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Actualités - Chronologie

Les frontaliers daghestanais soutiennent Moscou et la guerre

Traumatisés par la rébellion islamiste d’août dernier dans leur république du Daghestan, les habitants du village de Botlikh soutiennent totalement l’opération menée actuellement par les Russes en Tchétchénie, et s’apprêtent à voter massivement pour le parti au pouvoir dimanche prochain. Botlikh est le chef-lieu du district du même nom, où les rebelles tchétchènes se sont emparés de plusieurs villages avant d’être chassés par les Russes au prix de durs combats. «Si les Russes n’étaient pas intervenus, aujourd’hui nous ne serions plus libres», estime Temirkhan Vibirov, président de l’Association sportive du district de Botlikh, une région qu’a visitée hier le président en exercice de l’OSCE, le Norvégien Knut Vollebaek. Niché dans les montagnes du Caucase, Botlikh accueille aujourd’hui de nombreux réfugiés des villages bombardés lors des combats de l’été dernier, comme ceux de Tando, qui a été complètement rasé. La République indépendantiste de Tchétchénie est distante de moins de 10 km de Botlikh, de l’autre côté d’une ligne de crête enneigée. Depuis l’été dernier, et chaque jour, les hélicoptères patrouillent constamment la frontière, et les tirs d’entraînement des volontaires daghestanais résonnent dans ce paysage lunaire. L’attaque des islamistes, dirigés par le Tchétchène Chamil Bassaïev et le Jordanien Khattab, a été une surprise totale pour les habitants : «Nous avions régulièrement des échanges de matches amicaux, des fêtes communes, les Tchétchènes venaient ici vendre leurs produits... J’ai perdu un ami lors des combats pour Tando. Maintenant, il faudra plusieurs années pour que nous ayons à nouveau des contacts avec des Tchétchènes», raconte Temirkhan Vibirov. Tous les habitants interrogés sont unanimes pour soutenir la ligne officielle de Moscou : «Il faut liquider les bandits tchétchènes!» «Nous n’avons jamais invité Bassaïev ici. Les Tchétchènes ont voulu prendre notre terre. Nous soutenons la guerre menée par la Russie en Tchétchénie», explique une femme d’une quarantaine d’années, Patimat Matjidava. Les quelque 2 000 rebelles, qui ont envahi le Daghestan en août puis en septembre se réclamaient du wahhabisme (islam fondamentaliste) et voulaient créer un État islamiste indépendant de Moscou au Daghestan. «Je suis musulman et croyant, et ici on n’a pas besoin du wahhabisme», assure Temirkhan Vibirov. «Il y a toujours des concentrations de bandits dans les montagnes et à la frontière», s’inquiète l’adjointe du directeur de l’école de Botlikh, Asiat Mozoieva. L’école secondaire de Botlikh, qui compte 600 élèves, accueille également une centaine d’enfants réfugiés. Dans le bureau du directeur, Gabjisa Izmaïlov, la table de travail est jonchée d’affiches électorales de la coalition progouvernementale Unité, dirigée par le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou. «Choïgou est venu plusieurs fois ici. Poutine (le Premier ministre russe) aussi. Ils connaissent notre malheur, ils nous ont apporté de l’aide», explique le directeur de l’établissement. «Depuis les événements de l’été dernier, les salaires et les retraites sont enfin payés en temps et en heure, je suis sûr que la majorité de la ville va voter dimanche en majorité pour Unité», ajoute-t-il, approuvé par ses autres collègues professeurs. À l’aéroport de Makhatchkala, où Knut Vollebaek a été accueilli par le président du Daghestan Magomedali Magomedov, la seule affiche électorale est aussi celle de la coalition Unité, à laquelle le partisan le plus acharné de la guerre en Tchétchénie, Vladimir Poutine, a apporté son soutien, et qui a bondi dans les sondages.
Traumatisés par la rébellion islamiste d’août dernier dans leur république du Daghestan, les habitants du village de Botlikh soutiennent totalement l’opération menée actuellement par les Russes en Tchétchénie, et s’apprêtent à voter massivement pour le parti au pouvoir dimanche prochain. Botlikh est le chef-lieu du district du même nom, où les rebelles tchétchènes se sont emparés de plusieurs villages avant d’être chassés par les Russes au prix de durs combats. «Si les Russes n’étaient pas intervenus, aujourd’hui nous ne serions plus libres», estime Temirkhan Vibirov, président de l’Association sportive du district de Botlikh, une région qu’a visitée hier le président en exercice de l’OSCE, le Norvégien Knut Vollebaek. Niché dans les montagnes du Caucase, Botlikh accueille aujourd’hui de...