Le président du syndicat des pêcheurs de Tyr, M. Mohammed Bawab, a déclaré que 550 familles, soit environ 3 000 personnes, vivent de la pêche. 225 embarcations sont ancrées au vieux port et leur nombre augmente tous les ans de 10 %. «Les pêcheurs du Liban en général, et de Tyr en particulier, vivent dans des conditions très difficiles, nous a déclaré M. Bawab. Ils sont rattachés au ministère de l’Agriculture qui a un budget dérisoire comme nous le savons. De plus, ils ne bénéficient d’aucune protection sociale. C’est vrai que le Conseil des ministres a décidé de les faire profiter du régime de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), mais rien n’a encore été fait pour concrétiser ce projet». L’organisation des pêcheurs en coopératives devrait cependant aider à améliorer leurs conditions de vie. M. Bawab préside d’ailleurs la section de Tyr de cette coopérative créée il n’y a pas très longtemps. Les programmes de soutien lancés par certaines organisations internationales contribuent aussi à alléger les souffrances des pêcheurs. Le Pnud a notamment financé un projet visant à remplacer les filets perdus ou endommagés par la marine israélienne. «Le facteur sécuritaire dû aux agressions israéliennes est le plus grave danger auquel les pêcheurs doivent faire face, ajoute M. Bawab. En février 1995, les Israéliens ont imposé un blocus hermétique au port de Tyr dans le but de faire pression sur le gouvernement libanais. Les pêcheurs n’ont pas pu prendre la mer pendant 13 mois». Après l’agression d’avril 1996, le blocus a été allégé. Les pêcheurs ont été autorisés à reprendre la mer, mais n’avaient pas le droit de s’aventurer à plus d’un kilomètre de la côte. Au fil des mois, cette dernière restriction a été levée. Aujourd’hui, ils peuvent s’enfoncer jusqu’à Bayyada. L’allègement du blocus a cependant été compensé par un renforcement des mesures prises contre les pêcheurs. «Dans les années 70 et 80, alors que les organisations palestiniennes lançaient des attaques à partir de la mer, la marine israélienne n’était pas aussi agressive. Les vedettes passaient et lançaient sur les barques des pêcheurs des œufs et des boîtes de conserve», conclut M. Bawab.
Le président du syndicat des pêcheurs de Tyr, M. Mohammed Bawab, a déclaré que 550 familles, soit environ 3 000 personnes, vivent de la pêche. 225 embarcations sont ancrées au vieux port et leur nombre augmente tous les ans de 10 %. «Les pêcheurs du Liban en général, et de Tyr en particulier, vivent dans des conditions très difficiles, nous a déclaré M. Bawab. Ils sont rattachés au ministère de l’Agriculture qui a un budget dérisoire comme nous le savons. De plus, ils ne bénéficient d’aucune protection sociale. C’est vrai que le Conseil des ministres a décidé de les faire profiter du régime de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), mais rien n’a encore été fait pour concrétiser ce projet». L’organisation des pêcheurs en coopératives devrait cependant aider à améliorer leurs conditions de...
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