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Actualités - Chronologies

Les Palestiniens dénoncent - un « gouvernement de guerre »

Les dirigeants palestiniens ont réagi négativement vendredi à l’annonce de la prochaine formation d’un gouvernement d’union nationale en Israël, affirmant que cela mettait fin à tout espoir d’une reprise des négociations. Un tel gouvernement «ferme la porte» à toute possibilité de reprendre le processus de paix, a déclaré le ministre palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo. Le programme de ce gouvernement n’a pas encore été entièrement mis au point, car plusieurs divergences subsistent entre les deux partis, le Likoud de M. Sharon et le Parti travailliste de M. Barak. M. Abed Rabbo a indiqué que les Palestiniens avaient été informés par les Travaillistes que ceux-ci s’étaient ralliés à l’idée centrale de M. Sharon concernant les négociations, à savoir la recherche d’un «accord intérimaire à long terme», ce que refuse l’Autorité palestinienne. La quête d’un accord final qui mettrait fin au conflit en résolvant tous les problèmes en suspens, notamment le statut de Jérusalem et la question des réfugiés, est donc abandonnée. «C’est ce que Sharon veut. Cela va tout geler et arrêter le processus politique, et annuler tout ce qui a été convenu à Taba ou à Camp David», a indiqué M. Abed Rabbo en référence aux négociations israélo-palestiniennes qui ont eu lieu respectivement en janvier dernier en Égypte et en juillet 2000 aux États-Unis. «Cette politique ferme la porte à tout», a-t-il ajouté. «Face à cette situation, il n’y a aucune chance de mener des pourparlers sérieux ou de continuer le processus de paix», a-t-il assuré. Ahmad Hellis, secrétaire général dans la bande de Gaza du Fateh, mouvement du président Yasser Arafat et principale composante de l’OLP, a, pour sa part, déclaré que les Palestiniens considèrent que «ce gouvernement est un gouvernement de guerre, car il réunit les extrémistes des deux bords du spectre politique israélien». Il faisait référence à M. Sharon, haï de tout le monde arabe depuis qu’il mena en tant que ministre de la Défense la campagne israélienne au Liban en 1982, et à M. Barak, responsable de la répression de l’intifada, qui a déjà fait plus de 410 morts, dont une immense majorité de Palestiniens, depuis le 28 septembre. Le gouvernement israélien d’union nationale n’a pas encore vu le jour, mais il s’agit déjà d’un fait acquis pour les Palestiniens, qui se le représentent comme un cabinet à deux têtes, à juger par une manifestation à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, dans le cadre d’une nouvelle «journée de la colère» organisée vendredi par l’ensemble des mouvements palestiniens. Quelque 2 000 manifestants ont ainsi brûlé un mannequin, censé symboliser le cabinet d’union nationale, affublé de deux têtes, l’une étant celle de M. Barak et l’autre de M. Sharon. Un gouvernement Sharon avec M. Barak à la Défense «ne pourra pas rétablir la sécurité et la stabilité, mais juste le contraire», a ajouté M. Hellis. Pour M. Abed Rabbo, M. Barak et l’ancien Premier ministre travailliste Shimon Peres, pressenti pour le poste de ministre des Affaires étrangères, donneront plus de crédibilité à un gouvernement de droite. «Barak passera à Sharon sa politique de terrorisme envers les Palestiniens et Peres travaillera à la justifier au monde», a-t-il affirmé, confirmant l’inquiétude provoquée chez les Palestiniens par la nouvelle donne politique en Israël.
Les dirigeants palestiniens ont réagi négativement vendredi à l’annonce de la prochaine formation d’un gouvernement d’union nationale en Israël, affirmant que cela mettait fin à tout espoir d’une reprise des négociations. Un tel gouvernement «ferme la porte» à toute possibilité de reprendre le processus de paix, a déclaré le ministre palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo. Le programme de ce gouvernement n’a pas encore été entièrement mis au point, car plusieurs divergences subsistent entre les deux partis, le Likoud de M. Sharon et le Parti travailliste de M. Barak. M. Abed Rabbo a indiqué que les Palestiniens avaient été informés par les Travaillistes que ceux-ci s’étaient ralliés à l’idée centrale de M. Sharon concernant les négociations, à savoir la recherche d’un «accord...