Le président du Parlement, Nabih Berry, dans son bureau à Aïn el-Tiné lors de la réception du diplomate français Stéphane Séjourné, le 28 avril 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le président du Parlement Nabih Berry a réaffirmé mardi son attachement à un « cessez-le-feu complet », estimant que le retrait du Hezbollah du sud du Litani devrait intervenir « parallèlement » à un retrait total israélien de la région et au retour des habitants. « Ce qu’on appelle des zones pilotes est inacceptable pour moi », a-t-il martelé, au lendemain d’un entretien avec l’ambassadeur des États-Unis Michel Issa, lequel avait indiqué avoir « clarifié » certains points relatifs à ce dispositif au cours de ses discussions avec M. Berry.
Un accord de cessez-le-feu avait été conclu au terme du quatrième round de négociations israélo-libano-américaines à Washington, les 2 et 3 juin derniers. Le président de la Chambre, tout comme son allié le Hezbollah, ont rejeté cet accord, le qualifiant « d’injuste ». M. Issa a souligné que « les zones-pilotes proposées dans le cadre de cet accord, seraient ouvertes au retour de leurs habitants, sous la protection de l’armée libanaise et à l’abri des frappes israéliennes ». Selon l'accord, l'armée israélienne et le Hezbollah devront se retirer de ces zones, parallèlement à un déploiement de l'armée libanaise.
Par ailleurs, la présidence libanaise a indiqué mardi que le chef de l’État Joseph Aoun a été informé par le chef de la délégation libanaise aux négociations à Washington, l'ambassadeur Simon Karam, du déroulement de la dernière séance de pourparlers avec la partie israélienne au département d’État. Le diplomate a également présenté au président les préparatifs en cours en vue de la prochaine réunion, prévue le 22 juin. Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi reçu M. Karam mardi. Ils ont discuté de la nécessité de consolider le cessez-le-feu, d’engager la mise en œuvre des « zones pilotes », d’y déployer l’armée libanaise et de permettre le retour des habitants, dans le cadre d’un retrait israélien vers les frontières internationales reconnues.
La présidence libanaise a aussi fait savoir que M. Aoun a examiné mardi la situation générale au Liban et dans la région au cours d’un appel téléphonique avec le président français Emmanuel Macron. L’entretien a porté sur l’évolution des négociations tripartites à Washington, « en vue de mettre fin à l’escalade militaire et à rétablir le calme et la stabilité sur le territoire libanais », a souligné la présidence. Selon cette dernière, le président Macron a réaffirmé « le soutien de la France au Liban et à son peuple ». M. Aoun l’a remercié « pour l’aide apportée par la France au Liban et aux Libanais dans les circonstances difficiles que traverse le pays ».


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