La beauté n’est pas uniquement une question de perfection des formes, de soins savants, de produits performants et de chirurgie miraculeuse. C’est aussi un rayonnement émanant de l’intérieur, une histoire de comportement. Il a fallu beaucoup de temps à l’Occident pour mettre son industrie et ses moyens technologiques au service de cette vérité, reconnue en Orient depuis les époques les plus reculées. Car si l’aromatothérapie esthétique devient de plus en plus un auxiliaire important en cosmétologie, l’usage des huiles essentielles choisies pour leurs vertus apaisantes et assouplissantes remonte bien loin dans l’histoire des peuples orientaux. Une marque célèbre de produits de beauté a mis au point trois formules d’huiles essentielles pour le bain relaxant et embellisseur. La formule A développe dans l’eau du bain les essences de romarin, de cyprès, d’origan et d’eucalyptus. Cette combinaison a également une légère action «affinante» sur la silhouette. La formule C s’adresse aux peaux atones et aux muscles fatigués. Elle agit donc contre l’affaissement et elle est à base de géranium, de thym, de sauge, de serpolet et de lavande. Relaxante, elle combat les problèmes de circulation, avec un mine resplendissante en prime. À signaler que la température d’un bain de beauté ne doit jamais dépasser les 37°. Un laboratoire concurrent propose pour les personnes pressées un gel de douche à base d’extraits de camomille, de pin, d’algues et de menthe. Ce mélange dynamise en même temps le corps et l’esprit. Une autre combinaison, sous forme de sels, plus savante, à partir d’essences de fleurs de coing, de jasmin, de rose thé, de cardamome, de thym chinois et de deux genres de thé (oo-long et y lang-ylang), produit un effet relaxant, euphorisant. Enrichie de ginseng, elle est également ravigotante. Pour le visage, les extraits de lavande associés aux extraits cellulaires apaisent et redonnent souplesse et éclat aux peaux malmenées, irritées ou ternes. Une Américaine, Marcia Kigore, a mis au point une ligne de dix soins pour le visage, tous ayant pour base l’action phytodynamique et celle des huiles essentielles. Toute sa démarche aurait pour objectif de combattre les effets du stress sur la peau. Son arme principale serait la combinaison de ses produits avec l’oxygène, complément d’actifs naturels. Sur ses pas, Shiseido, la grande marque de cosmétiques, a élaboré, à partir d’un mélange d’essences de fleurs exotiques, une ligne spéciale pour le bain «à fragrance active relaxante». De là à lancer des produits de beauté «zen» ou «nirvana», la distance n’est pas très longue. À moins qu’entre-temps ne naissent des temples de méditation cosmétiques et des prières aux effets embellisseurs. Il va sans dire que les droits d’entrée dans ces «grottes du micracle» ne seront pas à la portée des bourses plates.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La beauté n’est pas uniquement une question de perfection des formes, de soins savants, de produits performants et de chirurgie miraculeuse. C’est aussi un rayonnement émanant de l’intérieur, une histoire de comportement. Il a fallu beaucoup de temps à l’Occident pour mettre son industrie et ses moyens technologiques au service de cette vérité, reconnue en Orient depuis les époques les plus reculées. Car si l’aromatothérapie esthétique devient de plus en plus un auxiliaire important en cosmétologie, l’usage des huiles essentielles choisies pour leurs vertus apaisantes et assouplissantes remonte bien loin dans l’histoire des peuples orientaux. Une marque célèbre de produits de beauté a mis au point trois formules d’huiles essentielles pour le bain relaxant et embellisseur. La formule A développe dans l’eau...