Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth: la livre libanaise toujours recherchée

La livre libanaise continuait à être recherchée sur le marché des changes de Beyrouth à des fins de placement en bons du Trésor. Ce mouvement devait donc peser sur le dollar qui n’a pu se maintenir, hier, en l’état que grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à l’achat de tous les excès d’offre du billet vert à 1 502,00 LL tout en le proposant à la vente à 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 502,10 LL en l’absence souvent de contreparties à l’achat en dehors d’elle, à en croire les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier est resté généralement modéré, ne dépassant pas quelque huit millions de dollars en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL. Nouvel affaiblissement du dollar À l’étranger, le dollar a évolué à la baisse dans des fourchettes étroites face aux principales devises, hier, sur les marchés des changes internationaux, pendant que le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, délivrait son témoignage sur la situation économique aux États-Unis devant la commission bancaire du Sénat. Celui-ci, après avoir présenté le même rapport que celui soumis la semaine dernière à la commission bancaire de la Chambre des représentants, s’est contenté d’inviter les sénateurs à repousser à plus tard de larges réductions d’impôts afin de pouvoir rembourser la dette américaine avec les excédents budgétaires prévus sur dix ans. Par cela, M. Greenspan a un peu déçu les marchés qui misaient sur ces réductions d’impôts afin de soutenir la croissance de l’économie américaine. Cela étant, la monnaie unique européenne, qui avait reperdu du terrain face au dollar dans la matinée sous l’effet notamment de données moins bonnes que prévu sur la progression de la masse monétaire (M3) dans la zone euro qui n’a augmenté que de 5 % au mois de juin en taux annualisé, après une croissance révisée de 5,3 à 5,2 % en mai, ne tardait pas à renouer avec la hausse après l’intervention de Greenspan. Toutefois, sa reprise continuait à être freinée par les déclarations faites la veille par le président de la Bundesbank désigné, Ernst Welteke, affirmant qu’un euro trop fort risquerait d’affaiblir à nouveau les exportations européennes. Le yen est parvenu pour sa part à gagner un peu plus de terrain face au dollar, toujours en l’absence de nouvelles interventions de la Banque du Japon afin de freiner l’ascension de la devise nippone également compromettante pour la croissance de l’économie japonaise. Cela d’autant que la vigueur du yen trouvait appui dans des rumeurs selon lesquelles le gouvernement japonais s’apprêterait à annoncer un nouveau plan de relance économique par le biais de la fiscalité. Quant au sterling, il a continué à suivre avec le franc suisse l’évolution de l’euro face au dollar qui s’est négocié à New York, comme suit : – 1,0665 pour un euro contre 1,0620, la veille – 1,5975 pour un sterling contre 1,5910 – 1,8340 DM contre 1,8415 – 6,1505 FF contre 6,1770 – 1,4995 FS contre 1,5065 – 1 815,60 lires contre 1 824,85 – 116,10 yens contre 116,35. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere B Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie, hier, de la baisse des actions B de Solidere de 7 3/8 à 7 1/8 dollars, dans un marché très restreint et stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,29 % à 75,51 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 180,25 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un volume d’affaires faible sur la cote officielle avec 17 687 actions d’une valeur globale de 126 791 dollars, alors qu’en hors-Bourse, on a enregistré une application portant sur 126 984 actions C de la banque BEMO à 3,00 dollars chacune au lieu de 3 1/16 dollars sur le marché officiel. Volatilité de Wall Street après le discours de Greenspan À Wall Street, le témoignage du président de la Fed, Alan Greenspan, devant la commission bancaire du Sénat n’a pas apporté de nouvelles indications aux opérateurs boursiers sur l’intention des autorités monétaires américaines en matière de taux d’intérêt. Dans son intervention, M. Greenspan a de nouveau invité les sénateurs à repousser à plus tard de larges réductions d’impôts et à plutôt rembourser la dette publique américaine avec les excédents budgétaires prévus. «C’est le moment idéal pour réduire la dette publique et je dirais que si on ne peut pas le faire de façon significative maintenant, je ne vois pas à quel moment plus opportun on pourrait le faire», a déclaré M. Greenspan lors de son témoignage semi-annuel devant le Sénat. M. Greenspan a également affirmé, comme il l’avait déjà fait devant la Chambre des représentants la semaine dernière, que la Fed n’hésiterait pas à relever ses taux directeurs en cas de signe de reprise de l’inflation. Pourtant, après l’annonce hier par le département du Commerce que les commandes de biens durables n’auraient pas augmenté que de 0,3 % le mois dernier contre 0,8 % en mai alors qu’on s’attendait à une hausse de l’ordre de 1 %, les opérateurs boursiers ont continué sur la tendance positive amorcée la veille, dans la mesure que cette nouvelle statistique est venue exclure toute surchauffe économique génératrice d’inflation. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui avait commencé la séance d’hier en baisse, avec un plus bas à 10 925,85 points, s’est ensuite hissé jusqu’à un plus haut à 11 023,30 points, avant d’afficher en préclôture 10 980,62 points, en légère hausse de 1,58 point sur la veille, dans un marché volatil. Hausse des Bourses européennes De leur côté, les Bourses européennes ont terminé en progrès, hier, soulagées par le fait que les dernières déclarations d’Alan Greenspan au Congrès ne contenaient rien d’inquiétant pour les marchés. Elles ont été, en outre, soutenues par le ralentissement de la croissance de la masse monétaire (M3) dans la zone euro de 5,2 % en mai à 5,00 % le mois dernier, excluant toute crainte de durcissement de la politique monétaire européenne. À Paris, le CAC 40 a regagné 2,59 points à 4 428,71 points, FTSE 100 à Londres a pris 34,40 points à 6 297,20 points et le Xtra Dax à Francfort 5,40 points à 5 229,56 points. L’indice Eurotop 300 a pris 0,47 % à 1 280,32 points alors que l’Euro STOXX 50 a cédé 0,08 % à 3 684,64 points. Tokyo : nette reprise La Bourse de Tokyo a clôturé sur un rebond de 0,7 % mercredi, l’indice Nikkei gagnant 117,19 points à 17 579,91, après les dernières séances de baisse. L’indice élargi Topix a gagné 16,22 points à 1 450,33 points. Les échanges ont été modérés en l’absence d’incitations, 459 millions d’actions changeant de mains contre 462,5 millions mardi. Le marché s’était affiché à la baisse mardi, dernier jour la liquidation de juillet, dans un marché sans orientation. Le Nikkei ayant chuté de près de 1 000 points par rapport à son plus haut niveau de l’année – le 19 juillet –, les investisseurs pensent que le mouvement de consolidation après les fortes hausses de début juillet arrive en bout de course, selon des sources de marché. «En terme de prix, la correction a bien avancé», a indiqué un responsable de Tokyo Securities Co. Ltd. «Du coup, la baisse ne devrait pas faire passer l’indice Nikkei sous les 17 300 points», a-t-il ajouté. «Les investisseurs n’ont pas d’autre choix que de se concentrer sur les valeurs du secteur haute technologie et les exportatrices, les prévisions de bénéfices pour les entreprises du marché intérieur étant toujours indécises», a estimé un autre opérateur. «Quand des valeurs vedettes comme Fujitsu continuent à monter, les investisseurs achètent sans crainte». Le cours de l’action Fujitsu Ltd. a bondi de 320 yens soit 11,2 % à 3 190. Sony Corp. a terminé en hausse de 250 yens, soit 1,8 % à 14 020 yens bien que le marché s’attendît à une importante baisse des bénéfices pour le trimestre s’achevant en juin. Selon des résultats publiés peu avant la clôture, les bénéfices de Sony ont subi une importante chute de 55 % au cours du trimestre s’achevant en juin, mais les analystes s’attendaient à des chiffres plus mauvais. Dans le reste du secteur électronique grand public, Matsushita Electric Industrial Co. Ltd. a gagné 70 yens, soit 2,7 % à 2 670 et Sharp Corp. 56 yens, soit 3,7 % à 1 585. Nissan Motor Co. Ltd. a terminé en hausse de 72 yens, soit 11,7 % à 689 yens, sur fond d’espoir de retour aux bénéfices pour l’entreprise grâce à son partenaire Renault SA. Lundi et mardi, Nissan avait été l’action la plus échangée. Parmi les actions en baisse, Sega Enterprise Ltd. a perdu 107 yens, soit 6,3 % à 1 599 après la baisse par l’agence de notation Moody’s Investors Service de la note sur la dette à long terme de l’entreprise.
La livre libanaise continuait à être recherchée sur le marché des changes de Beyrouth à des fins de placement en bons du Trésor. Ce mouvement devait donc peser sur le dollar qui n’a pu se maintenir, hier, en l’état que grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à l’achat de tous les excès d’offre du billet vert à 1 502,00 LL tout en le proposant à la vente à 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 502,10 LL en l’absence souvent de contreparties à l’achat en dehors d’elle, à en croire les cambistes de la place. Selon ces...