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Actualités - Chronologie

Polémique sur le drapeau des Confédérés au coeur du vieux Sud américain

Pour les défenseurs des droits civiques, il incarne la survivance du racisme qui a marqué l’histoire du sud des États-Unis. Pour les responsables politiques de la Caroline du Sud, il commémore la fierté sudiste. Près de 140 ans après la guerre de Sécession, le drapeau des Confédérés suscite toujours la polémique. L’Association nationale pour la promotion des gens de couleur (NAACP) a appelé au boycott économique de la Caroline du sud mi-juillet lors de sa convention nationale à New York, pour sanctionner cet État qui continue de hisser le drapeau au sommet de la maison du gouvernement dans sa capitale, Columbia. Frappé d’une croix bleue à treize étoiles blanches sur un fond rouge, l’emblème confédéré provient de la guerre de Sécession (1861-1865). «La place de ce drapeau est dans un musée, et non au sommet de la maison d’un État parce qu’il représente trop de choses négatives et qu’il offense certaines personnes (...)», a estimé cette semaine le président de la Southern Christian Leadership Coalition, Martin Luther King III. «Je vois le rouge, le blanc et le bleu et le sang du sacrifice qui a été versé pendant la bataille et le peuple qui a brandi ce drapeau. Je ne vois pas le blanc et le noir. Je ne vois pas le racisme», a répondu un sénateur républicain de l’État, Glen McConnell. Une réunion qualifiée «d’entretien très productif» par un responsable de la NAACP, Nelson Rivers III, avait eu lieu lundi entre le gouverneur démocrate de la Caroline du sud, Jim Hodges, et des responsables de l’association. M. Hodges estime que le boycott économique n’est pas une tactique appropriée à la situation. «Je ne pense pas que ça marchera (ici). Je pense que cela tendra à nous diviser plutôt qu’à nous rassembler», a estimé le gouverneur, qui s’est toutefois prononcé cette semaine en faveur de l’enlèvement du drapeau confédéré. Les sanctions qui avaient frappé l’Arizona au début des années 90 ont de quoi faire réfléchir les autorités de Columbia. L’État avait alors été pénalisé pour avoir supprimé le jour férié en l’honneur de Martin Luther King. Les responsables du Super Bowl 1993 avaient décidé de l’organiser ailleurs et le montant du manque à gagner touristique s’était élevé à quelque 256 millions de dollars. «Le tourisme rapporte 6,5 milliards de dollars à l’État, dont deux milliards et demi sont générés par la communauté noire. Si cette communauté décide de ne plus dépenser ses dollars, alors le changement se fera sentir», estime Martin Luther King III. Depuis quatre ans, les performances économiques de la Caroline du sud, jusqu’ici un petit État languissant du sud des États-Unis (3,5 millions d’habitants), surpassent les prévisions les plus optimistes et en ont fait un des moteurs du renouveau économique du sud-est du pays. Le développement économique rapide de la Caroline du Sud pèse, selon les chiffres du département du commerce, 22,4 milliards de dollars d’investissements, 110 000 nouveaux emplois, 18,5 milliards investis en biens d’équipement et 8,8 milliards de dollars investis par des entreprises internationales.
Pour les défenseurs des droits civiques, il incarne la survivance du racisme qui a marqué l’histoire du sud des États-Unis. Pour les responsables politiques de la Caroline du Sud, il commémore la fierté sudiste. Près de 140 ans après la guerre de Sécession, le drapeau des Confédérés suscite toujours la polémique. L’Association nationale pour la promotion des gens de couleur (NAACP) a appelé au boycott économique de la Caroline du sud mi-juillet lors de sa convention nationale à New York, pour sanctionner cet État qui continue de hisser le drapeau au sommet de la maison du gouvernement dans sa capitale, Columbia. Frappé d’une croix bleue à treize étoiles blanches sur un fond rouge, l’emblème confédéré provient de la guerre de Sécession (1861-1865). «La place de ce drapeau est dans un musée, et non au...