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Une visite "longtemps attendue" au Cameroun pour aujourd'hui

Le Cameroun, qui reçoit le président Jacques Chirac samedi et dimanche, s’est massivement mobilisé pour cette visite «longtemps attendue», et en espère un «resserrement des liens historiques» avec l’ancienne métropole, notamment sur le plan économique. Cette visite concrétise «les excellentes relations qui unissent le Cameroun et la France» et les «liens personnels de deux hommes, les présidents Jacques Chirac et Paul Biya, liés par une longue amitié», assure-t-on de source proche de la présidence. «C’est un événement majeur dans les relations entre nos deux pays», confirme le Pr Gervais Mendo Ze, directeur général de l’office de la radiotélévision camerounaise (CRTV), relevant que le Cameroun n’a pas vu de président français depuis 1983. Même dans l’opposition dominée par les anglophones des deux provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (environ 20 % des 13 millions de Camerounais), les sentiments plutôt mitigés d’habitude envers la France ont fait place à un intérêt nettement favorable, motivé notamment par le vœu du président français de peser pour une plus grande démocratisation. Critiques Le président du 1er parti d’opposition, John Fru Ndi, du Social democratic front (SDF, à dominante anglophone), qui reprochait il y a quelques jours à M. Chirac de «venir trop tard», a ainsi réclamé cette semaine pour ses militants «le droit d’acclamer le président français partout où il passera», aux côtés des délégations officielles et des nombreux groupes «socioculturels» du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). «Place nette pour le président Chirac», se félicitait de son côté un présentateur de la télévision en montrant les brigades de nettoyage dans les rues des trois villes visitées, Douala, la capitale économique, Yaoundé, la capitale politique et Gaoura, la grande cité du Nord. La mobilisation a également atteint certaines agglomérations où le président français ne passera pas, afin de pouvoir diriger au bon moment sur les villes visitées le maximum de groupes d’acclamation. Certains Camerounais soulèvent toutefois des critiques contre cette visite, «effectuée vite un week-end, après 16 ans d’absence», et contre la France jugée soit «trop engagée aux côtés des régimes autoritaires de ce pays», soit suspecte de «vouloir juger le Cameroun, pays africain, selon des critères occidentaux», notamment en matière de droits de l’homme. Enfin, dans les milieux économiques, on se réjouit de la présence annoncée d’une quarantaine d’hommes d’affaires français avec le président Chirac, à l’heure où le Cameroun connaît une embellie économique et veut tirer le meilleur parti de ses privatisations ou de gros projets comme le pipe-line et le terminal pétrolier du port de Kribi destinés à l’exploitation du pétrole tchadien.
Le Cameroun, qui reçoit le président Jacques Chirac samedi et dimanche, s’est massivement mobilisé pour cette visite «longtemps attendue», et en espère un «resserrement des liens historiques» avec l’ancienne métropole, notamment sur le plan économique. Cette visite concrétise «les excellentes relations qui unissent le Cameroun et la France» et les «liens personnels de deux hommes, les présidents Jacques Chirac et Paul Biya, liés par une longue amitié», assure-t-on de source proche de la présidence. «C’est un événement majeur dans les relations entre nos deux pays», confirme le Pr Gervais Mendo Ze, directeur général de l’office de la radiotélévision camerounaise (CRTV), relevant que le Cameroun n’a pas vu de président français depuis 1983. Même dans l’opposition dominée par les anglophones des...