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Actualités - Chronologie

Environnement L'industrie chimique pollue Selaata, dénonce Greenpeace

Greenpeace a ouvert hier le dossier de la pollution chimique de la côte de Selaata (Liban-Nord, près de Batroun) par la compagnie Lebanese Chemical Company (LCC). Des bouches d’égout provenant de l’usine déversent des tonnes de produits toxiques directement dans la mer. Le bureau de Greenpeace au Liban a révélé que «des tests effectués sur des échantillons prélevés dans la mer près de l’usine ont montré la présence de produits très toxiques, ce qui fait de LCC un pollueur majeur de la côte libanaise». Au cours d’une conférence de presse hier à Batroun par le porte-parole de Greenpeace au Liban, Ghassan Geara a déclaré : «Les résultats de nos échantillons analysés au laboratoire d’Exeter en Grande-Bretagne ont montré que l’eau de Selaata contient des métaux lourds comme le vanadium, le zinc et le cuivre». M. Geara, qui prenait la parole en présence de plusieurs présidents de municipalité de la région, a ajouté que la présence de vanadium était due au phosphate, utilisé pour la fabrication d’acide phosphorique et d’engrais. «Le vanadium s’accumule dans le métabolisme des poissons, a-t-il dit. Les personnes qui consomment ces poissons par la suite auront également de cette matière dans leur métabolisme. Les conséquences du vanadium sur le corps sont encore très peu connues, mais des malformations congénitales mineures ont été observées lors d’expériences en laboratoire sur des animaux. Par ailleurs, des hydrocarbures d’origine pétrolière ont été retrouvés à 20 mètres des bouches d’égout». Le porte-parole de Greenpeace a précisé que l’organisation a tenu depuis juillet 1998 plusieurs réunions avec les propriétaires de l’usine, MM. Antoine et Élias Doumit. «Bien qu’ils aient prétendu que LCC utilise des technologies avancées qui ne laissent pas de résidus toxiques, ils ont toujours refusé de donner de plus amples informations», a-t-il dit. Enfin, M. Geara a dénoncé «cette violation de la Convention de Barcelone (pour la protection de la Méditerranée) que le Liban devrait ratifier». Il a rappelé enfin que LCC stocke des produits toxiques en plein air.
Greenpeace a ouvert hier le dossier de la pollution chimique de la côte de Selaata (Liban-Nord, près de Batroun) par la compagnie Lebanese Chemical Company (LCC). Des bouches d’égout provenant de l’usine déversent des tonnes de produits toxiques directement dans la mer. Le bureau de Greenpeace au Liban a révélé que «des tests effectués sur des échantillons prélevés dans la mer près de l’usine ont montré la présence de produits très toxiques, ce qui fait de LCC un pollueur majeur de la côte libanaise». Au cours d’une conférence de presse hier à Batroun par le porte-parole de Greenpeace au Liban, Ghassan Geara a déclaré : «Les résultats de nos échantillons analysés au laboratoire d’Exeter en Grande-Bretagne ont montré que l’eau de Selaata contient des métaux lourds comme le vanadium, le zinc et le...