Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Cinéma La soirée des surprises

Coup de théâtre aux Oscars lors d’une soirée qui, par ailleurs, aura été riche en surprises : «Shakespeare in Love» a ravi le titre du meilleur film à «Saving Private Ryan». On l’avait espéré sans y croire, surtout après que Steven Spielberg eut obtenu l’Oscar du meilleur réalisateur. Il est rare, en effet, qu’une comédie soit lauréate, tout comme d’ailleurs un meilleur acteur parlant l’italien : Roberto Benigni. Les sept récompenses pour «Shakespeare in Love», c’était prévu, mais pas pour le meilleur film. L’Académie a réparé l’injustice de l’an dernier quand elle avait préféré Helen Hunt à Judi Dench dans «Mrs Brown». Judi, présente pour une fois, a reçu le trophée du meilleur second rôle féminin. «Je ne suis que huit minutes à l’écran, donc cela est un honneur que je ne mérite pas mais je vous en remercie quand même». Trop de modestie de la part de cette actrice exceptionnelle qui, malgré ses fameuses huit minutes, est étonnante de vérité dans le film et a subi quatre heures en maquillage, à chaque jour de tournage! Pour le reste, tout le monde s’attendait à la victoire de Marc Norman et Tom Stoppard pour le scénario, et surtout de Gwyneth Paltrow pour la meilleure actrice (présentée actuellement comme la nouvelle Grace Kelly) face à Cate Blanchett, elle aussi favorite. Blanchett méritait la récompense pour son rôle plus difficile mais, lorsqu’il s’est agi de départager deux héroïnes élizabéthaines, il semblait évident que l’Académic choisirait plutôt l’actrice américaine. Thin Red Zero «Saving Private Ryan» s’en sort quand même avec cinq récompenses, mais toutes techniques : cinématographie, effets spéciaux de son, bande sonore, montage et réalisation. Il est extrêmement rare que les trophées de meilleur film et réalisateur soient séparés. Cela n’était plus arrivé depuis qu’Oliver Stone avait gagné le prix de la meilleure mise en scène pour «Born on the 4th of July», l’année où «Driving Miss Daisy» avait remporté l’Oscar du meilleur film. Parmi les moments les plus intenses et controversés de la soirée, la «standing ovation» pour Elia Kazan malgré les nombreuses manifestations incitant les stars à ne pas l’applaudir. Le grand perdant reste «A Thin Red Line» de Terrence Malick qui n’a obtenu aucun Oscar bien que sept fois nominé. C’est peu pour un film qui méritait d’être au moins récompensé pour la mise en scène ou la cinématographie. Whoopi Goldberg s’est efforcée à coup de changements de tenues et de blagues «présidentielles» de détendre tant bien que mal l’atmosphère de cette soirée plus froide que de coutume et qui manquait un peu de divertissement. Heureusement qu’il y avait Roberto Benigni.
Coup de théâtre aux Oscars lors d’une soirée qui, par ailleurs, aura été riche en surprises : «Shakespeare in Love» a ravi le titre du meilleur film à «Saving Private Ryan». On l’avait espéré sans y croire, surtout après que Steven Spielberg eut obtenu l’Oscar du meilleur réalisateur. Il est rare, en effet, qu’une comédie soit lauréate, tout comme d’ailleurs un meilleur acteur parlant l’italien : Roberto Benigni. Les sept récompenses pour «Shakespeare in Love», c’était prévu, mais pas pour le meilleur film. L’Académie a réparé l’injustice de l’an dernier quand elle avait préféré Helen Hunt à Judi Dench dans «Mrs Brown». Judi, présente pour une fois, a reçu le trophée du meilleur second rôle féminin. «Je ne suis que huit minutes à l’écran, donc cela est un honneur que je ne...