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Actualités - Chronologie

Andrew Morton : un sulfureux récidiviste

L’ex-journaliste à scandales britannique Andrew Morton, auteur de la biographie autorisée de Monica Lewinsky, est un récidiviste ayant assis sa réputation sulfureuse et sa fortune sur un premier coup d’éclat : les confessions de Diana sur les affres de son mariage. Ce nouveau «coup de librairie» s’annonce une nouvelle fois juteux pour cet homme entré dans l’histoire de la presse britannique en rompant un jour l’embargo sur le discours du Trône que prononce chaque année la reine. Un crime de lèse-majesté en Grande-Bretagne. 400 000 exemplaires de «Monica’s Story», sorti hier jeudi en librairie, ont d’ores et déjà été imprimés pour le marché américain et 100 000 en Grande-Bretagne, sans compter les droits de publication des meilleures feuilles chèrement acquis par le tabloïde britannique «The Mirror». Le triomphe espéré auprès des lecteurs constitue aussi celui de la maison d’édition londonienne peu connue O’Mara, qui a réussi à «souffler» le best-seller à tous les géants du secteur aux États-Unis comme au Royaume-Uni. Andrew Morton aurait déjà perçu, selon les professionnels de l’édition, entre 400 000 et 500 000 dollars d’avance pour sa biographie à quatre mains. En attendant les royalties sur les ventes. L’homme, sans scrupules, sait s’y prendre pour transformer les pages qu’il noircit en or. L’ouvrage qui a fait sa gloire, «Diana, la véritable histoire», lui aurait rapporté quelque 10 millions de dollars à ce jour. Lors de sa première parution en 1992, l’ouvrage avait créé un séisme dans le royaume. Morton, sur la foi de ce qu’il présentait alors comme les confidences d’«amis» de la princesse de Galles, y révélait le naufrage de son «mariage du siècle» avec l’héritier du Trône : l’adultère de Charles, les crises de boulimie de Diana, ses tentatives de suicide et ses relations acrimonieuses avec le palais de Buckingham. Après la mort de son sujet, il n’avait pas hésité à révéler que la source n’était autre que Lady Di, ressuscitant du même coût l’engouement du public pour l’ouvrage. Mais plongeant tous les Windsor dans l’embarras. Cette révélation lui vaut l’inimitié durable des Spencer, la famille de Diana, et le mépris des associations de charité qu’elle parrainait. La Croix-Rouge a sèchement refusé un don de 415 000 dollars qu’il lui offrait. C’est au Daily Star qu’Andrew Morton a fait ses classes. Un tabloïde britannique bas de gamme auprès duquel son grand rival, le Sun, a des allures de publication paroissiale. Il avait pris ses distances avec le monde de la presse après l’impair sur le discours de la reine, qui a valu à un journaliste de la BBC – à l’origine des fuites – d’être congédié.
L’ex-journaliste à scandales britannique Andrew Morton, auteur de la biographie autorisée de Monica Lewinsky, est un récidiviste ayant assis sa réputation sulfureuse et sa fortune sur un premier coup d’éclat : les confessions de Diana sur les affres de son mariage. Ce nouveau «coup de librairie» s’annonce une nouvelle fois juteux pour cet homme entré dans l’histoire de la presse britannique en rompant un jour l’embargo sur le discours du Trône que prononce chaque année la reine. Un crime de lèse-majesté en Grande-Bretagne. 400 000 exemplaires de «Monica’s Story», sorti hier jeudi en librairie, ont d’ores et déjà été imprimés pour le marché américain et 100 000 en Grande-Bretagne, sans compter les droits de publication des meilleures feuilles chèrement acquis par le tabloïde britannique «The...