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Actualités - Chronologie

Khmers rouges Albright plaide pour un tribunal de l'Onu

Les hiérarques khmers rouges doivent être jugés par un tribunal international pour les crimes qu’ils ont commis lorsqu’ils étaient au pouvoir entre 1975 et 1979 , a affirmé jeudi à Bangkok le secrétaire d’État américain Madeleine Albright. «Nous tenons beaucoup à ce que ces dirigeants, les hauts responsables, soient traduits en justice», a assuré Mme Albright, à l’issue d’une visite de 48 heures en Thaïlande. «Nous soutenons un tribunal international», a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse. Elle a écarté la possibilité qu’un procès des khmers rouges puisse déstabiliser le Cambodge, comme dit le craindre le gouvernement de Phnom Penh. «Au contraire, a-t-elle dit, nous pensons que c’est la seule voie de la réconciliation». Les anciens rebelles ont averti à maintes reprises qu’ils n’accepteraient pas que leurs chefs soient jugés pour génocide et ont menacé de rallumer la guerre civile si on ne les laissait pas en paix dans leurs fiefs semi-autonomes de Pailin (Ouest) et Anlong Veng (Nord). Mercredi, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a demandé à l’Onu de reconsidérer sa recommandation de mettre en place un tribunal international pour juger les khmers rouges, en affirmant préférer une commission Vérité et Réconciliation sur le modèle sud-africain. «Une telle commission n’est pas un substitut pour un tribunal international», a rétorqué Mme Albright. Une commission des Nations unies a recommandé la création d’un tribunal international afin de juger les hiérarques polpotistes pour leur implication dans le génocide cambodgien. Le régime du Kampuchéa démocratique, le nom officiel de la dictature khmère rouge sous la férule de Pol Pot, est tenu pour responsable de la mort de près de deux millions de Cambodgiens entre 1975 et 1979. Une équipe de trois légistes mandatés par l’Onu avait enquêté en novembre au Cambodge sur les crimes de la terreur polpotiste (1975-79) et a remis le 23 février ses conclusions au secrétaire général des Nations unies. Le ministre cambodgien des Affaires étrangères, Hor Nam Hong, doit rencontrer M. Annan la semaine prochaine à New York pour discuter de la recommandation de l’Onu. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Surin Pitsuwan, a répété jeudi que la décision de poursuivre en justice les khmers rouges «est du ressort des dirigeants cambodgiens».
Les hiérarques khmers rouges doivent être jugés par un tribunal international pour les crimes qu’ils ont commis lorsqu’ils étaient au pouvoir entre 1975 et 1979 , a affirmé jeudi à Bangkok le secrétaire d’État américain Madeleine Albright. «Nous tenons beaucoup à ce que ces dirigeants, les hauts responsables, soient traduits en justice», a assuré Mme Albright, à l’issue d’une visite de 48 heures en Thaïlande. «Nous soutenons un tribunal international», a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse. Elle a écarté la possibilité qu’un procès des khmers rouges puisse déstabiliser le Cambodge, comme dit le craindre le gouvernement de Phnom Penh. «Au contraire, a-t-elle dit, nous pensons que c’est la seule voie de la réconciliation». Les anciens rebelles ont averti à maintes reprises qu’ils...