Colin Powell souhaite « nuancer » - la politique US envers l’Iran
le 19 janvier 2001 à 00h00
Le futur secrétaire d’État américain Colin Powell a indiqué que Washington pourrait «nuancer» sa politique envers l’Iran, soulignant que «les Iraniens ne sont pas nos ennemis». M. Powell, qui s’exprimait devant le Sénat en vue de sa confirmation dans ses futures fonctions, a reconnu que les États-Unis avaient toujours «de sérieuses divergences» avec l’Iran sur des sujets comme les armes de destruction massive, le terrorisme ou les droits de l’homme. Le prochain chef de la diplomatie américaine a toutefois souligné que le pays connaissait de profonds changements, relevant que le président réformateur Mohammad Khatami avait été élu «parce que le peuple d’Iran attend plus de modération et d’ouverture». «Les Iraniens ne sont pas nos ennemis, nous voulons essayer de leur rendre la vie meilleure» et de «les ramener dans le monde qui les attend», a ajouté M. Powell. Dans des remarques écrites, distribuées en marge de son audition, M. Powell a souligné «les changements importants qui surviennent de l’intérieur» dans la République islamique. Les divergences avec Téhéran ne doivent pas empêcher «un commerce plus normal et un dialogue accru», a-t-il souligné dans ce texte. Les États-Unis et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980 au cours de la prise en otage du personnel de l’ambassade américaine de Téhéran lors de la révolution islamique. L’Iran a de surcroît été placé sous embargo économique total par les États-Unis, qui ont toutefois assoupli ce dispositif l’an dernier pour en exclure certains produits non pétroliers comme les tapis, le caviar et les pistaches. Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi avait appelé mardi le président élu George W. Bush, qui prendra ses fonctions samedi, de «revenir sur la politique» américaine de Bill Clinton et de «franchir une étape décisive» dans ses relations avec Téhéran. L’Administration Bush est «dans une phase propice pour rectifier sa politique régionale, en particulier vis-à-vis de l’Iran, d’autant plus que l’opinion publique et les grandes firmes américaines sont désormais ouvertement opposées aux sanctions contre l’Iran», avait déclaré M. Kharazi.
Le futur secrétaire d’État américain Colin Powell a indiqué que Washington pourrait «nuancer» sa politique envers l’Iran, soulignant que «les Iraniens ne sont pas nos ennemis». M. Powell, qui s’exprimait devant le Sénat en vue de sa confirmation dans ses futures fonctions, a reconnu que les États-Unis avaient toujours «de sérieuses divergences» avec l’Iran sur des sujets comme les armes de destruction massive, le terrorisme ou les droits de l’homme. Le prochain chef de la diplomatie américaine a toutefois souligné que le pays connaissait de profonds changements, relevant que le président réformateur Mohammad Khatami avait été élu «parce que le peuple d’Iran attend plus de modération et d’ouverture». «Les Iraniens ne sont pas nos ennemis, nous voulons essayer de leur rendre la vie meilleure» et de...
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