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Actualités - Reportages

Variétés Bécaud : des chansons de toutes les couleurs (photos)

Accompagné de son orchestre, Monsieur 100 000 volts s’est produit, durant le week-end pascal, au Beirut Hall, Sin el-Fil. De «Je t’appartiens» à «Je reviens te chercher» en passant par «Desperado», «Le petit oiseau de toutes les couleurs» ou «Nathalie» Bécaud a fait alterner, durant 90 minutes, émotion, poésie et clins d’œil facétieux. Il a certes un peu perdu de son voltage, mais le courant passe toujours avec le public. Composé en grande majorité de nostalgiques. Coup d’envoi par une drôle d’annonce faite par aboyeur : «Le spectacle se déroulant sans entracte, il est conseillé de prendre ses précautions» ! Les cinq musiciens apparaissent ensuite et se placent un par un. Puis Bécaud déboule sur scène, fidèle à lui-même, souriant, le cheveu argenté, bronzé, portant l’éternelle cravate à pois sur costume bleu. Il s’assied devant son piano, à la jambe avant raccourcie, et entame son récital par «Je t’appartiens», «Un peu d’amour et d’amitié», «Quand il est mort le poète». Applaudissements. Que M. Bécaud s’empresse de nourrir d’un geste de la main, «plus, plus» ! Avec «Orly» et «Un petit oiseau de toutes les couleurs», la salle s’échauffe. Il s’avance sur scène, s’adresse à une dame au premier rang, mime ses bras croisés, lui demande de les décroiser, d’applaudir. «Monsieur 100 000 volts» assure toujours magnifiquement, comme on dit dans le métier. Sa présence sur scène est fascinante. Il chante, gesticule, hurle dans le micro, pianote quelques notes, court fumer quelques bouffées en coulisse, revient l’air cabotin, plaisante avec le public. Puis, sous des lumières rougeoyantes, c’est «Desperado», un de ses récents tubes, qu’il interprète avec fougue. Avant de revenir à plus de douceur et de nostalgie avec «C’est en septembre». Deux pas de tango, deux pas de polka, pour accompagner «Le jour où la pluie viendra» et «La corrida». En baladin des temps modernes, Gilbert Bécaud jongle entre rythmes nouveaux et music-hall. Sur fond de guitares, de synthétiseur, de percussion, de saxophone et de flûte, il flirte entre interprétation classique et nouvelles adaptations. Séquence émotion avec «L’indifférence», «Le bain de minuit», «La solitude, ça n’existe pas», «Je reviens te chercher», que le public bisse. Enthousiasme avec «Nathalie» que la salle reprend en chœur, comme avec «Et maintenant». C’est la clôture : M. Bécaud salue et fait mine de se retirer. Standing ovation de la salle. À qui l’artiste offre en rappel «L’important c’est la rose». Les briquets s’allument, tout le monde chante et applaudit un chanteur qui ne laisse pas indifférent…
Accompagné de son orchestre, Monsieur 100 000 volts s’est produit, durant le week-end pascal, au Beirut Hall, Sin el-Fil. De «Je t’appartiens» à «Je reviens te chercher» en passant par «Desperado», «Le petit oiseau de toutes les couleurs» ou «Nathalie» Bécaud a fait alterner, durant 90 minutes, émotion, poésie et clins d’œil facétieux. Il a certes un peu perdu de son voltage, mais le courant passe toujours avec le public. Composé en grande majorité de nostalgiques. Coup d’envoi par une drôle d’annonce faite par aboyeur : «Le spectacle se déroulant sans entracte, il est conseillé de prendre ses précautions» ! Les cinq musiciens apparaissent ensuite et se placent un par un. Puis Bécaud déboule sur scène, fidèle à lui-même, souriant, le cheveu argenté, bronzé, portant l’éternelle cravate à...