une personne accablée par les problèmes décrits plus haut. Dans certains établissements de soins européens, la prise en compte des causes psychologiques et du stress se développe en se systématisant. Des échelles, sous forme de questionnaires, sont mises au point permettant de mieux cerner et classer l’origine probable de la douleur. La période, en fait, où le médecin était le seul à prendre en charge le mal de dos avec des médicaments et un peu de rééducation est révolue. Aujourd’hui, le traitement ne peut être appliqué que par une équipe. Diverses méthodes se développent à partir de ce point de départ, mais aucun argument ne permet de privilégier une d’entre elles. Le choix s’effectue en fonction du malade afin de l’impliquer à son traitement.
Un élément nouveau vient bouleverser radicalement certaines idées reçues concernant le mal de dos. De récentes études révèlent que les professions difficiles à assumer sur le plan psychologique font courir un risque de mal de dos égal ou presque à celui répandu dans les professions physiquement exigeantes. Dans leurs conclusions, les auteurs des études indiquent que la charge mentale, qui résulte des tâches impliquant une attention et une tension soutenues, et des cadences imposées représentent un facteur de risque important. Une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de France a déjà montré, en 1999, que les cadres débordés étaient moins touchés que les personnes sans responsabilités, attelées à des tâches répétitives ou se sentant peu considérées par leur...