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Actualités - Reportages

Une meilleure deuxième partie

Cannes, de Raya Abi-Rached Si, durant les premiers jours du Festival, les journalistes étaient déçus de ne voir que de mauvais films, la situation s’est bien améliorée depuis samedi dernier sur la Croisette, grâce notamment à des noms comme Winterbottom, Almodovar, Agoyan, Jarmush et Robbins dont les films répondent bien aux attentes du public. Cette année, c’est véritablement Catherine Zeta-Jones, la révélation du Festival de Cannes, star incontestée pour son glamour et sa beauté, qui est venue présenter aux côtés d’une légende nommée Sean Connery le Entrapment de Jon Amiel. Sublime, c’est le moins que l’on puisse dire de cette actrice galloise, révélée depuis sa prestation dans The Mask of Zorro. Mais elle n’en reste pas moins une actrice très terre à terre et vive d’intelligence comme nous allons le découvrir bientôt grâce à une interview pour Entrapment accordée par toutes les vedettes, exclusivement pour le Liban, à L’Orient-Le Jour. De bons films en sélection officielle Dans Wonderland, Michael Winterbottom peint Londres comme il le perçoit : solitude, problèmes, démembrement des familles se mêlent à de merveilleuses images de la ville! Le film obtient un accueil critique favorable surtout pour ses acteurs, comédiens anglais pas encore très célèbres hors de Grande-Bretagne: Stuart Townsed, Molly Parker (canadienne), Shirley Henderson , Gina MacGee, Ian Hart et John Simm. Todo sobre mi madre (Tout sur ma mère) de Pedro Almodovar fait un tabac lors de sa projection officielle. On murmure qu’Almodovar n’a jamais fait mieux et on lui prédit aisément un prix. Le Proust retrouvé Quand Raoul Ruiz entame un projet, il ne fait pas les choses à moitié. On le sait, le style de Proust est très difficile à adapter au grand écran. Pari réussi donc pour Ruiz : sans être un chef-d’œuvre absolu, Le Temps retrouvé avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Beart, Vincent Perez et John Malkovitch réussit à être fidèle au roman et à intéresser plus qu’une simple adaptation. Gong Li, actrice adulée des habitués de la Croisette est là aussi pour montrer The Emperor and the Assassin, fruit encore une fois d’une collaboration avec Chen Kaige. Ce dernier est, avec Zhang Yimou, le realisateur avec lequel Li a le plus souvent travaillé. The Emperor and the Assassin a ravi le public qui y a reconnu la touche personnelle de Kaige dont on avait acclamé Adieu ma concubine ( Palme d’Or à Cannes). Et puis vient Atom Egoyan, réalisateur chouchou sur la Croisette vu que Exotica et The Sweet Hereafter ont tous deux obtenu des prix lors de leur passage à Cannes; et Egoyan lui-même est un habitué du fameux Grand Palais puisqu’il faisait partie du jury en 1996. Avec Felicia’s journey où il peint avec une facilité déconcertante la double vie d’un tueur en série, il signe un film intriguant, et qui a l’agréable particularité de ne tomber dans aucun cliché. Le film spectatulaire reste celui de Tim Robbins, Cradle will rock, restitution d’une polémique autour d’une pièce de Broadway dans les années 30 mixant des faits réels à la fiction. Susan Sarandon, Tim Robbins, Emily Watson, Vanessa Regrave, Joan Cusack, Hank Azaria et Cary Elwes se sont tous déplacés jusqu’à Cannes pour défendre les couleurs de ce film, qui non seulement confirme une maturité chez Tim Robbins en tant que réalisateur (il n’a fait que trois films), mais est également aussi bon que tous les Untouchables, Barton Fink ou autres Bullets over Manhattan et, à notre goût, mériterait bien la Palme. Et comme les bons réalisateurs se relaient, le lendemain de la présentation de Cradle, c’est Jim Jarmush qui débarque avec Forest Whitaker pour promouvoir son Ghost Dog, the Way of the Samurai, un film social, original, nouveau et à la limite de l’étrange. Festivaliers en fête En marge des films et de leurs présentations, les stars et leurs fans font la fête tous les soirs à Cannes jusqu’à des heures indues: difficile d’éviter la soirée de la chaîne MTV, des films Austin Powers (dont toute l’equipe est de passage sur le Croisette) et Felicia’s journey et surtout celle d’Unifrance qui fête cette année ses 50 ans. Aucun répit donc pour personne sauf ceux qui n’ont pas goût à l’amusement et croyez moi…ils se font rares!
Cannes, de Raya Abi-Rached Si, durant les premiers jours du Festival, les journalistes étaient déçus de ne voir que de mauvais films, la situation s’est bien améliorée depuis samedi dernier sur la Croisette, grâce notamment à des noms comme Winterbottom, Almodovar, Agoyan, Jarmush et Robbins dont les films répondent bien aux attentes du public. Cette année, c’est véritablement Catherine Zeta-Jones, la révélation du Festival de Cannes, star incontestée pour son glamour et sa beauté, qui est venue présenter aux côtés d’une légende nommée Sean Connery le Entrapment de Jon Amiel. Sublime, c’est le moins que l’on puisse dire de cette actrice galloise, révélée depuis sa prestation dans The Mask of Zorro. Mais elle n’en reste pas moins une actrice très terre à terre et vive d’intelligence comme nous allons...