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Actualités - Conferences Internationales

L'Onu et le respect des droits de l'homme

Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a annoncé dimanche que l’Onu se mettait à la disposition des entreprises pour les aider à prendre en compte les droits de l’homme et l’environnement, mettant en garde dans le cas contraire contre un choc en retour de la mondialisation. S’adressant aux chefs d’entreprise et dirigeants politiques réunis au Forum économique mondial de Davos, M. Annan les a appelés «à adopter, soutenir et mettre en œuvre un ensemble de valeurs essentielles dans les domaines des droits de l’homme, du droit du travail et de l’environnement». Les agences spécialisées de l’Onu comme le Haut Commissariat aux droits de l’homme, l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) «se tiennent toutes prêtes à vous aider» à incorporer ces principes dans l’activité des entreprises, leur a dit M. Annan. Il a mentionné en particulier la liberté d’association, le droit aux négociations collectives, l’interdiction du travail des enfants, celle des discriminations fondées sur la race, les croyances ou le sexe et la sensibilisation à l’environnement. Cela «donnera un visage humain au marché mondial», a-t-il souligné. Le secrétaire général a prévenu que si les gens ne bénéficiaient pas de «certaines normes minimum», «l’économie mondiale sera fragile et vulnérable». La mondialisation s’exposera au «choc en retour de tous les “ismes” de notre monde de l’après-guerre froide: protectionnisme, populisme, nationalisme, chauvinisme ethnique, fanatisme et terrorisme». Kofi Annan a affirmé que si aucune mesure n’était prise rapidement le régime du commerce multilatéral serait menacé. Il a souligné que «des groupes d’intérêts exerçaient des pressions énormes» pour faire adopter des normes cntraignantes dans les accords commerciaux, dans une allusion aux exigences des syndicats et des défenseurs de l’environnement aux États-Unis. Les syndicats veulent obtenir des garanties contre la concurrence d’une main-d’œuvre bon marché et sans protection sociale des pays en développement. Quant aux défenseurs de l’environnement, ils veulent des normes de protection de la nature équivalente à celle prévalant aux États-Unis. Dans son discours sur l’état de l’Union, le président américain Bill Clinton s’était fait l’écho de ses préoccupations. «Ces préoccupations sont légitimes. Mais les restrictions au commerce et les obstacles aux investissements ne sont pas les meilleurs moyens d’y répondre», a estimé M. Annan.
Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a annoncé dimanche que l’Onu se mettait à la disposition des entreprises pour les aider à prendre en compte les droits de l’homme et l’environnement, mettant en garde dans le cas contraire contre un choc en retour de la mondialisation. S’adressant aux chefs d’entreprise et dirigeants politiques réunis au Forum économique mondial de Davos, M. Annan les a appelés «à adopter, soutenir et mettre en œuvre un ensemble de valeurs essentielles dans les domaines des droits de l’homme, du droit du travail et de l’environnement». Les agences spécialisées de l’Onu comme le Haut Commissariat aux droits de l’homme, l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) «se tiennent toutes prêtes à vous aider» à...