Beyrouth accueillera les 20 et 21 mars prochain une conférence sur «la transparence, normes et gestions de risques au sein des institutions financières islamiques» qui se tiendra à l’hôtel Phoenicia. C’est ce qu’a annoncé, hier, lors d’une conférence de presse, le ministre des Finances, Fouad Siniora, accompagné de Cheik Ibrahim ben Khalifa el-Khalifa, président du conseil pour le développement au sein de l’organisation financière islamique (AAOIFI), et du Dr Réfat Abdel-Karim, secrétaire général de cette institution. Tous deux venus spécialement de Bahreïn pour le lancement officiel de cette réunion. Ce congrès est organisée par la Banque islamique pour le développement (BID), la Banque du Liban (BdL), l’Institution de l’apurement des comptes des établissements financiers islamiques (AAOIF) et par IBAG «International Business Alliance Group», une société basée à Beyrouth et spécialisée dans l’organisation de tels événements. L’intérêt est banni dans le système bancaire islamique, conformément à la chari’a qui interdit l’usure. Les banques islamiques sont donc des banques de dépôts dont l’essentiel de leurs activités provient d’investissements dans des projets. Les gains sont ensuite distribués aux déposants. La conférence est un moyen de promouvoir les activités des banques islamiques et d’expliquer ses mécanismes de fonctionnement. Elle viserait aussi à faciliter l’obtention par la BID d’une licence auprès de la BdL. Selon M. Siniora, les thèmes qui seront abordés intéressent également les autres banques commerciales. Beaucoup de ministres et de hauts responsables sont attendus à Beyrouth, notamment les ministres des Finances de Bahreïn et de Jordanie, les gouverneurs des banques centrales du Soudan et du Pakistan et un bon nombre d’experts internationaux. Ceux-ci interviendront sur un des trois volets de la conférence : la transparence, les moyens de contrôle ou l’analyse des risques financiers. Les investissements des institutions financières islamiques sont estimés à 140 milliards de dollars et augmentent à un taux de 15 à 20 % par an. Ils ne concernent pas uniquement les pays arabes mais sont répartis dans plus de 40 pays. Selon M. Siniora, ces investissements atteignent plus de 200 milliards de dollars. Un marché que ne veulent plus ignorer certaines grandes banques internationales. Ainsi, le groupe financier américain Citygroup sous la bannière de City Islamic Bank fait partie des principaux sponsors du prochain congrès.
Beyrouth accueillera les 20 et 21 mars prochain une conférence sur «la transparence, normes et gestions de risques au sein des institutions financières islamiques» qui se tiendra à l’hôtel Phoenicia. C’est ce qu’a annoncé, hier, lors d’une conférence de presse, le ministre des Finances, Fouad Siniora, accompagné de Cheik Ibrahim ben Khalifa el-Khalifa, président du conseil pour le développement au sein de l’organisation financière islamique (AAOIFI), et du Dr Réfat Abdel-Karim, secrétaire général de cette institution. Tous deux venus spécialement de Bahreïn pour le lancement officiel de cette réunion. Ce congrès est organisée par la Banque islamique pour le développement (BID), la Banque du Liban (BdL), l’Institution de l’apurement des comptes des établissements financiers islamiques (AAOIF) et par...
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