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Actualités - Chronologies

L’armée élimine un officier - de la garde personnelle d’Arafat

L’armée israélienne a assassiné hier dans un raid par hélicoptère un officier de la garde personnelle du président Yasser Arafat dans le cadre de sa politique d’élimination de Palestiniens qu’elle soupçonne d’avoir perpétré des attentats anti-israéliens. Cet assassinat porte à une vingtaine le nombre de victimes de cette politique d’élimination depuis novembre. Immédiatement après la diffusion de la nouvelle de cet assassinat, M. Barak a immédiatement envoyé un message de félicitations à l’armée et aux services de sécurité, affirmant que cet assassinat constituait «un avertissement clair à tous ceux qui envisageraient de s’attaquer à des Israéliens». Massoud Ayyad, 50 ans, un commandant de la Force 17, la garde prétorienne de M. Arafat, a été tué lorsqu’un hélicoptère d’assaut israélien a attaqué le véhicule qu’il conduisait près du camp de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza. D’après les témoins, l’attaque a été effectuée par un hélicoptère Apache qui a tiré cinq roquettes alors que le véhicule était arrêté à un feu rouge. L’armée a affirmé, dans un communiqué, que Massoud Ayyad était en fait un agent du mouvement chiite libanais Hezbollah. Mais le ministre palestinien de la Justice, Freih Abou Meddeine, a qualifié d’«énorme mensonge» cette accusation, assurant que la victime était un membre du Fateh, le mouvement de M. Arafat, et dénoncé ce qu’il a qualifié de «terrorisme d’État» et de «crime de guerre». C’est la première fois, depuis le début de l’intifada fin septembre, que l’armée israélienne affirme avoir tué un agent du Hezbollah, le mouvement qui constitua le fer de lance de la lutte contre l’occupation israélienne du Liban-Sud. Selon l’armée, Massoud Ayyad «dirigeait une organisation palestinienne dangereuse du Hezbollah à Gaza et a mené un grand nombre d’attaques terroristes». Les deux principales ont été, selon ce communiqué, le tir d’obus de mortier contre la colonie juive de Netzarim à Gaza le 30 janvier et le 10 février. Massoud Ayyad, qui aurait été au Liban l’été dernier, «maintenait des contacts réguliers avec des responsables du Hezbollah qui l’activaient pour perpétrer des attaques terroristes à Gaza» et avait été «impliqué dans la préparation et une tentative d’enlèvement de soldats israéliens», a poursuivi l’armée. Il dirigeait «une cellule terroriste» à laquelle appartenait son fils Nasser, détenu en Israël. Sur les cinq actions imputées par l’armée à Massoud Ayyad depuis le 24 décembre, aucune n’a fait de victime. L’armée l’a aussi accusé de s’être livré au trafic d’armes et de drogue. La première cible de cette politique d’exécutions sommaires, Hussein Abayat, chef de la milice du Fateh pour le sud de la Cisjordanie, avait été éliminé en novembre dans des circonstances identiques à la mort de Massoud Ayyad: un missile tiré par un hélicoptère d’assaut avait pulvérisé son véhicule. Deux passantes palestiniennes avaient également péri dans l’attaque.
L’armée israélienne a assassiné hier dans un raid par hélicoptère un officier de la garde personnelle du président Yasser Arafat dans le cadre de sa politique d’élimination de Palestiniens qu’elle soupçonne d’avoir perpétré des attentats anti-israéliens. Cet assassinat porte à une vingtaine le nombre de victimes de cette politique d’élimination depuis novembre. Immédiatement après la diffusion de la nouvelle de cet assassinat, M. Barak a immédiatement envoyé un message de félicitations à l’armée et aux services de sécurité, affirmant que cet assassinat constituait «un avertissement clair à tous ceux qui envisageraient de s’attaquer à des Israéliens». Massoud Ayyad, 50 ans, un commandant de la Force 17, la garde prétorienne de M. Arafat, a été tué lorsqu’un hélicoptère d’assaut israélien...