Nantes poursuivra mercredi face à Nîmes, en demi-finale de la Coupe de France, son chemin sur la voie royale qui s’est ouverte devant lui depuis qu’il est le dernier club de l’élite qualifié dans la compétition. Scotché à la 7e place de première division, les Canaris n’ont plus gagné une rencontre depuis sept journées de championnat et tendent surtout leurs efforts vers la seule Coupe de France, synonyme de qualification pour la Coupe de l’Uefa. «Il serait inutile de le cacher, mais ce n’est pas la seule explication à nos résultats assez moyens en championnat. En fait, il nous manque le dixième de seconde qui faisait la différence dans nos séquences de jeu», précise Raynald Denoueix. L’entraîneur nantais y voit une raison de plus pour rejeter le statut de favori, comme il le fait avec constance depuis quelques semaines. «À ce stade de la Coupe, la hiérarchie ne compte plus. Sur un match, il faut tout donner. Si on passe à côté, il n’y a pas de séance de rattrapage», explique-t-il. Pour soigner son profil bas, le FC Nantes avance également l’absence d’Antoine Sibierski, son meneur de jeu blessé contre Metz samedi (0-0). C’est le jeune Charles Devineau qui devrait le remplacer, Salomon Olembé retrouvant une place de titulaire sur le flanc gauche de la défense. Enfin, pour compléter ce tableau, les Nantais évoquent l’environnement de cette rencontre, qui se jouera à une heure inédite pour cause de retransmission télévisée. Recroquevillés «Faire jouer un tel match un mercredi à 17 heures, c’est ahurissant. Combien de gens sont disponibles à une telle heure ?» protestent les dirigeants nantais. Les faits semblent d’ailleurs confirmer ces craintes puisque 7 500 billets seulement ont été vendus lors des réservations. Le club a offert 5 000 places à des demandeurs d’emplois pour espérer atteindre une affluence comprise entre 15 et 20 000 spectateurs. S’appuyant sur le même argument, Serge Delmas, l’entraîneur gardois, parle de «fête un peu gâchée par l’horaire». Pour son club, 12e du championnat de D2, qui visait avant tout le maintien cette saison, cette demi-finale est un bonus. «Cette rencontre, c’est tout bénéfice», déclare l’entraîneur. Le maintien a été acquis grâce à un dispositif qui fait la part belle à la défense, au moins à l’extérieur où Nîmes évolue avec cinq défenseurs et deux attaquants seulement. Pour cette demi-finale, le club gardois ne devrait pas déroger à cette règle de prudence car «techniquement, il n’y a pas photo». «C’est vrai, nous misons souvent sur l’opposition attaque-défense. Contre une équipe qui joue vite, il ne s’agit pas d’offrir des boulevards. Pour autant, on ne s’interdira pas de jouer», précise Serge Delmas. La probabilité de retrouver des Crocodiles recroquevillés est d’autant plus grande que Stan Karwat, le gardien de but titulaire, est incertain. Dans toute l’histoire du club, Nîmes a disputé trois finales de Coupe de France en 1958, 1961 et en 1996 contre Auxerre et cinq des joueurs gardois battus par l’équipe de Guy Roux figurent encore dans l’effectif. Cette finale de 1996 reste le plus bel exploit du club puisqu’il fut le premier club de troisième division à se hisser en finale du trophée. Nantes a de son côté disputé six finales, n’en gagnant qu’une, en 1979. Il existe par ailleurs un précédent dans les confrontations entre Canaris et Crocodiles à ce stade de la compétition : en 1973, les Nantais s’étaient imposés 3-0 au match aller, le retour à Nîmes s’étant soldé par un match nul 0-0.
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