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Actualités - Chronologies

RUSSIE - Les services secrets de plus en plus présents - dans l’Administration Poutine

Nominations à des postes dirigeants d’anciens du KGB, retour à la chasse aux espions... les services secrets occupent de plus en plus le devant de la scène dans la Russie de Vladimir Poutine. Lui-même ancien agent du KGB, puis chef du FSB (successeur du KGB), le président Poutine a appelé au pouvoir de nombreux responsables des services secrets, à commencer par Sergueï Ivanov, le très influent chef du Conseil de sécurité. Dans les grandes régions administratives créées par Poutine, deux des sept super-préfets viennent du FSB : Gueorgui Poltavtchenko et Viktor Tcherkessov, ce dernier ayant été dénoncé par les intellectuels pour avoir réprimé la dissidence à l’époque soviétique. Les autres super-préfets comptent parmi leurs adjoints de nombreux représentants des «services» : 6 sur 32 dans la région de la Volga, relève le politologue Vladimir Pribylovski. C’est aussi à des spécialistes des services secrets que Poutine a confié le secteur des ventes d’armes. L’ancien chef du service d’analyse des services de renseignement extérieur (SVR), le général Mikhaïl Dimitriev, a été nommé vice-ministre de la Défense, chargé des exportations d’armes. Les deux agences chargées des ventes d’armes ont fusionné, avec pour nouveau dirigeant un autre représentant du SVR, Andreï Belianinov. D’autres nominations peuvent paraître plus surprenantes, comme celle du général Iouri Demine, ancien du KGB et du FSB, devenu vice-ministre de la Justice, et celle du chef du FSB pour l’Extrême-Orient russe, le général Sergueï Verevkine-Rokhalski, promu vice-ministre des Impôts. L’ancien chef du SVR Viatcheslav Troubnikov est devenu vice-ministre des Affaires étrangères et son ancien adjoint, Alexeï Chtcherbakov, vice-ministre des Communications. Cette dernière nomination est intervenue alors que la presse s’inquiétait d’un décret autorisant la surveillance de toutes les communications téléphoniques ou Internet et obligeant les fournisseurs d’accès à héberger à leur frais les systèmes de contrôle. L’arrivée au pouvoir de Poutine il y a un an a également relancé la traque aux espions. Quatre cents agents étrangers ont été démasqués en l’an 2000, selon le FSB qui a dénoncé «l’intensification des activités subversives des services étrangers en Russie».
Nominations à des postes dirigeants d’anciens du KGB, retour à la chasse aux espions... les services secrets occupent de plus en plus le devant de la scène dans la Russie de Vladimir Poutine. Lui-même ancien agent du KGB, puis chef du FSB (successeur du KGB), le président Poutine a appelé au pouvoir de nombreux responsables des services secrets, à commencer par Sergueï Ivanov, le très influent chef du Conseil de sécurité. Dans les grandes régions administratives créées par Poutine, deux des sept super-préfets viennent du FSB : Gueorgui Poltavtchenko et Viktor Tcherkessov, ce dernier ayant été dénoncé par les intellectuels pour avoir réprimé la dissidence à l’époque soviétique. Les autres super-préfets comptent parmi leurs adjoints de nombreux représentants des «services» : 6 sur 32 dans la région de la...