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Actualités - Chronologies

PHARMACIE - « Ni aphrodisiaque ni remède contre l’impuissance » - Viagra à l’indienne

Les marchés indiens se préparent au lancement de variantes locales du Viagra, mais les responsables de la santé lancent d’ores et déjà des mises en garde contre toute utilisation abusive du remède. Le Drug Controller of India (DCI), organisme national de contrôle des médicaments, a autorisé deux grandes entreprises pharmaceutiques, Ranbaxy Laboratories et Zydus Cadila Pharmaceuticals, à fabriquer et à commercialiser leurs propres versions du Viagra. Une demi-douzaine d’autres compagnies attendent des autorisations similaires. Cependant, le feu vert gouvernemental, attendu depuis longtemps, a été accompagné de mises en garde sans équivoque des milieux médicaux contre toute utilisation abusive du médicament. «Ce n’est ni un aphrodisiaque ni un remède contre l’impuissance sexuelle», a déclaré Sanjiv Malik, secrétaire général de l’Association médicale indienne. «La communauté médicale salue l’introduction d’une variante locale (du Viagra) qui sera disponible à des prix bien moins élevés, mais je voudrais souligner qu’il (le médicament) fournit simplement un soulagement temporaire à un dysfonctionnement érectile», a-t-il ajouté. Sur prescription Selon les laboratoires Ranbaxy, la taille du marché est estimée à environ 10 millions de dollars au cours des 12 prochains mois, les revenus étant susceptibles de doubler d’ici deux ou trois ans. Le Viagra, fabriqué par le géant américain Pfizer, coûte sur le marché noir, en Inde, entre 11 et 15 dollars pour 50 milligrammes, alors que la variante du médicament produit par Ranbaxy sera vendue 20 roupies, soit 44 cents. L’Inde compte plus d’un milliard d’habitants, et des millions d’hommes souffrent de dysfonctionnements érectiles sans en parler, précise un communiqué de Ranbaxy, qui a ouvert un site Internet fournissant des informations aux consommateurs et aux médecins. Selon le DCI, toutes les entreprises qui recevront l’autorisation de fabriquer et de commercialiser des variantes locales du Viagra devront conserver méticuleusement l’ensemble des informations pertinentes liées à leurs activités, ce qui permettra de suivre les méthodes d’utilisation. «C’est une exigence réglementaire» pour un médicament qui n’est pas «de plaisir», a déclaré le chef du DCI, Ashwini Kumar. Il a ajouté que l’organisme de contrôle qu’il dirige avait publié des instructions très strictes rendant obligatoire la signature de prescriptions avant toute vente de médicaments. Comme pour le Viagra, les variantes locales ne sont pas recommandées aux personnes souffrant de problèmes cardiaques.
Les marchés indiens se préparent au lancement de variantes locales du Viagra, mais les responsables de la santé lancent d’ores et déjà des mises en garde contre toute utilisation abusive du remède. Le Drug Controller of India (DCI), organisme national de contrôle des médicaments, a autorisé deux grandes entreprises pharmaceutiques, Ranbaxy Laboratories et Zydus Cadila Pharmaceuticals, à fabriquer et à commercialiser leurs propres versions du Viagra. Une demi-douzaine d’autres compagnies attendent des autorisations similaires. Cependant, le feu vert gouvernemental, attendu depuis longtemps, a été accompagné de mises en garde sans équivoque des milieux médicaux contre toute utilisation abusive du médicament. «Ce n’est ni un aphrodisiaque ni un remède contre l’impuissance sexuelle», a déclaré Sanjiv Malik,...