Elie Saab, un nom, un label synonyme de haute couture libanaise. Ce styliste de 34 ans a déjà quinze ans de métier derrière lui. Très connu au départ dans les pays du Golfe, il s’est lancé il y a quelques années sur le marché occidental. Sans renier pour autant le style qui a fait son succès : des robes glamour aux mille scintillements… Ambiance feutrée, décor cossu, tableaux classiques dans de beaux cadres, arrangements de fleurs exotiques. La maison de couture «Elie Saab» correspond parfaitement à son style. Luxe et paillettes. Ici, nulle trace de vêtement sport. La clientèle «Elie Saab» se déplace de réceptions officielles en soirées de gala, de cocktails de grands mariages en bals internationaux. Parée de dentelles, de mousselines, de broderies, de perles, elle incarne la féminité suprême. «C’est la femme que les hommes aiment», dit le styliste vêtu pour sa part en noir, tee-shirt, veste et pantalon. Il s’insurge contre la mode minimaliste «informe et inesthétique qui gomme la grâce et l’allure». Sa muse ? «La trentaine élégante, classique, féminine jusqu’au bout des ongles». Habiller la gent féminine est en quelque sorte une vocation chez Elie Saab. «Enfant, je dessinais sans arrêt des robes de mariée, des tenues de princesse». À l’heure du choix professionnel, il n’a pas la moindre hésitation. Il suit des cours de stylisme-modélisme à la Chambre syndicale de couture de Paris, études qu’il n’achèvera pas cependant. De retour à Beyrouth, il y lance sa maison de couture. Ambitieux et déterminé, il sait clairement ce qu’il veut faire et où il veut arriver. En l’occurrence «à un niveau mondial». Il commence par se faire un nom, dans les pays de la région, avec ses robes de mariée en dentelle, tulle, crêpe, mousseline, toujours richement brodées. Il passe ensuite aux robes longues. Transparences vaporeuses, satin ou velours dévoré, dentelle, voile rehaussé de motifs peints à la main, strass, perles de verre, broderies… Elie Saab pare les femmes des plus beaux atours. Les adeptes de la mode puriste et sobre ne trouveront certainement pas leur bonheur dans ses collections. Qui offrent un savant équilibre entre coupe, qualité du tissu et détail ornemental. «Une robe du soir brodée requiert en moyenne quarante heures de travail», indique-t-il. Il a d’ailleurs à sa disposition une armée de couturières, petites mains, brodeuses dans son atelier de Beyrouth. Défilé à Rome Chacune de ses collections décline une soixantaine de modèles. «Tous portables. Je ne fais pas de pièces excentriques», souligne-t-il. Pas de tenues de scène non plus. «Cela ne m’inspire pas. J’étudie, par contre, une proposition pour les costumes d’un film à l’étranger». Mais parce qu’une femme de nos jours ne peut plus s’habiller 24 heures sur 24 en haute couture, Elie Saab s’est lancé récemment dans le prêt-à-porter de luxe. «De petites robes et tailleurs chic coupés dans de beaux tissus et confectionnés dans mon usine de Milan». Concrétisant le rêve de ses débuts, il a investi , il y a cinq ans déjà, les podiums de la haute couture italienne. «Je participe chaque année, à Rome, à la semaine de la mode organisée par la Chambre nationale de la mode italienne». Il vient d’ailleurs de présenter, à l’hôtel «Plaza» de Rome, sa dernière collection printemps-été 99. Un défilé très applaudi, à en juger par la bande-vidéo. Ce qui fait le succès d’Elie Saab, c’est le glamour de ses créations. «En Occident, il y a à nouveau une envie de féminité, d’ornements, de parures», indique-t-il . Ce qui semblait réservé aux Orientales attire aujourd’hui les Occidentales. «J’ai toujours des clientes Arabes, mais la clientèle européenne et américaine est en train de prendre le dessus ces dernières années. D’ailleurs, relève-t-il, la différence de goût vestimentaire entre Européennes et Orientales s’estompe». Il concède que son style a évolué. Il en a ôté toute surcharge, «en restant toutefois fidèle à une image sublimée de la femme». Qu’il transforme en enchanteresse…. Une collection printanière Une ligne inspirée du célèbre «Printemps» de Botticelli pour le dernier printemps-été du millénaire. Mousseline, organdi, tulle et transparences, soie peinte à la main… Draperies et broderies précieuses. Couleurs poudrées :gris argent, bois de rose, bleu azur, vert d’eau, beige rosé, turquoise pour une silhouette gracieuse et éthérée
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Elie Saab, un nom, un label synonyme de haute couture libanaise. Ce styliste de 34 ans a déjà quinze ans de métier derrière lui. Très connu au départ dans les pays du Golfe, il s’est lancé il y a quelques années sur le marché occidental. Sans renier pour autant le style qui a fait son succès : des robes glamour aux mille scintillements… Ambiance feutrée, décor cossu, tableaux classiques dans de beaux cadres, arrangements de fleurs exotiques. La maison de couture «Elie Saab» correspond parfaitement à son style. Luxe et paillettes. Ici, nulle trace de vêtement sport. La clientèle «Elie Saab» se déplace de réceptions officielles en soirées de gala, de cocktails de grands mariages en bals internationaux. Parée de dentelles, de mousselines, de broderies, de perles, elle incarne la féminité suprême. «C’est...